Éléments clés pour un blog de traduction à succès

Article original en espagnol Ideas clave para tener éxito con un blog de traducción publié par Olga Jeno sur son blog.

Traduction française de Romain Woch étudiant en M1 TSM à l’Université de Lille.

 

Le 4 avril 2017, j’ai eu l’opportunité et l’immense joie d’être interviewée par Gabriel Cabrera pour les #HangoutsTrágona. Le sujet principal de cet entretien portait sur les blogs de traduction : l’expérience de 20 000 langues.

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Eh bien, aujourd’hui je vais vous présenter un petit résumé comportant plusieurs éléments clés que vous pouvez suivre afin d’apporter les ingrédients nécessaires à votre blog pour qu’il soit réussi. À vos notes !

  • Un traducteur doit savoir s’adapter à toute situation : tirer profit des nouveautés, des nouvelles technologies et des nouveaux réseaux sociaux. Il faut avoir plusieurs cordes à son arc. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 3 : 40 min].
  • Les sujets les plus porteurs pour un blog de traduction : les ressources et les articles récapitulatifs. Pourquoi ? Parce que nous aimons tous suivre un certain ordre et disposer d’outils pour nous aider dans notre travail. Dès lors, quoi de mieux que d’inclure tous ces ingrédients dans un article récapitulatif de qualité ? [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 12 : 40 min].
  • Un blog peut être une source de revenus : à condition qu’il s’agisse de l’approche qui sera adoptée dès le départ, car de nos jours, se faire connaître sur le web est primordial. De plus, il existe un certain nombre d’avantages qui s’obtiennent avec une bonne visibilité en ligne. Votre blog est votre carte de visite personnalisable. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 11 : 44 min].
  • Il faut 3 ingrédients magiques pour réussir un blog de traduction : il s’agit de patience ou encore d’avoir la motivation nécessaire pour gérer un blog. La persévérance est un autre aspect très important puisque faire le premier pas en créant un blog est relativement simple mais le plus compliqué est de rester à la page. Enfin, je voudrais souligner le bon choix du sujet à développer : pour ce faire, nous devons analyser le marché. Aucun blog ne peut fonctionner sans ces piliers. La plus grande récompense pour un blogueur réside dans la volonté des internautes de lire son blog et de l’apprentissage qu’ils tirent de son contenu. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 16 : 25 min et 38 : 48 min].
  • Comment éviter que votre blog n’ait une mauvaise image : mettez un point d’honneur à la rédaction et à l’orthographe. Nous sommes humains et il n’est pas rare de faire des erreurs, mais nous devons être capables de les corriger et d’apprendre de ceux qui en savent davantage que nous (parce que nous trouverons toujours quelqu’un qui en sait plus que nous). Par ailleurs, nous devons éviter de toujours écrire sur le même sujet. S’il existe déjà un article qui traite un certain thème, il n’a pas d’intérêt à le reprendre pour simplement reformuler les mêmes idées. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 18 :06 min].
  • Si nous sommes intéressés par la création d’un blog spécialisé, nous devrions considérer : analyser le marché pour découvrir ce qui n’a pas encore été exploré et cesser de rédiger les mêmes choses, pour cela il y a d’autres blogs qui se sont déjà forgés une position dans le réseau. Vous devez élaborer des stratégies et vous adapter au public que vous souhaitez atteindre. Gardons à l’esprit que nous devrions essayer d’apporter quelque chose de nouveau. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 24 :15 min].
  • Se pourrait-il que le marché des blogs de traduction soit saturé ? Comment reconnaître les blogs de qualité ? Il est conseillé d’analyser les sources consultées et la fréquence des publications. Il y a de nombreux blogs de traduction qui ont été lancés avec les meilleures intentions du monde et qui ont été abandonnés par manque de temps ou pour d’autres raisons. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 28 : 04 min et 30 :40 min].
  • Comment gérer les commentaires des articles : n’oubliez pas de répondre aux commentaires car c’est un moyen de se rapprocher de vos lecteurs et de montrer l’intérêt que vous leur portez. Nous aimons créer ce lien avec nos lecteurs en laissant une conclusion ouverte pour qu’ils puissent profiter de cette ouverture et ainsi donner leur avis. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 35 : 43 min et 45 : 12 min].
  • Comment exploiter les réseaux sociaux pour attirer plus de lecteurs : analysez les statistiques de vos articles pour découvrir quel réseau social vous donne le plus de visibilité. Lorsque vous aurez tout mis au clair, vous devrez adopter une stratégie qui vous apportera davantage de lecteurs et une meilleure visibilité. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 48 : 45 min].
  • Que faire si après quelques mois nous manquions parfois de temps pour écrire de nouveaux articles : dépoussiérer d’anciens articles, préparer une nouvelle introduction, les présenter d’une manière différente pour créer l’intérêt des lecteurs, mettre en place une nouvelle en-tête, etc. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 50 : 07 min].
  • Comment répondre aux commentaires négatifs des lecteurs : pour commencer, il est important de garder à l’esprit que nous sommes tous humains et que nous pouvons nous tromper. Il faut savoir comment corriger l’éventuelle erreur et essayer d’en tirer des leçons pour ne pas retomber dans le piège. Si vous recevez un commentaire négatif, vous devez savoir comment répondre correctement au lecteur afin de ne pas le décourager de continuer à vous lire et d’éviter (au passage) une mauvaise publicité. Gardez la tête haute car les mauvais commentaires apparaissent toujours aux moments les plus inattendus. Il faut savoir comment tirer profit des obstacles qui se trouvent sur votre route et aller de l’avant. Par ailleurs, avoir reçu un mauvais commentaire signifie que votre blog est lu et c’est exactement ce que nous voulons : être lus. [Pour plus de détails vous pouvez vous reporter à la vidéo, 59 : 00 min].

 

La plus grande récompense pour un blogueur réside dans la volonté des internautes de lire son blog et de l’apprentissage qu’ils tirent de son contenu.

Je vous laisse jeter un œil à la vidéo complète pour ne rien manquer et profiter de son contenu :

 

 

 

 

Bon courage à tous ceux qui souhaitent avoir un blog de traduction ! Si vous êtes sur le point d’en commencer un, n’oubliez pas vous devez le chérir et tout en y prenant du plaisir. Allez, lancez-vous !

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Comment choisir vos domaines de spécialité ?

 

Article original en anglais Choosing your translation specializations rédigé par Corinne McKay, traductrice américaine du français vers l’anglais.

Traduction en français réalisée par Alvina Veillon, étudiante en M1, Master TSM à l’Université de Lille

 

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Il y a environ 11 ans, j’ai passé mon premier entretien avec une agence de traduction. La première question de la gestionnaire de projet, « quelles sont vos langues de travail ? », était une question à laquelle je m’attendais. Sa deuxième question, en revanche, m’a vraiment prise au dépourvu : « quels sont vos domaines de spécialisation ? ». Des domaines de spécialisation ? Parler une autre langue n’est-il pas suffisant ? Eh bien, il s’avère qu’avoir simplement des compétences linguistiques ne suffit pas pour réussir une carrière de traducteur. Voici quelques conseils pour identifier des domaines de traduction et savoir dans lesquels se spécialiser.

Premièrement, voici un conseil du traducteur vétéran Jill Sommer (en anglais) : choisissez un domaine dans lequel vous aimez faire des recherches. Vous allez beaucoup vous documenter sur votre domaine de spécialisation ; soyez donc sûr qu’il vous intéresse. Assurez-vous également que la spécialité que vous ciblez vous permettra d’avoir assez de travail pour que votre activité soit viable. Beaucoup débutent en se concentrant sur leurs centres d’intérêt : le tissage, la lutherie, etc. Il y a sans doute du travail dans ces domaines, mais probablement pas assez pour travailler à temps plein, ou pas assez bien rémunéré. Si vous souhaitez travailler avec des clients directs, il y a du travail dans à peu près tous les domaines imaginables. Si vous souhaitez travailler avec des agences, il vous faut vraiment cibler un de leurs principaux secteurs : la finance, le médical, le juridique, le pharmaceutique, l’informatique, les brevets, etc. Il peut aussi vous être utile d’identifier vos « domaines de non-spécialisation », c’est-à-dire les domaines dans lesquels vous ne voulez surtout pas traduire.

J’ai l’impression que dans certains domaines, il y a un nombre croissant de traducteurs qui ont une expérience professionnelle significative dans le secteur de leur spécialité. Aux États-Unis, par exemple, je rencontre de plus en plus d’avocats qui, détestant l’exercice de leur profession ou n’arrivant pas à trouver un emploi épanouissant, se sont tournés vers la traduction, qui s’est présentée comme une alternative. Dans le cas des textes médicaux complexes, il vous faut des connaissances solides en médecine pour produire une bonne traduction. Toutefois, de nombreux traducteurs sont autodidactes dans leurs domaines de spécialisation : ils choisissent un domaine qui leur semble intéressant, commencent avec des textes qui ne sont pas très techniques, puis apprennent au fur et à mesure.

Dans un sens, il est aussi dans votre intérêt de vous diriger là où c’est plus rémunérateur. Je dis à tous mes étudiants en traduction qu’il y a quelque part un juste milieu entre ce que vous voulez traduire et ce pour quoi les clients sont prêts à mettre le prix. Si vous êtes amateur d’art, traduire pour des musées qui prêtent et empruntent des œuvres à l’international peut s’avérer être une niche rémunératrice. Si vous êtes passionné de tissage, vous pouvez peut-être travailler pour des compagnies de textile qui veulent exporter leurs produits. D’un côté, il est judicieux de se focaliser sur un secteur (juridique, pharmaceutique) dans lequel les clients ont besoin de traductions pour leurs affaires. Mais d’un autre côté, il est intéressant de se concentrer sur une industrie (communication d’entreprise, hôtellerie) dans laquelle les clients espèrent qu’une très bonne traduction contribuera au succès de leurs affaires.

Enfin, si vous désirez travailler avec des clients directs, n’ayez pas peur des marchés de niche. Comme vous le dira Karen Tkaczyk, traductrice du français vers l’anglais spécialisée en chimie (en anglais), tout ce dont vous avez besoin est assez de travail pour une seule personne ! J’ai rencontré des traducteurs spécialisés dans l’équitation, la philatélie, la pêche, ou encore le recyclage, et qui s’en sortent très bien. Et si vous voulez approfondir vos connaissances dans votre domaine de spécialisation, une plateforme de MOOC telle que Coursera peut être une bonne piste pour commencer. Vous pouvez en savoir plus sur mon expérience d’un cours d’épidémiologie sur Coursera ici (en anglais).

 

À la découverte de la localisation de logiciel

Par Benoit Julliard, étudiant M2 TSM

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Comme nous l’a expliqué Elise Guilbert dans son dernier billet, la localisation est une étape importante pour les entreprises qui veulent réussir à l’international. Et s’il s’agit d’un défi économique pour les entreprises, pour les traducteurs, la localisation représente plutôt un défi technique et linguistique. Dans ce billet, je vous propose donc quelques pistes, trucs et astuces pour mieux appréhender cet exercice.

Tout ne se traduit pas

Les fichiers à localiser pour les logiciels peuvent se présenter sous différents formats, et ceux-ci sont en principe visualisables grâce à un éditeur de texte, comme Notepad++. En ouvrant un fichier à localiser, on remarque qu’il n’y a pas que du langage humain. Il y en a même assez peu. La première mission du localisateur sera alors de retrouver les éléments à traduire dans un tel document.

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L’avantage d’utiliser Notepad++ est qu’il est capable de comprendre le langage de la machine, et ainsi différencier des éléments avec des couleurs. Dans l’exemple ci-dessus, on remarque du texte grisé, entre guillemets, qui ressemble à du langage humain, que l’on devra traduire.

En effet, lors de notre cours de localisation en M2, nous avons pu apprendre une règle de base simple : « Ce qui est à traduire est généralement entre guillemets ».

C’est un bon point de départ pour y voir plus clair dans un fichier à localiser, mais attention, car tout ce qui est entre guillemets ne doit pas nécessairement être traduit. Là encore, généralement, ce qui ressemble à du langage machine ne doit pas être traduit, comme dans l’exemple ci-dessous :

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Voilà qui devrait vous permettre de vous y retrouver dans un fichier à localiser. Néanmoins, il est à noter qu’il est préférable pour une agence de traduction de préparer ce type de fichier, afin d’en extraire le contenu à traduire et de masquer ou verrouiller celui qui ne l’est pas. La préparation de ce type de fichier a deux avantages : éviter qu’un traducteur peu expérimenté dans le domaine traduise tout et n’importe quoi et fasse planter le logiciel ; faire gagner du temps au traducteur afin qu’il se concentre sur sa tâche principale à savoir : la traduction.

Gérer les &hotkeys

Lorsqu’on traduit un logiciel, il est possible d’avoir affaire à des raccourcis clavier, ou « hotkeys ». Les raccourcis sont des touches qui permettent d’utiliser une fonction à l’aide du clavier, sans avoir à cliquer sur un bouton.

Par exemple sur Word, lorsque vous appuyez sur Alt, les différentes « hotkeys » disponibles s’affichent à l’écran (voir l’image ci-dessous). Pour ouvrir le menu « File », il suffit ainsi d’appuyer sur la touche « F ».

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Dans le fichier à localiser, le caractère qui servira de hotkey est précédé par le symbole « & ». Dans l’image ci-dessous par exemple, c’est la touche « O » qui permettra d’ouvrir le menu « Options ». Ce symbole « & » ne sera pas affiché à l’écran dans le logiciel final, mais il doit être conservé dans la traduction. Cependant, il faut tenir compte du fait que les doublons sont interdits dans un même menu. Il faut donc garder cela à l’esprit en traduisant et placer le « & » correctement pour éviter ce problème. Deux solutions s’offrent à vous si un cas de doublon se présente : vous pouvez trouver un synonyme, qui vous permettra de conserver le symbole « & » devant la première lettre du mot, ou bien déplacer le symbole de la hotkey.

Le problème des variables

Lorsqu’on localise un logiciel ou un jeu vidéo, il est possible d’avoir affaire à des variables. Pour faire simple, si un texte à traduire contient des éléments qui ressemblent à du code, il s’agit probablement d’une variable. Il ne faut donc pas les modifier ni les supprimer, car elles seront remplacées à l’écran par autre chose. Par exemple, %d sera probablement remplacé par un chiffre, et %s par une chaîne de caractères Cependant, il est important de comprendre ce que signifient ces variables, pour les placer au bon endroit dans le texte traduit afin que le résultat final soit compréhensible.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les variables, Léa Gonzalvez nous en parle plus en détail dans son billet sur la localisation de jeux vidéo.

Posez-vous les bonnes questions

Lorsqu’on localise des chaines de caractères, on manque souvent de contexte. Pour bien traduire, il faut se poser les bonnes questions, et les poser au client quand c’est nécessaire.

Masculin ou féminin

Lorsqu’on traduit certaines commandes dans un logiciel, il faut être sûr de ce à quoi on a affaire. En effet, une formulation neutre en anglais peut devenir masculine ou féminine en français. Mais il est parfois difficile de savoir quelle forme choisir. Par exemple :

« new »

S’agit-il d’un nouveau fichier, ou d’une nouvelle playlist ? Selon le type de logiciel et la nature de ce qui est « nouveau », il faudra traduire différemment. Cela est particulièrement problématique lorsqu’on travaille avec de simples fichiers texte et que l’on ne peut pas tester et visualiser le logiciel à mesure que l’on traduit. En cas de doute, il faudra donc poser la question au client.

Impératif ou indicatif

Une autre question qu’un traducteur doit se poser en traduisant un logiciel est : « s’agit-il d’une commande ou d’une description ?» En effet, si la question ne se pose pas en anglais, en français, il faut s’assurer que l’on utilise l’indicatif ou l’impératif au bon moment. Prenez par exemple :

« Save this file »

S’agit-il d’une option vous permettant d’enregistrer un fichier, ou bien d’une boite de dialogue vous demandant d’enregistrer votre fichier ?

Verbe ou nom

En anglais, les verbes et les noms s’écrivent généralement de la même façon. Lorsqu’on passe en français, il faudra choisir d’employer un nom ou un verbe.

Par exemple, l’option « print » doit-elle être traduite par « imprimer » ou « impression » ?

Dans toutes ces situations, il est important de rester cohérent, et de poser des questions au client lorsqu’on a un doute.

Si le client fourni un guide de style, n’hésitez pas à le consulter, il vous donnera de précieuses informations qui répondront peut-être à toutes ces questions.

Gérer les limites de caractères

Lorsque l’on doit localiser le contenu d’un logiciel ou d’un jeu vidéo, il n’est pas rare d’être confronté à des limites de caractères. Dans ce cas, il peut être intéressant d’insérer ses segments dans une feuille Excel, et d’utiliser une formule pour vérifier que l’on ne dépasse pas une limite. Voici quelques cas de figure dans lesquels vous pourrez utiliser la formule =NBCAR (ou son équivalent en anglais, =LEN) afin de respecter ces contraintes.

Cas no1 : vous devez traduire une description de produit ne devant pas dépasser 150 caractères.

Ici, la solution est simple. Dans une cellule vide, entrez la formule suivante :

=NBCAR(FR) (où (FR) est la cellule contenant votre traduction). Si la valeur indiquée est inférieure à 150, tout va bien ! Sinon, il est temps de se remettre au travail pour réduire la longueur de ce texte.

Cas no2 : vous ne devez pas dépasser le nombre de caractères du texte original.

Là, il ne s’agit plus d’une limite de caractères fixe. Celle-ci dépend du texte contenu dans la cellule source. Pour savoir si votre traduction respecte la limite de caractères, voici la formule à utiliser :

=NBCAR(FR)-NBCAR(EN) (où (FR) est la cellule contenant votre traduction, et (EN) la cellule contenant le texte source). Si la valeur obtenue est inférieure ou égale à zéro, c’est bon ! Sinon, il faut réduire à nouveau.

Cas no3 : votre traduction peut être jusqu’à 20 % plus longue que le texte original.

Si vous traduisez des descriptions de produits ou le contenu d’un jeu vidéo, il est possible qu’on vous impose ce genre de contrainte. S’il s’agit d’une contrainte plus souple qu’un nombre strict de caractères à respecter, l’utilisation d’une formule est indispensable pour se rendre compte de la longueur de votre traduction. Vous pouvez donc utiliser la formule suivante :

=((NBCAR(FR)*100)/NBCAR(EN))-100. Vous obtiendrez alors un nombre, probablement supérieur à zéro, et espérons-le, inférieur à 20.

Il est intéressant de constater que ces formules se mettent à jour lorsque vous modifiez le contenu d’une cellule, ce qui vous permet de voir en temps réel si vous respectez la limite imposée.

Vous l’aurez remarqué, la localisation de logiciel est un exercice qui présente des contraintes uniques pour les traducteurs. Même si cela peut être intimidant au premier abord, la localisation peut être très intéressante pour celles et ceux qui n’ont pas peur de se frotter à des domaines plus techniques. J’espère que ces conseils et astuces pourront vous aider à mieux appréhender la localisation d’un logiciel.

 

Je tiens à remercier Valérie Étienne pour son cours de localisation qui m’a aidé à rédiger ce billet.

 

J’ai testé pour vous… Memsource

Par Léa Gonzalvez, étudiante M2

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de Memsource, un outil que nous avons eu la chance de découvrir dans le cadre du cours « Nouveaux outils » du Master 2 TSM. Pour commencer je vais rapidement vous présenter cet outil, puis je partagerai avec vous un petit guide spécial débutants pour créer des projets et enfin je vous donnerai mon avis.

Présentation de l’outil et de ses fonctionnalités

Fondée en 2010, Memsource est une plateforme de traduction en ligne (cloud) dont le siège est situé à Prague mais qui possède des bureaux un peu partout dans le monde.

Memsource est à la fois un outil de gestion de projets et un outil de TAO destiné aux traducteurs. Il comporte trois composantes différentes mais complémentaires : Memsource Cloud, qui permet de créer et gérer ses projets, Memsource Web Editor, environnement de travail en ligne destiné aux traducteurs et Memsource Editor, environnement de travail hors-ligne également destiné aux traducteurs.

  • Memsource Cloud

Memsource Cloud, c’est la plateforme en ligne à partir de laquelle il est possible de créer ses projets et de suivre leur avancée. C’est également à partir de Memsource Cloud, que l’on peut accéder au Web Editor.

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Du côté fonctionnalités, on retrouve les mêmes que sur les autres outils de TAO actuels, à savoir : la possibilité de créer, d’importer et de gérer des mémoires de traduction (TM) et des bases terminologiques (TB), ainsi que la possibilité d’utiliser la traduction machine.

  • Memsource Web Editor

Il s’agit de l’environnement de travail en ligne destiné aux traducteurs et accessible directement depuis Memsource Cloud.

Il n’y a rien à installer sur votre ordinateur, une connexion internet suffit. Lorsque vous êtes connecté à Memsource Cloud, il suffit de cliquer sur le nom du fichier à traduire et l’éditeur web s’ouvre directement dans un nouvel onglet : vous pouvez commencer à traduire et les modifications s’enregistrent automatiquement.

L’interface de l’éditeur est très similaire à celle des autres outils de TAO actuels. Du coup, j’ai trouvé que c’était assez facile à prendre en main lorsqu’on est déjà familier avec ce genre d’outils.

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Je ne parlerai pas de Memsource Editor dans ce post car je ne l’ai pas testé.

Guide pour débutants : créer un projet dans Memsource Cloud

  • Créer un Projet

Voici la page d’accueil de Memsource Cloud.

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Tous les menus pour créer et gérer votre projet et ses composantes se trouvent dans la partie gauche (panneau noir) de l’écran, ce qui est plutôt pratique.

Pour commencer cliquez sur Projects (Projets).

Une nouvelle page s’affiche à partir de laquelle vous avez une vue d’ensemble sur vos différents projets et leur progression.

Cliquez simplement sur le bouton New (Nouveau) ou sur le petit + à côté de Projects (Projets) dans le menu de gauche.

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Une page de création de projet s’affiche. C’est là que vous devez renseigner les différentes informations concernant votre projet (nom, client, date de livraison, langues, etc.).

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Plus bas sur la page vous pouvez également modifier toute une série de paramètres : utilisation de la traduction machine, assurance qualité, etc.

C’est là qu’il ne faut pas aller trop vite ! C’est dans Workflow (Flux de travail) qu’il faut préciser les différentes étapes du projet : Traduction, relecture, etc. Mais pas de panique, en cas d’oubli vous pouvez toujours éditer le projet par la suite.

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Un paramètre que je trouve plutôt intéressant en termes de gestion de projets : Project Status Automation (Automatisation du statut de projet). Il permet d’automatiser le changement de statut de votre projet. Par exemple, vous pouvez demander que le statut du projet passe automatiquement à Completed (Terminé), une fois tous les Jobs (Tâches) terminés.

Le fait de pouvoir automatiser certaines tâches permet je pense d’éviter les oublis et d’assurer une vision claire sur l’avancée du projet.

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Une fois toutes les informations complétées et les réglages personnalisés, cliquez simplement sur Create (Créer).

Une fois créé, une page dédiée au nouveau projet s’affiche : il s’agit du Dashboard (Tableau de bord) de votre projet. À partir de cette page vous pouvez :

Pour ajouter des fichiers vous devez créer un Job (Tâche) en cliquant sur New (Nouveau).

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Sur la page suivante, vous pouvez ajouter des fichiers, choisir la personne à qui vous souhaitez confier la tâche, indiquer la date de livraison, etc.

Une option que je trouve particulièrement intéressante : Notify Linguist (Informer le linguiste). Cette option permet de simplifier la gestion de projet puisqu’un mail est envoyé automatiquement au linguiste pour lui proposer la tâche, et celui-ci peut cliquer directement sur le lien pour accepter (ou refuser) la tâche et se mettre au travail.

Vous pouvez également personnaliser les paramètres d’importation des fichiers au niveau des types de formats ou de la segmentation.

Quand vous avez terminé, cliquez sur Create (Créer).

  • Analyser le fichier

De retour sur le Dashboard (Tableau de bord) de votre projet, sélectionnez les fichiers à analyser et cochant la case à gauche de leur nom et cliquez sur Analyze (Analyser).

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Une petite fenêtre vous permettant de modifier les paramètres de votre analyse s’affiche alors :

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Pour consulter l’analyse créée il suffit de cliquer sur son nom dans la section Analyses du tableau de bord du projet.

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  • Créer un devis

Il suffit de cliquer sur New (Nouveau) dans la section Quotes (Devis).

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Dans la nouvelle fenêtre qui s’affiche vous pouvez nommer votre devis, choisir l’analyse à utiliser ainsi que la liste de prix à appliquer, etc.

Cliquez ensuite sur Next (Suivant).

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Sur la fenêtre suivante, vous pouvez définir la devise, l’unité à prendre en compte, etc. Cliquez ensuite sur Next (Suivant).

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Vous pouvez désormais visualiser votre devis et l’enregistrer en cliquant sur Save (Sauvegarder).

  • Créer ou importer une TM

Si vous désirer réutiliser une TM déjà créée sur Memsource Il suffit d’aller dans la section Translation Memories (Mémoires de traduction) de votre Tableau de bord et de cliquer sur Select (Sélectionner).

Si vous souhaitez utiliser la TM fournie par un client, il faut d’abord créer une nouvelle TM puis importer celle du client dans la TM nouvellement créée. Pour cela, il suffit de cliquer sur Create New (Créer).

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Encore une fois c’est assez simple, il suffit de compléter les différents champs d’informations de notre TM : nom, langue source, langue(s) cible(s), client (s’il s’agit d’une TM dédiée), domaine, etc.

Cliquez ensuite sur Create (Créer).

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Une fois créée, cliquez sur son nom pour la modifier.

Sur la page qui s’affiche, vous pouvez choisir d’importer une autre TM (celle fournie par le client par exemple), d’exporter cette TM ou même de procéder à un alignement de fichiers.

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  • Créer ou importer une TB

Si vous désirer réutiliser une TB déjà créée sur Memsource, cliquez sur Select (Sélectionner).

Si vous souhaitez utiliser la TB fournie par un client, il faut d’abord créer une nouvelle TB puis importer celle du client dans la TB nouvellement créée.

Pour créer une nouvelle TB, il suffit d’aller dans la section Term Bases (Glossaires) de votre Tableau de bord et de cliquer sur Create New (Créer).

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Encore une fois c’est assez simple, il suffit de compléter les différents champs d’informations : nom, langues, client (s’il s’agit d’une TM dédiée), domaine, etc.

Ensuite, cliquez sur Create (Créer).

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Une fois créée, cliquez sur son nom pour la modifier.

Sur la page qui s’affiche, vous pouvez éditer votre TB. Vous pouvez entrer manuellement des termes ou importer une autre TB (celle fournie par le client par exemple).

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Mon avis sur Memsource

Je précise qu’il s’agit de mon avis strictement personnel et que comme je dispose d’un accès à cette plateforme par le biais d’une offre réservée aux universités, je ne peux pas débattre des tarifs, qui ne rentrent donc pas en compte dans mon évaluation de l’outil.

Les + 

  • Intuitif et facile à utiliser: surtout quand on connaît déjà d’autres outils de TAO. Je trouve qu’on trouve assez facilement ce qu’on cherche (options, menus, etc.).
  • Ergonomique : je trouve l’interface simple et belle, sans pollution visuelle. On trouve rapidement ce que l’on cherche et tout va super vite.
  • Léger : ce qui est loin d’être le cas de tous les outils de TAO ! Le fait qu’on ne soit pas obligé d’installer quoi que ce soit sur son ordinateur est à mes yeux un vrai plus, surtout pour les étudiants qui ne disposent pas d’une machine de guerre niveau ordinateur. Il suffit d’une connexion internet et on peut gérer ses projets partout et sur n’importe quelle machine.
  • Pratique: Le fait de pouvoir automatiser certaines tâches permet je pense d’éviter les oublis et de faciliter la gestion de projet. Mais surtout le gros point positif de Memsource c’est de réunir toutes les parties prenantes d’un projet (clients, agences, traducteurs) autour d’une plateforme unique qui centralise les tâches de gestion de projet et le travail sur le contenu (traduction, révision, etc.).

Les

  • Pas de version française du site, de la documentation et de l’interface de l’outil.
  • Le système d’alignement : contrairement à d’autres outils de TAO, Memsource ne propose pas d’éditeur d’alignements. Une fois les fichiers soumis pour alignement, on se retrouve avec un fichier Excel à trois colonnes (segments source et cibles + nom du fichier cible) et on doit se débrouiller avec ça.

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article vous aura été utile. N’hésitez pas à faire part de votre avis dans les commentaires.

Et si vous êtes curieux et toujours à la recherche de nouveaux outils à tester, je vous invite à rester dans la catégorie « J’ai testé pour vous » de ce blog pour découvrir d’autres articles intéressants sur le sujet.

J’en profite pour remercier Gareth Wilson, l’enseignant chargé du cours « Nouveaux outils ». Je remercie également Memsource et plus particulièrement Filip Šanca, de m’avoir autorisée à utiliser des captures d’écran faites sur Memsource.

LIENS UTILES

Vidéo de présentation du Web Editor conçue par Memsource

Vidéo de présentation de Memsource Cloud conçue par Memsource

BIBLIOGRAPHIE

https://www.memsource.com/about-us/

https://help.memsource.com/customer/en/portal/articles/2174937-getting-started-for-project-managers

https://wiki.memsource.com/wiki/Main_Page

Koomeo, le nouveau système de gestion de traduction collaboratif

Par Lucie Lambert, étudiante M2 TSM

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Lancée à l’été 2017, la plate-forme Koomeo est un outil en ligne qui permet de concevoir, de gérer et de mener à bien toutes les étapes de projets de traduction multilingues. Depuis un même espace, les différents intervenants d’un projet collaborent en utilisant les outils de TAO mis à leur disposition.

La création de Koomeo répond à un besoin particulier, à savoir la traduction d’un site Web et d’une interface d’un éditeur de programmes de téléphonie. Après des échanges avec des traducteurs, la plate-forme est née : les développeurs ont ainsi créé un outil capable de répondre à leurs besoins en collaborant avec des traducteurs externes, tout en gérant la qualité du contenu très technique de façon interne.

L’accès à la plate-forme requiert un identifiant et un mot de passe. Pour plus de sécurité, les données importées et crées sont hébergées dans un data center en France : toutes les actions effectuées sont tracées et les projets sont sauvegardés.

Compte tenu de sa récence, l’outil n’a pas encore atteint tous les objectifs de ses développeurs : des fonctionnalités sont ajoutées fréquemment et les bugs sont traités dès leur signalement.

 

Pour qui ?

La plate-forme s’adresse à plusieurs types de personnes :

  • Les professionnels de la traduction pour contrôler l’avancement de leurs projets
  • Les chefs d’entreprises pour développer leurs activités à l’international
  • Les développeurs pour traduire leurs logiciels et interfaces
  • Les étudiants et les professeurs pour réaliser des exercices pratiques. Déjà trois universités françaises ont intégré Koomeo dans le cadre des cours de traduction.

 

Comment cela fonctionne-t-il ?

La collaboration est sans doute le principal atout de cet outil : les collaborateurs peuvent accéder depuis un même espace à tous leurs projets, qu’ils soient gestionnaires, traducteurs ou réviseurs, et surtout, peu importe où ils se trouvent, seule une connexion Internet suffit ! Les développeurs ont voulu créer un espace de travail agréable, grâce à ses couleurs, et propice à l’échange.

 

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Accueil du Workshop, avec la possibilité de changer de rôle grâce au menu déroulant.

 

Chaque membre de Koomeo a accès à son propre « Workshop », où il pourra prendre le rôle qu’il souhaite à travers les différents modes qui lui sont proposés. Le profil devra alors être agrémenté, entre autres, des langues de travail afin de faire connaître ses compétences linguistiques. Les différents modes ont pour but de faciliter la collaboration et chacun d’entre eux a des tâches et des droits spécifiques.

Depuis l’accueil, les membres ont accès à différents éléments tels qu’un calendrier, une messagerie ou encore un pense-bête. Tout est fait pour accéder à toutes les fonctionnalités en un seul clic.

 

1. Mode « Chef de projet »

Le mode « Chef de projet » donne le droit de créer et de gérer des projets multilingues.

Après avoir donné un nom, indiqué des langues de travail et une date de livraison, il faut rattacher au projet un document à traduire. Celui-ci peut être un fichier Word (.doc) ou un fichier sous-titre (.srt). La prise en charge des fichiers Excel, PowerPoint, PDF et Adobe Illustrator sera bientôt disponible. Grâce à un plug-in spécifique, Koomeo permet l’intégration des projets Visual Studio afin de contrôler plus facilement la gestion des langues des interfaces de logiciel.

Une fois ces informations indiquées, il est possible d’importer ou de créer une mémoire de traduction (au format .tmx) et des lexiques (au format .xls). Des données supplémentaires peuvent être ajoutées comme des commentaires ou des « tags », c’est-à-dire des mots-clés qui permettront de retrouver plus rapidement un projet.

Le document est alors segmenté et prêt à être utilisé. Le chef de projet doit ensuite assigner le projet aux collaborateurs compétents faisant partie de son cercle. Grâce aux langues définies dans le profil de chaque collaborateur, le chef de projet peut visualiser les compétences linguistiques de chacun.

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Le chef de projet assigne le travail à ses collaborateurs avec un simple glisser/déplacer.

 

Les collaborateurs qui ont été choisis pour effectuer le travail verront le projet apparaître directement dans leur Workshop.

Le chef de projet peut vérifier l’avancement des projets grâce à des conteneurs de progression qui lui indiquent, au moyen de couleurs et de pourcentages, les étapes en cours ou terminées.

 

 2. Mode « Traducteur »

Comme son nom l’indique, le mode « Traducteur » permet d’effectuer la traduction.

L’utilisateur a le choix entre plusieurs options d’affichage des segments, selon ses préférences. Une fois le segment source sélectionné, le segment cible s’affiche : il reste à taper la traduction et à appliquer le formatage voulu à partir de la zone de texte.

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Il est également possible d’ajouter des commentaires pour communiquer avec les autres intervenants du projet. Une fois la traduction du segment terminée, il faut l’enregistrer et passer au segment suivant.

Si une mémoire de traduction a été ajoutée, les correspondances sont automatiquement copiées dans les segments de la langue cible. De plus, il est possible de configurer le pourcentage de correspondance pour une propagation personnalisée. Depuis peu, la plate-forme alerte le traducteur lorsque celui-ci n’a pas utilisé la terminologie adaptée sur la base du lexique rattaché au projet.

Lors de la traduction, sont notamment accessibles un correcteur orthographique (disponible en 13 langues) et un outil de traduction automatique.

Une fois la traduction terminée, le traducteur peut relire sa traduction sans la segmentation grâce à un mode « lecture ».

 

3. Relecture

Avec le mode « Relecture », si le relecteur veut modifier la traduction initiale, il doit proposer une nouvelle version ; le suivi de modification sera disponible très prochainement, ce qui donnera la possibilité de repérer très facilement les modifications. Il a également accès aux mêmes outils que le traducteur. Il incombera ensuite au chef de projet de valider ou non les segments.

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Une fois la révision effectuée, le chef de projet peut valider le projet, puis l’exporter à son format source.

 

Conclusion

Compte tenu de sa récente création, il faut garder à l’esprit que l’outil est toujours en développement. Le but principal est, pour le moment, de le mettre au point.

Certains trouveront cet outil trop simpliste, mais c’est justement ce qui m’a plu. En tant qu’étudiante du Master TSM, dans lequel nous manipulons des outils à vocation similaire bien plus complexes, j’ai apprécié trouver un espace de travail plus épuré, sans fonctionnalités superflues qui viennent freiner le processus de travail et l’ergonomie de l’outil.

Je pense que la plate-forme peut être utile aux traducteurs indépendants qui n’ont jamais eu l’occasion de manipuler ce type d’outil et qui ne souhaitent pas se perdre dans des fonctionnalités dont ils n’auront jamais l’utilité. La plate-forme est synonyme de simplicité et de rapidité. De plus, Koomeo facilite la prise en main grâce à des vidéos dans lesquelles certaines étapes sont expliquées.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet outil, sachez que la création d’un Workshop est gratuite pour tout le corps enseignant, ainsi que pour les étudiants.

 

Je tiens à remercier l’équipe de Koomeo pour leur collaboration, en particulier M. Roca pour la présentation de son outil.

Toutes les captures d’écran sont la propriété de Koomeo, utilisées avec accord.

Utiliser Twitter pour réseauter avant, pendant et après les conférences

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Article original en anglais Using Twitter for networking before, during and after conferences rédigé par Catherine Christaki (@LinguaGreca) et publié sur le blog https://linguagreca.com/blog/.

Traduction en français réalisée par Solenn Georget-Delannée, étudiante en M2, Master TSM à l’Université Lille3

La saison des conférences est de retour ! La période de septembre à novembre est chaque année la plus chargée en conférences et en événements professionnels : de formidables opportunités pour réseauter entre collègues et clients (potentiels).

Afin de tirer le meilleur des évènements auxquels vous avez prévu d’assister, je vous ai préparé quelques conseils pour utiliser Twitter et réseauter ainsi au mieux avant, pendant et après l’événement. J’utiliserai INBOUND 15 comme exemple, un événement qui se tient à Boston du 8 au 11 septembre et auquel je vais assister. Voici mon aide-mémoire :

Avant la conférence

  • Quelques mois avant la date de la conférence, trouvez le hashtag de l’événement. Consultez le compte Twitter de l’organisateur ou de l’événement (parfois le hashtag est indiqué dans la section du profil). Pour notre exemple le compte et le hashtag sont les suivants : @INBOUND et #INBOUND15. Si vous ne trouvez pas le hashtag de l’événement, cherchez sur Google (par exemple : hashtag INBOUND 2015°). Si cela ne fonctionne pas, posez la question à l’organisateur sur Twitter ou à vos abonnés (Quel est le hashtag pour INBOUND 2015 à Boston ?)
  • Utilisez le hashtag et le nom de l’événement sur Twitter et Google pour chercher un code promo si vous ne vous êtes pas encore inscrit à la conférence. Cela fonctionne quelques mois ou même quelques jours avant l’événement si vous avez manqué les tarifs de pré-inscription. En utilisant le mot clé « promo INBOUND15 » sur Twitter, voici l’un des nombreux tweets qui s’affichent :

 

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Vous allez à Boston pour la conférence #INBOUND15 de @hubspot’s ? Baissez le prix de votre entrée de 25 % avec le code promo CPO2015 » hubs.ly/H0115j10

 

Si vous utilisez un outil de gestion de vos réseaux sociaux comme Hootsuite pour voir vos actualités Twitter (listes des personnes que vous suivez, mots-clés et hashtags), ajoutez un flux avec le hashtag de la conférence afin de rester informé des dernières nouvelles. C’est de cette manière que j’ai découvert qu’il existait un événement spécial pour les Canadiens participant à INBOUND, ainsi que cette superbe initiative d’échange de souvenirs qui va aider les personnes plus réservées – comme moi – à réseauter avec les milliers de professionnels du marketing présents à la conférence de Boston.

Écrivez quelques tweets en rapport à la conférence, comme un billet de blog que vous avez lu ou écrit sur des sujets abordés pendant l’événement. Ou que pensez-vous d’un tweet drôle ? (Je me prépare pour #INBOUND15, tellement hâte d’apprendre et de réseauter avec d’autres experts du secteur marketing !) Écrivez ces tweets juste avant de prendre l’avion ou lorsque vous arrivez.

Écrivez un billet portant sur des conseils pour cette conférence spécifique ou pour la préparation d’événement en général et partagez-le avec vos abonné·e·s accompagné du hashtag de l’événement. Exemple : Ce billet que je vais partager aujourd’hui sur Twitter avec les hashtag #INBOUND15

 

  • Vérifiez les tweets dans le flux du hashtag afin de trouver des personnes que vous pourriez avoir envie de rencontrer à la conférence et entrez en contact avec eux via un tweet aimable. Exemple : @XXX j’ai lu avec plaisir votre dernier article sur LinkedIn à propos de [XYZ], j’apprécierais d’en discuter davantage avec vous à #INBOUND15. À bientôt à Boston ! OU

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Mon objectif à #Inbound15 est de rencontrer @Ikolo25 + Carly Sec en PERSONNE – meilleurs auteurs de blog qui me nourrissent intellectuellement et professionnellement twitter.com/Ikolo25/status…

Remarque : Éviter de prendre rendez-vous (heure et lieu) publiquement sur Twitter ; échangez plutôt des e-mails.

Lectures complémentaires : 4 manières simples de réseauter sur Twitter avant une conférence ou un événement (en anglais)

 

Pendant la conférence

  • Suivez le flux du hashtag constamment tout au long de l’événement. C’est ainsi que vous apprendrez les changements de planning (heures, salles, etc.), les événements secondaires passionnants (comme une rencontre Twitter sur place pendant l’événement), les rassemblements et fêtes organisés à l’improviste.
  • Suivez et répondez aux tweets qui mentionnent votre nom. Faites-le aussi rapidement que possible et non pas 24 heures plus tard quand quelqu’un vous pose une question, vous remercie pour un retweet ou essaie de vous trouver parmi la marée de participants.
  • À FAIRE : Live-tweeter ! C’est la meilleure utilisation de Twitter pendant les conférences. Il s’agit de ma méthode préférée pour prendre contact pour la première fois (puis, j’invite la personne à se connecter sur LinkedIn et ensuite, si j’ai une raison des les recontacter, une raison non commerciale, je leur envoie un e-mail). Live-tweeter est la meilleure manière de montrer que vous avez apprécié une présentation. Vous pouvez prendre des notes et les transformer plus tard en billets à propos de la conférence (voir l’exemple d’un billet que j’ai écrit en me basant sur mes tweets pendant #ITIConf13), mettre en ligne des photos (vous avec le badge de la conférence et autres petits gadgets que vous avez récupéré à l’événement, des captures d’écran de présentations avec vos commentaires, des questions que vous pourriez avoir à propos d’une séance ou de l’endroit où se situe la source de café la plus proche, et ainsi de suite).

Lisez cet excellent article avec des conseils pour live-tweeter pendant les événements (en anglais) (Google Doc) ou cet article, 10 conseils faciles pour live-tweeter lors d’événements (en anglais).

L’essentiel pour live-tweeter N’oubliez pas d’ajouter le hashtag de l’événement à chaque tweet. Si vous tweetez à propos d’une séance, ajoutez d’abord le hashtag puis le nom Twitter du présentateur puis votre commentaire et ensuite une photo (facultatif, mais recommandé).
Exemple : #INBOUND15 @présentateur : Twitter est un excellent moyen de réseauter pendant les conférences [lien photo]

Si vous débutez ce tweet avec le nom Twitter du présentateur, il aura le format d’une réponse. Cela signifie que seules les personnes vous suivant tous les deux pourront voir ce tweet. Cependant, si vous ajoutez le hashtag de l’événement, votre tweet sera visible par tous ceux qui cherchent et voient les tweets pour ce hashtag.

Si vous ne connaissez pas le nom Twitter du présentateur ou d’aucun autre participant, vous pouvez utiliser la recherche Twitter sur votre appareil mobile pour le trouver. N’oubliez pas d’apporter votre chargeur à l’événement, live-tweeter consomme beaucoup de batterie.

 

Après la conférence

  • Regardez sur LinkedIn les profils des personnes avec qui vous avez discuté sur Twitter pendant la conférence et ajoutez un tag (exemple facile : le hashtag de l’événement). Puis envoyez-leur des invitations personnalisées à se connecter avec vous (exemple facile : utilisez les tweets que vous avez échangés avec eux pendant l’événement). Cela met fin au stress d’après conférence où il faut trier toutes les cartes de visite amassées !
  • Utilisez votre live-tweet pour créer un album digital de l’événement, par exemple en utilisant un outil comme Storify, ainsi qu’une collection des points forts de la conférence, que vous pouvez partager avec votre communauté en ligne. Ou alors, suivez le flux du hashtag de l’événement, l’un des participants va créer un tel album et il inclura vos tweets, n’est-ce pas agréable ?
  • Utilisez votre live-tweet pour écrire des billets à propos de votre ressenti sur la conférence ou à propos de sujets spécifiques qui ont fait l’objet d’une discussion lors des présentations de la conférence auxquelles vous avez assisté. Après la publication de ces billets, n’oubliez pas de les partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag de l’événement.

Ce sont là quelques moyens d’utiliser Twitter en tant qu’outil de réseautage efficace pendant les conférences et les événements. Voulez-vous ajouter d’autres conseils qui vous ont aidés à tirer le meilleur parti d’un événement professionnel ?

Lectures complémentaires
La saison des conférences est de retour. (en anglais) N’ayez pas peur de Twitter. (en anglais)

 

 

À propos de l’auteure

4738669adb43c64d65aa80d50d3f9612 Catherine Christaki est traductrice anglais-grec à temps complet depuis 2001 et co-propriétaire depuis 2012 de Lingua Greca Translations, agence basée à Toronto. Elle est spécialisée dans les textes informatiques, médicaux et de techniques et adore écrire pour le blog Adventures in Technical Translation. Elle partage régulièrement ses acquis et ses connaissances sur les réseaux sociaux et l’utilisation d’un blog pour les traducteurs en donnant des interviews et en proposant des présentations lors de conférences. Contactez-la sur Twitter @LinguaGreca.

Google Translate vs DeepL : le duel

Par Marine Moreel, étudiante M2 TSM

 

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Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

 

Après des mois d’attente, le voici enfin arrivé : DeepL, l’outil qui veut révolutionner le monde de la traduction machine. C’est la société allemande DeepL Gmbh, à qui l’on doit également le célèbre dictionnaire multilingue Linguee, qui est à l’origine de ce nouveau service de traduction.

Un des slogans commerciaux de la société allemande est de dire que DeepL est trois fois plus performant que Google Translate. Voilà de quoi attiser ma curiosité, car soyons honnête, dans le classement des outils de traduction machine disponible gratuitement en ligne, Google Translate détient la première place du podium.

Alors, afin de me faire une opinion à son sujet, j’ai décidé de sélectionner quelques catégories d’erreurs souvent commises par les outils de traduction machine afin de voir ce que vaut réellement DeepL. Quoi de mieux alors que de le comparer avec Google Translate, son principal concurrent !

La comparaison portera sur la qualité linguistique des traductions, sur l’ergonomie des outils et sur leurs fonctionnalités. Pour cela, j’ai choisi des extraits de textes provenant du site du Plaza Hotel de New York et qui ont donc été rédigés en anglais.

 

La qualité linguistique des traductions

Avant de commencer la comparaison linguistique, il est important de rappeler que Google Translate, dont les traductions étaient générées sur la base de modèles statistiques, exploite depuis novembre 2016 les capacités de Google Neural Machine Translation pour 8 langues (pour et depuis l’anglais et le français, l’allemand, l’espagnol, le portugais, le chinois, le japonais, le coréen, et le turc). DeepL se base sur l’intelligence artificielle pour l’intégralité de ses langues.

 

La localisation

Localisation1
localisation2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Que ce soit Google Translate ou DeepL, aucun ne localise ni les numéros de téléphone ni les devises. Concernant les heures, Google Translate en localise une sur deux en comparaison avec DeepL qui localise les deux. Enfin, en ce qui concerne les unités de mesure, Google Translate se contente de les traduire littéralement alors que DeepL comprend qu’il s’agit ici de mètres carrés, mais ne convertit pas la mesure (4500 sq. ft. équivaut à environ 418 m2) et laisse le « ft » dans le texte cible.

Google Translate : 0 – DeepL : 0

 

La typographie

typographietypographie2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Ni Google Translate ni DeepL ne respecte les règles typographiques de la langue française qui recommandent l’insertion d’une espace insécable avant certains signes de ponctuation tels que les deux-points et qui requiert l’utilisation des guillemets français à la place des guillemets anglais.

Google Translate : 0 – DeepL : 0

 

La cohérence

coherence1coherence2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Google Translate a traduit deux fois le terme « the Royal Suite » par « la suite royale », mais l’a laissé tel quel dans la dernière phrase, alors que DeepL l’a traduit à chaque fois. On a donc plus de cohérence du côté de DeepL. Toutefois, on notera que DeepL n’a pas gardé les majuscules présentes dans le texte source.

Google Translate : 0 – DeepL : 1

 

L’utilisation des termes en contexte

contexte1contexte2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Le terme « large families » a été traduit par « familles nombreuses » par Google Translate et DeepL. Certes, sans contexte, la traduction est correcte. Toutefois, rappelons que l’on parle d’une suite de 418 mètres carrée au Plaza Hotel, un des hôtels les plus huppés et luxueux de New York. Pour avoir le plaisir de résider dans cette suite, il faut débourser pas moins de 25 600 euros pour une nuit. Or, en français, le terme « famille nombreuse » n’a pas la même connotation qu’en anglais. Utiliser ce terme dans ce contexte n’est donc pas idéal. Le terme « grande famille » aurait sans doute été plus approprié.

Google translate : 0 – DeepL : 0

 

La traduction des mots empruntés à d’autres langues

 emprunts1emprunts2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Le terme « dressing », terme emprunté à la langue anglaise, a été traduit par « dressage » par Google Translate. Nul besoin de dire qu’à la lecture d’« espace de dressage », on imagine beaucoup de choses, mais pas un dressing. DeepL, quant à lui, a correctement rendu le sens en utilisant le terme « vestiaire », bien que « dressing » aurait très bien pu être gardé dans le texte cible. Les deux outils semblent avoir du mal avec les termes empruntés aux langues étrangères. On peut aussi noter que DeepL nous livre une bonne traduction de la phrase, alors que celle de Google Translate est moins naturelle.

Google Translate : 0 – DeepL : 1

 

La traduction littérale et le sens

sens1sens2Google et le logo Google sont des marques déposées de Google Inc., utilisées avec l’autorisation de leur propriétaire.

Nous pouvons voir ici que, dès qu’ils doivent traiter des phrases un peu complexes, Google Translate et DeepL ont recours à la traduction littérale qui, bien souvent, nous donne des traductions assez originales.

Par exemple, les deux outils ne réussissent pas à traduire la première phrase de façon naturelle. Pourtant, les deux traductions qui suivent et réalisées par un biotraducteur donnent tout de suite un côté plus naturel en français :

– La boutique d’Éloise est un endroit tellement amusant où l’on ne s’ennuie jamais.

– La boutique d’Éloise est un endroit tellement amusant et rempli de choses à faire.

Autre exemple, Google Translate n’hésite pas à nous « attraper sur le défilé » lors de nos « aventures (mis) » et DeepL parle de « clients qui dérapent » et de « salle de mode ». On se rend bien compte qu’il n’est pas possible d’utiliser ces traductions sans les avoir modifiées et améliorées, car on perd parfois le sens et on voit qu’il s’agit d’une traduction réalisée par une machine dès la première phrase.

Google translate : 0 – DeepL : 0

 

On peut également noter que, dans plusieurs exemples ci-dessus, DeepL n’hésite pas à supprimer de la traduction cible les parties de phrase qu’il ne parvient pas à traduire. Par exemple, « A palatial Royal Suite » devient « Une suite royale » et « for rawther fancy teas » devient « pour des thés ». Le choix d’omettre les parties difficiles à traduire a surement comme but de rendre la traduction plus fluide, mais elle la simplifie, ce qui pose problème. Toutes les parties d’un texte doivent être traduites, quel que soit leur niveau de difficulté, sinon la traduction n’est pas fidèle et elle se transforme en résumé simplifié.

 

L’ergonomie

L’interface de DeepL est très semblable à celle de Google Translate. L’aspect visuel est épuré et agréable : écriture sombre sur fond blanc, pas de publicité, reconnaissance automatique des langues, traduction instantanée ; tout est fait pour faciliter l’utilisation et donner envie de se servir de ces outils. Les textes sont bien découpés, la mise en page du texte source est respectée et les textes sources et cibles sont bien alignés. On peut toutefois noter que Google Translate nous envoie directement sur la page de traduction alors que DeepL nous propose soit de « Traduire » ou de « Rechercher » un terme dans Linguee.

Impossible de les départager sur ce point : Google Translate : 1 – DeepL : 1

 

Les fonctionnalités

Google Translate propose plus de 103 langues de travail ; DeepL n’en propose pour l’instant que 7. Les deux outils fournissent différentes propositions de traduction lorsque l’on clique sur un mot. Cette option est pratique lorsque l’on souhaite modifier la traduction, mais que de nouveaux termes ou de nouvelles tournures de phrases ne nous viennent pas à l’esprit. Google Translate et DeepL nous donnent également des exemples de phrases dans lesquelles le terme est employé.

La grande différence est le Translator Toolkit proposé par Google Translate et qui permet entre autres d’importer des textes de différents formats et de les traduire avec une mémoire de traduction et/ou un glossaire.  Les traductions peuvent également être partagées. On est tout de même bien loin de l’efficacité des outils de TAO payants comme SDL Trados Studio.

Enfin, on peut regretter que l’application mobile DeepL n’existe pas encore, mais elle ne devrait sans doute pas tarder à faire son apparition.

Google Translate : 1 – DeepL : 0

 

Verdict

Google Translate : 2/8 – DeepL : 3/8

 

Il est clair que DeepL présente certains aspects révolutionnaires. Quelques essais suffisent à se rendre compte qu’il produit des traductions plus naturelles que Google Translate. On peut d’ailleurs dire que, dans le classement des outils gratuits en ligne de traduction machine, il surpasse Google Translate.

Toutefois, cet outil nécessite d’être développé davantage et d’être amélioré sur certains points comme la localisation, la typographie ou la fluidité de ses traductions. Néanmoins, même s’il se révèle un outil puissant et utile pour les utilisateurs, professionnels ou non de la traduction, il est encore loin, à mon avis, de pouvoir surpasser un biotraducteur.