Koomeo, le nouveau système de gestion de traduction collaboratif

Par Lucie Lambert, étudiante M2 TSM

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Lancée à l’été 2017, la plate-forme Koomeo est un outil en ligne qui permet de concevoir, de gérer et de mener à bien toutes les étapes de projets de traduction multilingues. Depuis un même espace, les différents intervenants d’un projet collaborent en utilisant les outils de TAO mis à leur disposition.

La création de Koomeo répond à un besoin particulier, à savoir la traduction d’un site Web et d’une interface d’un éditeur de programmes de téléphonie. Après des échanges avec des traducteurs, la plate-forme est née : les développeurs ont ainsi créé un outil capable de répondre à leurs besoins en collaborant avec des traducteurs externes, tout en gérant la qualité du contenu très technique de façon interne.

L’accès à la plate-forme requiert un identifiant et un mot de passe. Pour plus de sécurité, les données importées et crées sont hébergées dans un data center en France : toutes les actions effectuées sont tracées et les projets sont sauvegardés.

Compte tenu de sa récence, l’outil n’a pas encore atteint tous les objectifs de ses développeurs : des fonctionnalités sont ajoutées fréquemment et les bugs sont traités dès leur signalement.

 

Pour qui ?

La plate-forme s’adresse à plusieurs types de personnes :

  • Les professionnels de la traduction pour contrôler l’avancement de leurs projets
  • Les chefs d’entreprises pour développer leurs activités à l’international
  • Les développeurs pour traduire leurs logiciels et interfaces
  • Les étudiants et les professeurs pour réaliser des exercices pratiques. Déjà trois universités françaises ont intégré Koomeo dans le cadre des cours de traduction.

 

Comment cela fonctionne-t-il ?

La collaboration est sans doute le principal atout de cet outil : les collaborateurs peuvent accéder depuis un même espace à tous leurs projets, qu’ils soient gestionnaires, traducteurs ou réviseurs, et surtout, peu importe où ils se trouvent, seule une connexion Internet suffit ! Les développeurs ont voulu créer un espace de travail agréable, grâce à ses couleurs, et propice à l’échange.

 

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Accueil du Workshop, avec la possibilité de changer de rôle grâce au menu déroulant.

 

Chaque membre de Koomeo a accès à son propre « Workshop », où il pourra prendre le rôle qu’il souhaite à travers les différents modes qui lui sont proposés. Le profil devra alors être agrémenté, entre autres, des langues de travail afin de faire connaître ses compétences linguistiques. Les différents modes ont pour but de faciliter la collaboration et chacun d’entre eux a des tâches et des droits spécifiques.

Depuis l’accueil, les membres ont accès à différents éléments tels qu’un calendrier, une messagerie ou encore un pense-bête. Tout est fait pour accéder à toutes les fonctionnalités en un seul clic.

 

1. Mode « Chef de projet »

Le mode « Chef de projet » donne le droit de créer et de gérer des projets multilingues.

Après avoir donné un nom, indiqué des langues de travail et une date de livraison, il faut rattacher au projet un document à traduire. Celui-ci peut être un fichier Word (.doc) ou un fichier sous-titre (.srt). La prise en charge des fichiers Excel, PowerPoint, PDF et Adobe Illustrator sera bientôt disponible. Grâce à un plug-in spécifique, Koomeo permet l’intégration des projets Visual Studio afin de contrôler plus facilement la gestion des langues des interfaces de logiciel.

Une fois ces informations indiquées, il est possible d’importer ou de créer une mémoire de traduction (au format .tmx) et des lexiques (au format .xls). Des données supplémentaires peuvent être ajoutées comme des commentaires ou des « tags », c’est-à-dire des mots-clés qui permettront de retrouver plus rapidement un projet.

Le document est alors segmenté et prêt à être utilisé. Le chef de projet doit ensuite assigner le projet aux collaborateurs compétents faisant partie de son cercle. Grâce aux langues définies dans le profil de chaque collaborateur, le chef de projet peut visualiser les compétences linguistiques de chacun.

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Le chef de projet assigne le travail à ses collaborateurs avec un simple glisser/déplacer.

 

Les collaborateurs qui ont été choisis pour effectuer le travail verront le projet apparaître directement dans leur Workshop.

Le chef de projet peut vérifier l’avancement des projets grâce à des conteneurs de progression qui lui indiquent, au moyen de couleurs et de pourcentages, les étapes en cours ou terminées.

 

 2. Mode « Traducteur »

Comme son nom l’indique, le mode « Traducteur » permet d’effectuer la traduction.

L’utilisateur a le choix entre plusieurs options d’affichage des segments, selon ses préférences. Une fois le segment source sélectionné, le segment cible s’affiche : il reste à taper la traduction et à appliquer le formatage voulu à partir de la zone de texte.

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Il est également possible d’ajouter des commentaires pour communiquer avec les autres intervenants du projet. Une fois la traduction du segment terminée, il faut l’enregistrer et passer au segment suivant.

Si une mémoire de traduction a été ajoutée, les correspondances sont automatiquement copiées dans les segments de la langue cible. De plus, il est possible de configurer le pourcentage de correspondance pour une propagation personnalisée. Depuis peu, la plate-forme alerte le traducteur lorsque celui-ci n’a pas utilisé la terminologie adaptée sur la base du lexique rattaché au projet.

Lors de la traduction, sont notamment accessibles un correcteur orthographique (disponible en 13 langues) et un outil de traduction automatique.

Une fois la traduction terminée, le traducteur peut relire sa traduction sans la segmentation grâce à un mode « lecture ».

 

3. Relecture

Avec le mode « Relecture », si le relecteur veut modifier la traduction initiale, il doit proposer une nouvelle version ; le suivi de modification sera disponible très prochainement, ce qui donnera la possibilité de repérer très facilement les modifications. Il a également accès aux mêmes outils que le traducteur. Il incombera ensuite au chef de projet de valider ou non les segments.

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Une fois la révision effectuée, le chef de projet peut valider le projet, puis l’exporter à son format source.

 

Conclusion

Compte tenu de sa récente création, il faut garder à l’esprit que l’outil est toujours en développement. Le but principal est, pour le moment, de le mettre au point.

Certains trouveront cet outil trop simpliste, mais c’est justement ce qui m’a plu. En tant qu’étudiante du Master TSM, dans lequel nous manipulons des outils à vocation similaire bien plus complexes, j’ai apprécié trouver un espace de travail plus épuré, sans fonctionnalités superflues qui viennent freiner le processus de travail et l’ergonomie de l’outil.

Je pense que la plate-forme peut être utile aux traducteurs indépendants qui n’ont jamais eu l’occasion de manipuler ce type d’outil et qui ne souhaitent pas se perdre dans des fonctionnalités dont ils n’auront jamais l’utilité. La plate-forme est synonyme de simplicité et de rapidité. De plus, Koomeo facilite la prise en main grâce à des vidéos dans lesquelles certaines étapes sont expliquées.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet outil, sachez que la création d’un Workshop est gratuite pour tout le corps enseignant, ainsi que pour les étudiants.

 

Je tiens à remercier l’équipe de Koomeo pour leur collaboration, en particulier M. Roca pour la présentation de son outil.

Toutes les captures d’écran sont la propriété de Koomeo, utilisées avec accord.

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Utiliser Twitter pour réseauter avant, pendant et après les conférences

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Article original en anglais Using Twitter for networking before, during and after conferences rédigé par Catherine Christaki (@LinguaGreca) et publié sur le blog https://linguagreca.com/blog/.

Traduction en français réalisée par Solenn Georget-Delannée, étudiante en M2, Master TSM à l’Université Lille3

La saison des conférences est de retour ! La période de septembre à novembre est chaque année la plus chargée en conférences et en événements professionnels : de formidables opportunités pour réseauter entre collègues et clients (potentiels).

Afin de tirer le meilleur des évènements auxquels vous avez prévu d’assister, je vous ai préparé quelques conseils pour utiliser Twitter et réseauter ainsi au mieux avant, pendant et après l’événement. J’utiliserai INBOUND 15 comme exemple, un événement qui se tient à Boston du 8 au 11 septembre et auquel je vais assister. Voici mon aide-mémoire :

Avant la conférence

  • Quelques mois avant la date de la conférence, trouvez le hashtag de l’événement. Consultez le compte Twitter de l’organisateur ou de l’événement (parfois le hashtag est indiqué dans la section du profil). Pour notre exemple le compte et le hashtag sont les suivants : @INBOUND et #INBOUND15. Si vous ne trouvez pas le hashtag de l’événement, cherchez sur Google (par exemple : hashtag INBOUND 2015°). Si cela ne fonctionne pas, posez la question à l’organisateur sur Twitter ou à vos abonnés (Quel est le hashtag pour INBOUND 2015 à Boston ?)
  • Utilisez le hashtag et le nom de l’événement sur Twitter et Google pour chercher un code promo si vous ne vous êtes pas encore inscrit à la conférence. Cela fonctionne quelques mois ou même quelques jours avant l’événement si vous avez manqué les tarifs de pré-inscription. En utilisant le mot clé « promo INBOUND15 » sur Twitter, voici l’un des nombreux tweets qui s’affichent :

 

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Vous allez à Boston pour la conférence #INBOUND15 de @hubspot’s ? Baissez le prix de votre entrée de 25 % avec le code promo CPO2015 » hubs.ly/H0115j10

 

Si vous utilisez un outil de gestion de vos réseaux sociaux comme Hootsuite pour voir vos actualités Twitter (listes des personnes que vous suivez, mots-clés et hashtags), ajoutez un flux avec le hashtag de la conférence afin de rester informé des dernières nouvelles. C’est de cette manière que j’ai découvert qu’il existait un événement spécial pour les Canadiens participant à INBOUND, ainsi que cette superbe initiative d’échange de souvenirs qui va aider les personnes plus réservées – comme moi – à réseauter avec les milliers de professionnels du marketing présents à la conférence de Boston.

Écrivez quelques tweets en rapport à la conférence, comme un billet de blog que vous avez lu ou écrit sur des sujets abordés pendant l’événement. Ou que pensez-vous d’un tweet drôle ? (Je me prépare pour #INBOUND15, tellement hâte d’apprendre et de réseauter avec d’autres experts du secteur marketing !) Écrivez ces tweets juste avant de prendre l’avion ou lorsque vous arrivez.

Écrivez un billet portant sur des conseils pour cette conférence spécifique ou pour la préparation d’événement en général et partagez-le avec vos abonné·e·s accompagné du hashtag de l’événement. Exemple : Ce billet que je vais partager aujourd’hui sur Twitter avec les hashtag #INBOUND15

 

  • Vérifiez les tweets dans le flux du hashtag afin de trouver des personnes que vous pourriez avoir envie de rencontrer à la conférence et entrez en contact avec eux via un tweet aimable. Exemple : @XXX j’ai lu avec plaisir votre dernier article sur LinkedIn à propos de [XYZ], j’apprécierais d’en discuter davantage avec vous à #INBOUND15. À bientôt à Boston ! OU

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Mon objectif à #Inbound15 est de rencontrer @Ikolo25 + Carly Sec en PERSONNE – meilleurs auteurs de blog qui me nourrissent intellectuellement et professionnellement twitter.com/Ikolo25/status…

Remarque : Éviter de prendre rendez-vous (heure et lieu) publiquement sur Twitter ; échangez plutôt des e-mails.

Lectures complémentaires : 4 manières simples de réseauter sur Twitter avant une conférence ou un événement (en anglais)

 

Pendant la conférence

  • Suivez le flux du hashtag constamment tout au long de l’événement. C’est ainsi que vous apprendrez les changements de planning (heures, salles, etc.), les événements secondaires passionnants (comme une rencontre Twitter sur place pendant l’événement), les rassemblements et fêtes organisés à l’improviste.
  • Suivez et répondez aux tweets qui mentionnent votre nom. Faites-le aussi rapidement que possible et non pas 24 heures plus tard quand quelqu’un vous pose une question, vous remercie pour un retweet ou essaie de vous trouver parmi la marée de participants.
  • À FAIRE : Live-tweeter ! C’est la meilleure utilisation de Twitter pendant les conférences. Il s’agit de ma méthode préférée pour prendre contact pour la première fois (puis, j’invite la personne à se connecter sur LinkedIn et ensuite, si j’ai une raison des les recontacter, une raison non commerciale, je leur envoie un e-mail). Live-tweeter est la meilleure manière de montrer que vous avez apprécié une présentation. Vous pouvez prendre des notes et les transformer plus tard en billets à propos de la conférence (voir l’exemple d’un billet que j’ai écrit en me basant sur mes tweets pendant #ITIConf13), mettre en ligne des photos (vous avec le badge de la conférence et autres petits gadgets que vous avez récupéré à l’événement, des captures d’écran de présentations avec vos commentaires, des questions que vous pourriez avoir à propos d’une séance ou de l’endroit où se situe la source de café la plus proche, et ainsi de suite).

Lisez cet excellent article avec des conseils pour live-tweeter pendant les événements (en anglais) (Google Doc) ou cet article, 10 conseils faciles pour live-tweeter lors d’événements (en anglais).

L’essentiel pour live-tweeter N’oubliez pas d’ajouter le hashtag de l’événement à chaque tweet. Si vous tweetez à propos d’une séance, ajoutez d’abord le hashtag puis le nom Twitter du présentateur puis votre commentaire et ensuite une photo (facultatif, mais recommandé).
Exemple : #INBOUND15 @présentateur : Twitter est un excellent moyen de réseauter pendant les conférences [lien photo]

Si vous débutez ce tweet avec le nom Twitter du présentateur, il aura le format d’une réponse. Cela signifie que seules les personnes vous suivant tous les deux pourront voir ce tweet. Cependant, si vous ajoutez le hashtag de l’événement, votre tweet sera visible par tous ceux qui cherchent et voient les tweets pour ce hashtag.

Si vous ne connaissez pas le nom Twitter du présentateur ou d’aucun autre participant, vous pouvez utiliser la recherche Twitter sur votre appareil mobile pour le trouver. N’oubliez pas d’apporter votre chargeur à l’événement, live-tweeter consomme beaucoup de batterie.

 

Après la conférence

  • Regardez sur LinkedIn les profils des personnes avec qui vous avez discuté sur Twitter pendant la conférence et ajoutez un tag (exemple facile : le hashtag de l’événement). Puis envoyez-leur des invitations personnalisées à se connecter avec vous (exemple facile : utilisez les tweets que vous avez échangés avec eux pendant l’événement). Cela met fin au stress d’après conférence où il faut trier toutes les cartes de visite amassées !
  • Utilisez votre live-tweet pour créer un album digital de l’événement, par exemple en utilisant un outil comme Storify, ainsi qu’une collection des points forts de la conférence, que vous pouvez partager avec votre communauté en ligne. Ou alors, suivez le flux du hashtag de l’événement, l’un des participants va créer un tel album et il inclura vos tweets, n’est-ce pas agréable ?
  • Utilisez votre live-tweet pour écrire des billets à propos de votre ressenti sur la conférence ou à propos de sujets spécifiques qui ont fait l’objet d’une discussion lors des présentations de la conférence auxquelles vous avez assisté. Après la publication de ces billets, n’oubliez pas de les partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag de l’événement.

Ce sont là quelques moyens d’utiliser Twitter en tant qu’outil de réseautage efficace pendant les conférences et les événements. Voulez-vous ajouter d’autres conseils qui vous ont aidés à tirer le meilleur parti d’un événement professionnel ?

Lectures complémentaires
La saison des conférences est de retour. (en anglais) N’ayez pas peur de Twitter. (en anglais)

 

 

À propos de l’auteure

4738669adb43c64d65aa80d50d3f9612 Catherine Christaki est traductrice anglais-grec à temps complet depuis 2001 et co-propriétaire depuis 2012 de Lingua Greca Translations, agence basée à Toronto. Elle est spécialisée dans les textes informatiques, médicaux et de techniques et adore écrire pour le blog Adventures in Technical Translation. Elle partage régulièrement ses acquis et ses connaissances sur les réseaux sociaux et l’utilisation d’un blog pour les traducteurs en donnant des interviews et en proposant des présentations lors de conférences. Contactez-la sur Twitter @LinguaGreca.

Google Translate vs DeepL : le duel

Par Marine Moreel, étudiante M2 TSM

 

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Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

 

Après des mois d’attente, le voici enfin arrivé : DeepL, l’outil qui veut révolutionner le monde de la traduction machine. C’est la société allemande DeepL Gmbh, à qui l’on doit également le célèbre dictionnaire multilingue Linguee, qui est à l’origine de ce nouveau service de traduction.

Un des slogans commerciaux de la société allemande est de dire que DeepL est trois fois plus performant que Google Translate. Voilà de quoi attiser ma curiosité, car soyons honnête, dans le classement des outils de traduction machine disponible gratuitement en ligne, Google Translate détient la première place du podium.

Alors, afin de me faire une opinion à son sujet, j’ai décidé de sélectionner quelques catégories d’erreurs souvent commises par les outils de traduction machine afin de voir ce que vaut réellement DeepL. Quoi de mieux alors que de le comparer avec Google Translate, son principal concurrent !

La comparaison portera sur la qualité linguistique des traductions, sur l’ergonomie des outils et sur leurs fonctionnalités. Pour cela, j’ai choisi des extraits de textes provenant du site du Plaza Hotel de New York et qui ont donc été rédigés en anglais.

 

La qualité linguistique des traductions

Avant de commencer la comparaison linguistique, il est important de rappeler que Google Translate, dont les traductions étaient générées sur la base de modèles statistiques, exploite depuis novembre 2016 les capacités de Google Neural Machine Translation pour 8 langues (pour et depuis l’anglais et le français, l’allemand, l’espagnol, le portugais, le chinois, le japonais, le coréen, et le turc). DeepL se base sur l’intelligence artificielle pour l’intégralité de ses langues.

 

La localisation

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localisation2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Que ce soit Google Translate ou DeepL, aucun ne localise ni les numéros de téléphone ni les devises. Concernant les heures, Google Translate en localise une sur deux en comparaison avec DeepL qui localise les deux. Enfin, en ce qui concerne les unités de mesure, Google Translate se contente de les traduire littéralement alors que DeepL comprend qu’il s’agit ici de mètres carrés, mais ne convertit pas la mesure (4500 sq. ft. équivaut à environ 418 m2) et laisse le « ft » dans le texte cible.

Google Translate : 0 – DeepL : 0

 

La typographie

typographietypographie2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Ni Google Translate ni DeepL ne respecte les règles typographiques de la langue française qui recommandent l’insertion d’une espace insécable avant certains signes de ponctuation tels que les deux-points et qui requiert l’utilisation des guillemets français à la place des guillemets anglais.

Google Translate : 0 – DeepL : 0

 

La cohérence

coherence1coherence2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Google Translate a traduit deux fois le terme « the Royal Suite » par « la suite royale », mais l’a laissé tel quel dans la dernière phrase, alors que DeepL l’a traduit à chaque fois. On a donc plus de cohérence du côté de DeepL. Toutefois, on notera que DeepL n’a pas gardé les majuscules présentes dans le texte source.

Google Translate : 0 – DeepL : 1

 

L’utilisation des termes en contexte

contexte1contexte2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Le terme « large families » a été traduit par « familles nombreuses » par Google Translate et DeepL. Certes, sans contexte, la traduction est correcte. Toutefois, rappelons que l’on parle d’une suite de 418 mètres carrée au Plaza Hotel, un des hôtels les plus huppés et luxueux de New York. Pour avoir le plaisir de résider dans cette suite, il faut débourser pas moins de 25 600 euros pour une nuit. Or, en français, le terme « famille nombreuse » n’a pas la même connotation qu’en anglais. Utiliser ce terme dans ce contexte n’est donc pas idéal. Le terme « grande famille » aurait sans doute été plus approprié.

Google translate : 0 – DeepL : 0

 

La traduction des mots empruntés à d’autres langues

 emprunts1emprunts2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Le terme « dressing », terme emprunté à la langue anglaise, a été traduit par « dressage » par Google Translate. Nul besoin de dire qu’à la lecture d’« espace de dressage », on imagine beaucoup de choses, mais pas un dressing. DeepL, quant à lui, a correctement rendu le sens en utilisant le terme « vestiaire », bien que « dressing » aurait très bien pu être gardé dans le texte cible. Les deux outils semblent avoir du mal avec les termes empruntés aux langues étrangères. On peut aussi noter que DeepL nous livre une bonne traduction de la phrase, alors que celle de Google Translate est moins naturelle.

Google Translate : 0 – DeepL : 1

 

La traduction littérale et le sens

sens1sens2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Nous pouvons voir ici que, dès qu’ils doivent traiter des phrases un peu complexes, Google Translate et DeepL ont recours à la traduction littérale qui, bien souvent, nous donne des traductions assez originales.

Par exemple, les deux outils ne réussissent pas à traduire la première phrase de façon naturelle. Pourtant, les deux traductions qui suivent et réalisées par un biotraducteur donnent tout de suite un côté plus naturel en français :

– La boutique d’Éloise est un endroit tellement amusant où l’on ne s’ennuie jamais.

– La boutique d’Éloise est un endroit tellement amusant et rempli de choses à faire.

Autre exemple, Google Translate n’hésite pas à nous « attraper sur le défilé » lors de nos « aventures (mis) » et DeepL parle de « clients qui dérapent » et de « salle de mode ». On se rend bien compte qu’il n’est pas possible d’utiliser ces traductions sans les avoir modifiées et améliorées, car on perd parfois le sens et on voit qu’il s’agit d’une traduction réalisée par une machine dès la première phrase.

Google translate : 0 – DeepL : 0

 

On peut également noter que, dans plusieurs exemples ci-dessus, DeepL n’hésite pas à supprimer de la traduction cible les parties de phrase qu’il ne parvient pas à traduire. Par exemple, « A palatial Royal Suite » devient « Une suite royale » et « for rawther fancy teas » devient « pour des thés ». Le choix d’omettre les parties difficiles à traduire a surement comme but de rendre la traduction plus fluide, mais elle la simplifie, ce qui pose problème. Toutes les parties d’un texte doivent être traduites, quel que soit leur niveau de difficulté, sinon la traduction n’est pas fidèle et elle se transforme en résumé simplifié.

 

L’ergonomie

L’interface de DeepL est très semblable à celle de Google Translate. L’aspect visuel est épuré et agréable : écriture sombre sur fond blanc, pas de publicité, reconnaissance automatique des langues, traduction instantanée ; tout est fait pour faciliter l’utilisation et donner envie de se servir de ces outils. Les textes sont bien découpés, la mise en page du texte source est respectée et les textes sources et cibles sont bien alignés. On peut toutefois noter que Google Translate nous envoie directement sur la page de traduction alors que DeepL nous propose soit de « Traduire » ou de « Rechercher » un terme dans Linguee.

Impossible de les départager sur ce point : Google Translate : 1 – DeepL : 1

 

Les fonctionnalités

Google Translate propose plus de 103 langues de travail ; DeepL n’en propose pour l’instant que 7. Les deux outils fournissent différentes propositions de traduction lorsque l’on clique sur un mot. Cette option est pratique lorsque l’on souhaite modifier la traduction, mais que de nouveaux termes ou de nouvelles tournures de phrases ne nous viennent pas à l’esprit. Google Translate et DeepL nous donnent également des exemples de phrases dans lesquelles le terme est employé.

La grande différence est le Translator Toolkit proposé par Google Translate et qui permet entre autres d’importer des textes de différents formats et de les traduire avec une mémoire de traduction et/ou un glossaire.  Les traductions peuvent également être partagées. On est tout de même bien loin de l’efficacité des outils de TAO payants comme SDL Trados Studio.

Enfin, on peut regretter que l’application mobile DeepL n’existe pas encore, mais elle ne devrait sans doute pas tarder à faire son apparition.

Google Translate : 1 – DeepL : 0

 

Verdict

Google Translate : 2/8 – DeepL : 3/8

 

Il est clair que DeepL présente certains aspects révolutionnaires. Quelques essais suffisent à se rendre compte qu’il produit des traductions plus naturelles que Google Translate. On peut d’ailleurs dire que, dans le classement des outils gratuits en ligne de traduction machine, il surpasse Google Translate.

Toutefois, cet outil nécessite d’être développé davantage et d’être amélioré sur certains points comme la localisation, la typographie ou la fluidité de ses traductions. Néanmoins, même s’il se révèle un outil puissant et utile pour les utilisateurs, professionnels ou non de la traduction, il est encore loin, à mon avis, de pouvoir surpasser un biotraducteur.

 

LinkedIn et les profils multilingues

Article original en anglais Multilingual profiles on LinkedIn rédigé par Catherine Christaki (@LinguaGreca) et publié le 19 juillet 2016 sur le blog The Savvy Newcomer :

Traduction en français réalisée par Quentin Pacinella, étudiant en M2, Master TSM à l’Université Lille3

 

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Lancé en 2003, LinkedIn est actuellement le troisième réseau social le plus répandu en termes de visiteurs uniques mensuels, juste derrière Facebook et Twitter. En tant que plus grand réseau professionnel en ligne du monde, la plateforme compte plus de 400 millions de membres répartis dans plus de 200 pays et territoires. Plus de la moitié des sociétés B2B trouvent leurs clients via la plateforme.

Une grande partie des membres de LinkedIn (67 % en avril 2014) se trouvent en-dehors des États-Unis et certains, y compris des linguistes et leurs clients (potentiels ou existants) maîtrisent plusieurs langues. LinkedIn offre à ses utilisateurs la possibilité de créer des profils supplémentaires dans d’autres langues.

C’est, selon moi, une bonne idée d’avoir des profils en deux langues (ou plus) quand on est traducteur ou interprète. Un profil multilingue peut mettre en avant vos compétences linguistiques et votre maîtrise de différentes langues. En plus, c’est un super atout pour le SEO. Les mots clés présents aussi bien dans votre profil original que dans votre profil traduit amélioreront votre présence sur l’Internet ainsi que votre classement dans les recherches (sur LinkedIn et dans des moteurs de recherche).

 

Configurer votre profil dans une seconde langue

Il est impossible de changer la langue de votre profil principal une fois que vous l’avez configuré, vous devez donc créer un profil secondaire dans une deuxième langue via le profil existant. Il vaut mieux éviter de créer un tout nouveau profil (avec une adresse e-mail différente). Avoir deux profils séparés ou plus peut semer la confusion chez les personnes qui vous cherchent.

Pour créer votre nouveau profil, connectez-vous à votre compte LinkedIn actuel puis cliquez sur Profil > Voir le profil en tant que > Créer un profil dans une autre langue. Ou, connectez-vous et cliquez ici.

Sélectionnez votre langue dans la liste déroulante. LinkedIn.com publie du contenu et fournit un service client dans les langues suivantes : anglais, allemand, arabe, chinois (simplifié), chinois (traditionnel), coréen, danois, espagnol, français, indonésien, italien, japonais, malais, néerlandais, norvégien, polonais, portugais, roumain, russe, suédois, tagalog, tchèque, thaï, et turc.
D’autres langues sont envisagées pour le futur (le grec n’était pas situé très haut dans la liste des priorités quand j’ai regardé en 2014, au cours d’une présentation de LinkedIn lors du Localization World à Dublin). Vous trouverez ici la liste des langues prises en charge par l’application mobile de LinkedIn.

Localisez votre nom et votre prénom, si nécessaire, puis traduisez votre résumé professionnel (en gardant à l’esprit les conseils habituels : servez-vous de l’espace et ne vous contentez pas d’indiquer « traducteur grec », essayez de mentionner un avantage dont le client pourrait bénéficier en travaillant avec vous).

Éditez votre nouveau profil. Traduisez ou rédigez dans la seconde langue en suivant l’ordre de priorité suivant : Le Résumé, l’énoncé et la description des emplois dans la section Expérience, les Conseils pour contacter. Ensuite, parcourez le reste des sections et traduisez au besoin. Tout ce que vous traduirez en plus dans votre profil secondaire sera du bonus, mais les trois sections que j’ai présentées sont importantes car elles constituent les parties les plus visibles de votre profil, celles que les clients potentiels regardent et utilisent pour décider si vous êtes la personne qu’il faut pour leur projet de traduction/d’interprétation.

 

Fonctionnement d’un profil LinkedIn multilingue

Les visiteurs verront votre profil dans la langue qui correspond à celle qui est utilisée pour naviguer sur le site. Par exemple, si une personne utilise l’interface allemande de la plateforme et si vous avez créé un profil en allemand, alors votre profil en allemand s’affichera par défaut. Si cette personne utilise le site dans une langue pour laquelle vous n’avez pas créé de profil secondaire, c’est votre profil principal qui s’affichera.

Chaque profil est indexé dans les moteurs de recherche et possède sa propre adresse URL, en d’autres termes, si votre profil principal est linkedin.com/in/votrenom, alors votre profil en français sera linkedin.com/in/votrenom/fr. Lorsqu’un utilisateur LinkedIn possède un profil multilingue, un bouton apparaît dans le coin supérieur droit du profil, Voir ce profil dans une autre langue, et lorsque vous cliquez dessus, un menu déroulant apparaît avec les langues disponibles.

 

Cela en vaut-il la peine ?

Selon moi, cela dépend de la localisation et de la langue du client. Je traduis de l’anglais vers le grec et presque tous mes clients parlent anglais. Même ceux qui se trouvent en Grèce ont des profils anglais. J’ai donc décidé qu’avoir un seul profil en anglais était suffisant pour le moment. Si vos clients parlent votre langue source plutôt que votre langue natale, ils auront bien plus de chances de vous trouver sur LinkedIn ou en ligne si vous avez un profil LinkedIn dans cette langue.

Si vous possédez un profil dans plus d’une langue, partagez votre expérience dans les commentaires ci-dessous. La configuration et la localisation ont-elles été faciles ? Votre profil a-t-il reçu de nombreuses vues et a-t-il conduit à des missions de traduction ou d’interprétation ?

Crédit de la photo d’en-tête : Pixabay
Image d’en-tête éditée avec Canva

 

4738669adb43c64d65aa80d50d3f9612À propos de Catherine Christaki (@LinguaGreca)

Catherine Christaki est traductrice anglais-grec en activité principale depuis 2001 et copropriétaire de Lingua Greca Translations (entreprise basée à Toronto) depuis 2012. Elle est spécialisée dans les textes médicaux, techniques et portant sur les technologies de l’information et adore écrire pour le blog « Adventures in Technical Translation ». Elle partage régulièrement son expérience et ses connaissances sur les réseaux sociaux et blogs dédiés aux traducteurs. Elle participe également à des interviews et à des conférences. Contactez-la sur Twitter @LinguaGreca.

 

Méfiez-vous de Google Translate

Article original en anglais Warning about Google Translate rédigé par Nikki Graham et publié sur le blog de l’auteur My Words for a Change.

Traduction en français réalisée par Emma Le Barazer, étudiante en M2, Master TSM à l’Université Lille3

 

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Je me retrouve souvent à réviser des textes rédigés en anglais par des locuteurs non natifs (le plus souvent par des Espagnols, car j’arrive à déchiffrer ce qu’ils essayaient de dire). La plupart du temps, j’apprécie cette activité car les sujets sont intéressants, la qualité de la langue n’est en général pas trop mauvaise, et cette tâche ne m’oblige pas trop à taper au clavier (et mes bras se reposent un peu, alors que je souffre depuis peu de troubles musculo-squelettiques).

Cette semaine, j’ai reçu deux projets de ce type, on ne peut plus différents. Le premier texte, plus long, était assez simple, mais le second comportait de longs passages dont je n’arrivais tout simplement pas à démêler le sens. Je me suis échinée à le réviser, puis je l’ai renvoyé à l’agence avec des commentaires pour demander des éclaircissements sur certains points, et de nombreuses phrases surlignées, car elles étaient non seulement incorrectes d’un point de vue grammatical, mais aussi quasi incompréhensibles.

« Des phrases grammaticalement incorrectes et quasi incompréhensibles »

Je dois être trop naïve, car l’agence a tout de suite soupçonné que quelque chose clochait. J’imaginais que le rédacteur avait simplement surestimé ses compétences en langue étrangère. Comme certaines parties du texte ne contenaient pas d’erreurs de grammaire et étaient plutôt bien rédigées, j’avais même pensé que le texte avait été rédigé par deux auteurs, pour un résultat très hétérogène. Le chef de projet, en revanche, a contacté le client final et découvert qu’il existait une version en espagnol, qu’il a ensuite passé dans Google Translate pour obtenir un résultat identique au texte qui m’avait été envoyé.

De toute évidence, le client avait espéré faire des économies en faisant faire une traduction au prix d’une révision. Malheureusement pour lui, ce procédé a eu l’effet inverse, puisque le client a dû payer pour le temps que j’ai passé en révision (même s’il m’a été impossible de livrer un produit fini et prêt à être publié étant donné la qualité déplorable du texte original), et pour une traduction.

« Le sens était parfois totalement déformé »

Cela étant dit, ce qui m’a le plus surpris dans cette histoire, ce n’est pas que le client ait essayé de s’en sortir par un tour de passe-passe (de nos jours, c’est très prévisible). Comme je l’ai mentionné, certaines parties du texte traduit avec Google Translate ne contenaient pas ou peu d’erreurs, ce qui me semblait indiquer que l’outil n’est finalement pas si mauvais, malgré ses défauts les plus criants. Mais après analyse des textes sources et cibles, il s’est avéré que ces phrases, bien que correctes, n’avaient pas tout à fait le même sens qu’en espagnol, voire que le sens avait été totalement déformé.

« Restez prudents avec les outils gratuits tels que Google Translate »

La leçon à retenir, surtout si vous êtes client, c’est de rester prudent avec les outils gratuits tels que Google Translate. Ils sont (parfois) très utiles pour se faire une idée générale d’un texte que vous ne comprenez pas, et j’y ai moi-même recouru pour des langues que je ne maîtrise pas. Mais on ne peut pas les utiliser pour des traductions professionnelles. Si vous souhaitez rendre votre texte dans une autre langue, vous n’aurez pas d’autre choix que d’engager un traducteur pour vous livrer une bonne traduction. Et oui, ça vous coûtera plus cher qu’une simple révision, bien plus cher, même. Mais, à condition de faire appel à un traducteur qui sait ce qu’il fait, le résultat en vaudra la chandelle.

 

Ce billet a initialement été publié sur un blog de Nikki Graham le 14/11/2013.

 

 

Maîtriser la traduction automatique

Par Margaux Morin, étudiante M1 TSM

TA

On l’a tous déjà croisée quelque part, cette traduction ratée, fruit de la traduction automatique. Il s’agit malheureusement des traductions que l’on retient le mieux. Dans sa « Critique des logiciels de traduction automatique », le site @-DICTAM Traductions nous fournit même des exemples qui peuvent prêter à rire (d’autres exemples étant disponibles sur le lien) :

  • Dans un aéroport de Copenhague : nous prenons vos sacs et les envoyons dans toutes les directions.
  • Dans le lobby d’un hôtel de Bucarest : L’ascenseur sera en réparation le prochain jour. Pendant ce temps, nous regrettons que vous soyez insupportables.
  • Chez un nettoyeur de Bangkok : Laissez tomber vos pantalons ici pour de meilleurs résultats.

Voilà pourquoi il faut des traducteurs humains pour éviter ce genre de situation qui font perdre aux entreprises toute crédibilité. La traduction effectuée par un traducteur professionnel est pour certains optionnelle et contraignante par rapport à un moteur de traduction automatique, qui aurait l’avantage de leur faire gagner du temps et de l’argent. Or, ce n’est pas toujours vrai ! On a d’ailleurs eu l’occasion de voir dans le billet d’Audrey les conséquences dramatiques qu’une mauvaise traduction peut engendrer.

 

Mais d’abord, la traduction automatique, qu’est-ce que c’est ?

Comme nous l’indique le site de SDL Trados, la traduction automatique est une traduction effectuée par ordinateur, sans intervention humaine.

À cela s’ajoute le fait qu’il existe 2 types de traducteurs automatiques : soit le moteur utilise les règles de grammaire et de conjugaison par le biais de dictionnaires, soit il utilise un système de probabilité notamment pour déterminer les expressions les plus utilisées pour toutes les paires de langues, cette fois-ci par le biais de corpus et de bases de données gigantesques. Sans parler de la traduction basée sur des algorithmes neuronaux qui mériterait à elle seule son billet !

Or, en règle générale, lorsque l’on pense « traduction automatique », on pense Google traduction voire même Babylon ou Reverso. Ils sont pourtant loin d’être les meilleurs outils en la matière, puisqu’ils sont incapables de s’adapter à la traduction selon les domaines et/ou d’évoluer en fonction de ces derniers et ne différencient donc pas les subtilités liées à la technicité du texte source. On s’aperçoit rapidement que le résultat provient de la traduction automatique, ce qui n’est pas bon pour la réputation de l’entreprise. De plus, contrairement à d’autres moteurs de traduction automatique, ils ne s’améliorent pas au fur et à mesure de leur utilisation. Pourtant, il existe une multitude de moteurs de traduction automatique bien plus efficaces ! Laissez-moi vous en présenter quelques-uns :

SYSTRAN

SYSTRAN est un traducteur automatique plutôt intéressant puisqu’il s’agit du leader mondial en matière de traduction automatique. Il met d’ailleurs à disposition des versions pour particuliers et pour professionnels. À noter que ce traducteur automatique est compatible avec plusieurs types de fichiers dont le format PDF. La version Professional permet même d’ajuster des paramètres quant au processus de traduction, en permettant par exemple de choisir de traduire « you » par « tu » ou par « vous » ou bien de traduire vers l’anglais britannique ou l’anglais américain. Une version en ligne gratuite est également disponible avec traduction dans 15 langues.

VERTO

VERTO est un traducteur automatique développé par Lingua Custodia, spécialisé dans le domaine bancaire et financier. Il est capable de s’adapter en fonction de la terminologie, des traductions précédemment effectuées qu’on lui confie et des différents clients. Il s’agit donc d’un moteur de traduction personnalisable.

PROMT Translator

PROMT Translator est également un traducteur automatique disponible gratuitement en ligne mais en plus de traduire dans 14 langues, on peut définir le domaine de la traduction afin de l’orienter sur la bonne voie. On retrouve par exemple les domaines « cuisine », « sciences humaines » et même « chansons » pour les traductions de paroles de chanson ou de genres musicaux. On peut même insérer nos propres thématiques ou laisser le moteur de traduction automatique détecter lui-même le domaine de traduction du texte source. Il fonctionne via des algorithmes intelligents et son contenu est constamment actualisé. D’autres versions (payantes) pour utilisateurs à domicile ou entreprises ou encore pour développeurs existent également, et pas uniquement sous Windows !

 

D’ordinaire, ces moteurs de traduction automatique ne sont pas connus du grand public. La meilleure solution pour le traducteur reste donc d’apprendre à utiliser et donc à maîtriser ces outils. Il ne faut certainement pas les fuir, mais évoluer avec eux, ce qui implique également de se tenir informé en matière de traducteurs automatiques, étant donné qu’ils représentent sans aucun doute l’avenir du monde de la traduction. Il est par conséquent indispensable de se familiariser avec la post-édition (activité qui consiste à repasser derrière un texte prétraduit automatiquement pour le rendre humainement intelligible, voir le site Traduire revues.org) ainsi que les différents types de post-édition (tels que recensés sur le site Traduire revues.org).

La meilleure option pour le traducteur 2.0 sera de travailler main dans la main avec la machine. Cela implique donc de se former dès maintenant à l’utilisation de traducteurs automatiques spécialisés ainsi qu’à la post-édition. Cette dernière lui offrira un meilleur rendement et par conséquent une meilleure productivité qui lui permettra de traduire plus en termes de quantité (sans pour autant avoir un impact négatif sur la qualité) en moins de temps (et le temps, c’est de l’argent !). À l’heure actuelle, certaines agences de traduction commencent d’ores et déjà à former leurs traducteurs dans ce domaine et ce dans le but de rester compétitives dans l’ère du temps.

Néanmoins il ne faut pas oublier que la post-édition reste limitée dans certains domaines comme la transcréation (la traduction des titres de films notamment, qui fonctionne au cas par cas comme nous l’explique Youssef dans son billet Le juste titre). La traduction automatique n’est donc pas prête de nous remplacer !

 

Sources :

« Critique des logiciels de traduction automatique »  sur le site officiel de @-DICTAM Traductions : http://www.a-dictam.com/fr/critiques-des-traductions.htm#plus (page consultée le 27 mai 2017).

Pour tout savoir sur la post-édition :

Traduire revues [En ligne] https://traduire.revues.org/460 (page consultée le 20 juin 2017).

Article de sens-public.org [En ligne] « Le fantasme de la traduction automatique : esquisse d’un imaginaire frelaté »  http://www.sens-public.org/article1152.html (page consultée le 1er juillet 2017).

Article sur PROMT sur leur site officiel : http://www.promt.fr/media/news/58833/ (page consultée le 1er juillet 2017).

Pour tout savoir sur SYSTRAN : http://www.mysoft.fr/produit/systran_traduction_automatique.htm (page consultée le 1er juillet 2017).

Site officiel de Lingua Custodia : http://www.linguacustodia.finance/fr/accueil/ (page consultée le 1er juillet 2017).

Site officiel de SYSTRAN : http://www.systran.fr/lp/traduction-en-ligne/ (page consultée le 1er juillet 2017).

Site officiel de SDL Trados Studio avec la définition de traduction automatique : http://www.sdltrados.com/fr/solutions/machine-translation/ (page consultée le 1er juillet 2017).

PROMT Translator : http://www.online-translator.com/ (page consultée le 30 juin 2017).

 

Quizlet, ou l’outil parfait pour un étudiant en traduction

Par Marine Moreel, étudiante M1 TSM

Quizlet1

Toute personne qui essaie d’apprendre une langue étrangère sait à quel point la connaissance du vocabulaire est cruciale. Elle l’est encore plus pour un étudiant en traduction qui sait qu’un mot ne peut pas être traduit par n’importe quel autre.

Alors, si je vous demandais quel outil serait parfait pour vous aider à apprendre vos listes de vocabulaire, vous me répondriez sûrement  « celui qui les apprendra à ma place ». Eh bien, figurez-vous que j’ai l’outil qu’il vous faut. Cet outil, c’est Quizlet.

 

Qu’est-ce que Quizlet ?

Quizlet est un site Internet créé par Andrew Sutherland en octobre 2005 et mis en ligne en janvier 2007. Il permet d’apprendre son vocabulaire de façon ludique, innovante et extrêmement efficace.

J’ai découvert ce site en 2013 alors que j’étais étudiante en 1re année de Traduction et d’Interprétation. J’avais des listes interminables de vocabulaire à apprendre et j’avais besoin de quelqu’un pour m’aider à vérifier mes connaissances. Vous pourriez me dire que j’aurais pu tout simplement demander à un proche ou à un ami de m’interroger. C’est vrai, mais il vous faut alors une personne ayant beaucoup de temps à vous consacrer. En plus, si vous avez choisi le russe, comme c’est mon cas, ou une autre langue qui n’utilise pas l’alphabet latin, les choses deviennent tout de suite plus compliquées.

J’ai donc effectué quelques recherches sur Internet et je suis tombée sur ce site, un outil magique qui ne me quitte plus depuis des années et qui m’a sauvé la mise à de nombreuses reprises.

Comment ça fonctionne ?

  1. Vous vous inscrivez avec une adresse e-mail, Facebook ou Google. Toutes les fonctionnalités présentées ci-dessous sont accessibles grâce à un compte gratuit.
  2. Vous vous connectez et arrivez sur cette page. Il s’agit de la page d’accueil dont je vais vous expliquer les fonctionnalités.

Quizlet2

Commençons par la colonne de gauche, de haut en bas :

  • Activité récente : Vous y trouverez les dernières listes que vous avez créées ou étudiées.
  • Vos listes : Comme indiqué, vous y trouverez toutes vos listes de vocabulaire.
  • Paramètres : Pas besoin d’explications.
  • Vos classes :

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Voici une des fonctionnalités intéressantes de Quizlet. Cette partie est normalement « réservée » aux enseignants. Elle leur permet de mettre en ligne et de partager des listes de vocabulaire avec leurs élèves. Vous aurez tous deviné que je ne suis pas enseignante, mais, durant ma licence, j’ai dû apprendre par cœur deux livres de vocabulaire en anglais. J’ai donc créé des listes et les ai placées dans une « classe » que j’ai ouverte pour en faire profiter mes ami(e)s. C’est ça aussi Quizlet, une entraide.

  • Vos dossiers :

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Vous pouvez classer vos listes dans des dossiers. Comme vous pouvez le voir, je les ai organisées par matière, par langue ou par année. Un dossier peut contenir plusieurs listes et vous pouvez donc étudier plusieurs listes en même temps, ce qui est pratique lorsque vous souhaitez revoir tout votre vocabulaire en une fois.

Continuons avec le bandeau bleu du haut :

  • Recherche :

Quizlet5

Cette fonction permet de rechercher, dans toutes les listes et classes « ouvertes » du site, une liste ou une classe qui pourrait vous intéresser. En tapant, par exemple, English idioms in use, vous trouverez toutes les listes vous permettant d’apprendre les idioms et vous retrouverez ma classe en 2e place. Vous pouvez également rechercher des utilisateurs.

  • Créer :

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C’est sûrement la fonction la plus importante de Quizlet. Elle vous permet, bien sûr, de créer une liste.

La fenêtre de création se divise en deux colonnes, une pour chaque langue. Vous tapez le mot source et sa traduction ou vous pouvez aussi les enregistrer grâce à l’icône du micro à droite. C’est une fonction très intéressante pour faire travailler sa mémoire auditive. Il est également possible d’ajouter une image si cela vous intéresse.

Vous pouvez également importer des listes. Cette fonction est très pratique si vous avez des listes sur ordinateur et que vous ne voulez pas retaper chaque mot et sa traduction dans les colonnes.

Vous pouvez gérer la confidentialité de vos listes en permettant ou non à tous les utilisateurs du site de les voir, de les utiliser et de les modifier.

Pourquoi ce site est-il si efficace ?

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Une fois votre liste créée, vous pouvez l’apprendre grâce aux fonctions Etudier ou Jouer. J’ai l’habitude d’utiliser l’option Apprendre, la plus efficace selon moi.

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Après avoir sélectionné cette fonction, une fenêtre s’ouvre et vous demande alors la traduction du mot qui apparaît (1). Si vous écrivez la bonne traduction, le mot apparaît dans la catégorie « Correct » (2), mais si vous vous trompez, il apparaîtra dans celle « Incorrecte » (3). Si vous faites une faute de frappe lors de l’écriture d’un mot et que vous confirmez celui-ci sans vous en rendre compte, vous pouvez appuyer sur l’option Corriger : j’avais raison et votre mot apparaîtra comme » correct ». Les mots se suivent jusqu’à ce que vous ayez eu une tentative pour chaque mot. La série 1 s’achève alors et une fenêtre s’ouvre dans laquelle vous pouvez voir votre score, ainsi qu’un récapitulatif de vos fautes (4). Puis, vous pouvez lancer la série 2. Quizlet vous redemande la traduction des mots de la catégorie « Incorrect » et le même processus recommence.

Il y a autant de séries que nécessaire pour que tous les mots soient appris. Une fois l’apprentissage terminé, les mots sont classés dans les catégories « Souvent manqués », « Parfois manqués », « Rarement manqués » et « Aucune erreur» en fonction du nombre de séries qu’il vous a fallu pour les apprendre. Vous pouvez étudier chaque catégorie individuellement. Comme il y a toujours quelques mots qui, pour une raison ou pour une autre, sont plus compliqués à retenir, c’est très pratique. Grâce à Quizlet, vous allez connaitre tout votre vocabulaire sur le bout des doigts.

J’ai beaucoup utilisé Quizlet cette année, en Master 1 TSM, pour me préparer à tous mes examens de traduction et d’interprétation, que ce soit mes examens en anglais ou en russe. La traduction spécialisée étant pointilleuse, je ne pouvais pas me permettre de confondre un mot avec un autre ou d’utiliser un « synonyme ».

Quizlet Plus ! : La version premium de Quizlet

Elle permet un « apprentissage à long terme ». Cette fonction vous fait étudier chaque jour des petites séries de mots (environ 10 termes par série). Vous devez « marquer » les mots que vous savez et ceux que vous ne savez pas encore. Le jour suivant, vous réviserez ceux que vous avez manqués et apprendrez quelques nouveaux termes.

Cette méthode de mémorisation est très bien pour un apprentissage à long terme, c’est-à-dire quand vous avez le temps d’apprendre votre vocabulaire. Par contre, je ne trouve pas que cette méthode soit idéale pour préparer un examen, à moins de s’y prendre des semaines, voire des mois à l’avance, ce qui n’est pas possible à l’université. En effet, apprendre une liste de 200 termes me prendrait des semaines avec l’apprentissage à long terme alors que cela me prend entre trois et quatre jours avec la fonctionnalité gratuite Apprendre. C’est donc à vous de voir en fonction de vos besoins et de vos désirs si vous voulez investir dans une version premium (pour info : 19,99 €/an). Pour ma part, après avoir essayé pendant plusieurs mois, je trouve que la version gratuite est largement suffisante.

En conclusion, j’ai décidé d’écrire ce billet, car Quizlet n’est pas encore un outil très connu dans le milieu universitaire français et je trouve cela vraiment dommage. C’est un outil indispensable dans l’apprentissage d’une langue et du vocabulaire. Que vous soyez étudiant en langues, en traduction ou en interprétation, traducteur ou interprète ou enseignant en milieu linguistique, cet outil est fait pour vous. Essayez-le, vous ne serez pas déçus.

 

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Un grand merci à Quizlet pour m’avoir autorisée à publier sur ce blog des captures d’écran de leur site.