On a testé pour vous : un projet de traduction bénévole

Par Marisa Dos Santos et Margaux Mackowiak, étudiantes M2 TSM

Cette année universitaire, le master TSM de l’Université de Lille a été marqué par un événement majeur : une nouvelle maquette réformant certains des enseignements. Parmi ces changements figure le projet de traduction bénévole, unité d’enseignement qui se déroule à distance et qui constitue l’intégralité du bloc 5 du premier semestre de la seconde année de master. L’objectif : affiner le projet professionnel de l’étudiant. Mais en quoi consiste ce nouveau projet ? Comment s’est-il déroulé ? Quelles ont été les impressions des étudiants ? Pour y répondre, nous serons deux à rédiger ce billet : Margaux Mackowiak et Marisa Dos Santos, afin de vous faire part de deux points de vue différents, qui, vous le verrez, se rejoignent toutefois la plupart du temps.

En quoi consiste le projet de traduction bénévole ?

C’est au cours de la pré-rentrée, le 16 septembre dernier, que Henry Hernández Bayter, enseignant chargé de nous superviser, a procédé à la présentation de ce projet inédit. Cette UE, qui demande 12 heures de travail dirigé et le double en autogestion, vise notamment à développer une certaine autonomie et organisation ainsi que des qualités entrepreneuriales chez l’étudiant. Elle contribue également à lui faire prendre conscience du rôle et de l’importance du traducteur au sein de la société et, en l’occurrence, auprès d’organismes à but non lucratif.

À maîtriser impérativement pour un bon déroulement du dispositif : des outils de TAO tels que SDL Trados Studio ou memoQ, les deux langues de travail choisies, et des connaissances de base en informatique et en gestion de projets. Quant à la notation, elle est attribuée en fonction de la manière dont l’étudiant gère le projet et du retour client via une fiche d’appréciation à remplir par l’organisme bénéficiaire.

Dès cette journée de pré-rentrée, nous avons donc été amenés à effectuer des recherches et à contacter les institutions humanitaires de notre choix, telles que des associations ou des ONG, en leur proposant nos services de traduction, de gestion de projets ou d’interprétariat pour un projet de bénévolat comprenant entre 3 000 et 5 000 mots au total et à livrer au maximum pour la mi-décembre.

Nous nous sommes toutes deux tournées vers des organismes défenseurs des droits des animaux, cause qui nous tient tout particulièrement à cœur. L’anglais et l’espagnol étant nos langues étrangères de travail, nous avons démarché des institutions localisées dans des pays francophones, anglophones et hispanophones afin d’offrir nos services en traduction. Après avoir fait une liste de « clients » potentiels, nous les avons contactés en les informant de nos intentions, par e-mail, via les formulaires de contact disponibles sur leur site Web ou même par le biais de leurs réseaux sociaux.

La recherche d’organismes a-t-elle porté ses fruits ?

Margaux : Pour ma part, cette tâche n’a pas été des plus simples : j’ai contacté pas moins d’une soixantaine d’ONG ou d’associations à but non lucratif que je connaissais ou vers lesquelles mes recherches m’ont menée pour trouver preneur. J’ai obtenu un grand nombre de refus, car elles n’avaient tout simplement pas de travail à me donner, ou car certains des critères du projet n’étaient pas respectés. Toutefois, ma persévérance m’a permis de recevoir une proposition de collaboration adaptée aux consignes de la part de SEED Madagascar, pour Sustainable Environment, Education & Development in Madagascar (environnement, éducation et développement durables à Madagascar), une organisation caritative britannique opérant dans le sud-est de l’île.

Marisa : Tout comme Margaux, j’ai contacté plusieurs associations de défense des animaux. Après avoir essuyé de nombreux refus, je me suis penchée sur une liste trouvée sur Wikipédia qui détaillait les différentes associations de défense des animaux. Je me suis rendue sur le site de chacune d’entre elles afin de les contacter. J’avais rédigé un e-mail type en français, en anglais et en espagnol, que je personnalisais en fonction de l’association que je contactais. Le 21 septembre, j’ai reçu une réponse positive de l’organisme de charité américain Animal Welfaire Insitute (AWI), qui m’a proposé un projet qui remplissait parfaitement les exigences de l’UE. Il s’agissait de la traduction d’une convention internationale visant à réglementer la chasse à la baleine. Elle traitait de la Commission baleinière internationale, avec laquelle AWI travaille étroitement afin de garantir le respect des conventions qui visent à préserver au mieux le bien-être des mammifères marins.

Après avoir accepté ce projet qui me convenait tout à fait, j’ai finalement reçu d’autres réponses positives. J’ai alors proposé les différents projets à mes camarades de classe, qui ont pu à leur tour contacter les associations concernées. C’est aussi ça, la recherche de partenaires : l’entraide.

Comment s’est déroulé le projet de traduction ?

Animal Welfare Institute – Marisa

Pendant toute la durée du projet, j’ai pu échanger avec la directrice des programmes de l’environnement marin de l’association ainsi qu’avec l’auteure de la convention. Il est important de noter que M. Hernández Bayter doit figurer en copie de tous les mails échangés avec l’association pour laquelle vous travaillez, afin qu’il puisse suivre votre évolution et vous évaluer en conséquence. Bien sûr, si vous échangez des informations confidentielles, il est autorisé de ne pas placer le professeur en copie.

J’ai été très bien accueillie et je me suis sentie très à l’aise avec ces deux intervenantes.

La première chose à faire après avoir reçu la proposition de traduction est de faire remplir la fiche d’information fournie par le master TSM à l’association. Cette fiche permettra au professeur en charge de l’UE et de valider, ou non, votre projet de traduction.

Après avoir posé quelques questions à l’auteure de la convention, j’ai pu me lancer dans la traduction. Le mois d’octobre a été particulièrement chargé pour les étudiants du master TSM. J’avoue avoir pris peur, car j’avançais beaucoup plus lentement que je ne l’imaginais sur ma traduction. J’avais décidé de travailler sur SDL Trados Studio afin de me créer une mémoire de traduction et éventuellement un glossaire pour augmenter ma productivité. Le document était très complexe et comptabilisait tout juste au-dessus de 5 000 mots. Il s’agissait d’un document à la fois scientifique et juridique. En ce qui concerne le côté scientifique, c’est une thématique que j’apprécie tout particulièrement. Les noms d’espèces n’étaient pas difficiles à trouver et les différents termes techniques liés à la pêche étaient assez bien documentés sur internet.

Néanmoins, la dimension juridique du document, elle, m’a donné beaucoup plus de fil à retordre. C’est un domaine que je n’apprécie pas particulièrement et avec lequel je ne me sens pas forcément très à l’aise. Il m’a fallu beaucoup de recherches, notamment sur le site de l’Organisation des Nations Unies qui rassemble déjà quelques traductions en rapport avec la chasse à la baleine. Les tournures de phrases ne m’étaient pas familières, les noms des rapports cités n’étaient pas toujours évidents à traduire et certains points développés dans le document m’étaient plutôt abstraits. Toutefois, j’ai pris cette expérience comme un véritable défi à accomplir sur un domaine peu familier. C’est un projet qui m’a demandé de nombreuses heures de recherches, et si j’avais un conseil à vous donner pour votre étape de traduction, c’est de consacrer assez de temps dans son programme pour effectuer des recherches, car elles pourraient prendre plus de temps que prévu.

Nous avions convenu d’une date de rendu fin novembre, mais j’ai tout de même envoyé un e-mail à mes deux contacts au sein de l’association afin de les tenir au courant de mon avancée début novembre. La Directrice m’a rassurée en m’assurant que le timing était parfait ! J’ai finalement rendu mon document traduit, relu, QAté et mis en page comme désiré le 19 novembre.

SEED Madagascar – Margaux

Le 22 septembre, j’ai reçu un retour du directeur général Mark Jacobs m’indiquant le transfert de mon mail à l’équipe du projet, laquelle reviendrait vers moi en cas de tâche adaptée à ma requête. Trois jours plus tard, Lisa Bass, Directrice des programmes et des opérations, m’a contactée à son tour en me proposant de traduire le Rapport annuel de recherche sur la conservation de l’année 2020. Celui-ci remplissant les exigences de la matière, c’est avec joie que j’ai accepté ce projet de 4 050 mots. Une semaine plus tard, après avoir apporté des touches finales au rapport, l’équipe m’a transmis le document à traduire, qui résume les activités du Programme de recherche de SEED sur la conservation au cours de l’année en examinant la biodiversité des forêts littorales de Sainte-Luce.

J’ai alors été en mesure de compléter et d’envoyer le formulaire de renseignement sur l’établissement à M. Hernández Bayter, qu’il a approuvé et signé.

Entre-temps, j’avais reçu un second retour positif d’une association dont le projet proposé remplissait également les critères de l’UE, que j’ai pu partager auprès de mes camarades et qui a servi à l’un d’entre eux.

Avant de commencer à traduire, j’ai fait part de mes questions à Lisa Bass, puis nous nous sommes mises d’accord sur une date de remise pour fin novembre. J’ai ensuite procédé à la création du projet dans SDL Trados Studio et j’ai effectué une analyse du fichier pour découvrir le nombre réel de mots à traiter.

Malgré la quantité importante de devoirs et du nombre d’heures de cours, j’ai réussi à m’organiser et à traduire au fur et à mesure du mois d’octobre. Je prenais beaucoup de plaisir à travailler sur ce projet à la fois rédactionnel et scientifique qui a grandement enrichi mes connaissances. En outre, la mémoire de traduction que j’avais créée avec le projet m’était très utile. Toutefois, s’agissant d’espèces animales et végétales spécifiques à la région, je trouvais peu de documentation en français, et la traduction, notamment de leurs noms, m’a posé quelques difficultés. J’ai pu toutefois m’inspirer des anciens rapports présents sur le site de l’organisation.

En résumé, il est important de s’organiser tout au long du semestre et de ne pas attendre le mois de décembre pour commencer ce travail, car, peu importe l’organisme choisi, il demandera plusieurs heures de recherches et une grande implication. De plus, en cette période de fin d’année synonyme d’examens et de livraison de devoirs, la charge de travail est très importante. Je vous conseille donc de concentrer vos efforts de recherche d’association ou d’ONG en septembre et de commencer la tâche le plus rapidement possible.

Notre évaluation a-t-elle été positive ?

SEED Madagascar – Margaux

Malgré la période de fin novembre convenue pour la livraison, j’ai remis mon travail traduit, relu, passé en revue grâce à l’assurance qualité et mis en page sur Word le 9 novembre. J’ai précisé qu’il ne fallait pas hésiter à me faire savoir si je devais apporter une quelconque modification à ma traduction. Par ailleurs, j’en ai profité pour transmettre la fiche d’appréciation à l’organisme, traduite du français vers l’anglais par mes soins. En raison de la complexité de la terminologie, la Directrice des programmes et des opérations a transféré ma traduction à l’équipe présente sur site, à même de juger sa qualité.

Après quelques semaines d’attente, l’équipe a trouvé un créneau pour relire mon travail. Le 14 décembre, j’ai ainsi obtenu des nouvelles de l’association, un retour de Lisa Bass ainsi que la fiche évaluée. L’ensemble des cases étaient marquées comme très satisfaisantes, à l’exception de la pertinence de la terminologie utilisée, considérée comme satisfaisante. La dernière étape consistait à remettre cette fiche évaluée au professeur afin de procéder à la notation finale.

Animal Welfare Institute – Marisa

À l’instar de ma camarade, après avoir remis ma traduction, j’ai envoyé la fiche d’appréciation à l’association. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un e-mail de l’auteure de la convention qui m’a félicitée pour mon travail et qui m’a remis la fiche d’évaluation où toutes les cases « très satisfaisant » avaient été cochées.

Quelles sont nos impressions sur ce projet de traduction bénévole ?

Margaux : J’ai pris un réel plaisir à traduire pour SEED Madagascar. Le sujet de ma traduction était très intéressant et j’ai véritablement enrichi mes connaissances sur cet État et sa biodiversité. La communication, aussi bien auprès de l’organisme que de mon professeur, s’est révélée bienveillante. Au vu du peu de connaissances que je possédais sur ce thème, je suis fière du travail que j’ai fourni et rendu. Je trouve ce nouveau projet très instructif sur le plan intellectuel comme sur le plan humain, car grâce à celui-ci, j’ai pu œuvrer pour une association qui défend une cause qui me tient à cœur. En outre, en gardant à l’esprit le fait que mon travail allait être publié, j’étais motivée et déterminée à m’impliquer pour rendre un travail de qualité. J’estime qu’il s’agit d’une expérience que chaque étudiant devrait vivre, étant donné qu’elle offre l’occasion de mettre en pratique toutes les connaissances acquises au cours du cursus, donne un avant-goût de notre futur métier et montre le rôle important que nous détenons au sein de la société. Lorsque je serai installée en tant qu’indépendante, j’espère pouvoir réitérer cette expérience dès que j’en aurai l’occasion, et je vous invite vivement à faire de même, que vous soyez étudiant ou non. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les publications de l’organisme jusqu’à ce jour sur cette page, et accéder au rapport que j’ai traduit en cliquant ici.

Marisa : Cette expérience a été très enrichissante. Malgré le caractère juridique de mon document, j’ai vraiment apprécié travailler en collaboration avec AWI. Le projet de traduction bénévole est une première étape qui permet de mettre en application les connaissances théoriques acquises au cours de notre master. Le fait d’appliquer ces compétences pour une association à but non lucratif est d’autant plus gratifiant. C’est la première fois que je sentais que ma contribution allait être réellement utile. Je me suis sentie actrice d’un combat qui me tient à cœur. La mise en place de ce projet de traduction bénévole est, à mes yeux, l’une des meilleures nouveautés de cette maquette. Elle permet en outre d’enrichir notre CV, et personnellement, cette expérience m’a été favorable lors de ma recherche de stage. C’est pourquoi je vous conseillerais de choisir une association qui rejoint vos ambitions professionnelles. Enfin, cette expérience m’a donné envie de mettre à profit mes compétences de traductrice pour des associations, et ce, même lorsque je serai installée en tant que professionnelle. Le document que j’ai eu à traduire pour Animal Welfare Institute sera publié au printemps 2021.

Conclusion

Pour conclure, nous pouvons dire que cette expérience nous a été bénéfique sur plus d’un point. Toute notre promotion a pu collaborer avec une association et M. Hernández Bayter a déclaré avoir été très satisfait de l’ensemble des projets de traduction bénévole. D’après lui, la difficulté principale a été de tenir les délais de remise des fiches de renseignement et d’appréciation. Pensez donc bien à les compléter et à les transmettre à votre professeur à temps !

Nous tenons à remercier M. Hernández Bayter de nous avoir proposé de rédiger ce billet de blog à deux.

Les autres étudiant(e)s de la promotion M2 2020-2021 ont effectué des traductions pour The Donkey Sanctuary, Les Amis de la Terre, Human Appeal, la Ligue pour la protection des oiseaux, Dianova, Black Legal Action Centre, Global Voices, Cochrane, Netzwerk Schweizer Pärke, Humane Society General, PETA France, ou encore Agir pour l’environnement, IPES-food.

Sources :


Animal Welfare Institute. https://awionline.org/

Animal Welfare Institute. « Whaling ». https://awionline.org/content/whaling

Hernánder Bayter, Henry. Ressources du cours de projet de traduction bénévole du Master 2 de Traduction spécialisée multilingue à l’Université de Lille.

IWC | International Whaling Commission. https://iwc.int/home

Liste des groupes de défense des animaux — Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_groupes_de_d%C3%A9fense_des_animaux

« Nations Unies | Paix, dignité et égalité sur une planète saine ». https://www.un.org/fr/

« NGO Reference Model ». https://www.ngoreferencemodel.org/

SEED Madagascar, 2020. « Programme de recherche de SEED Madagascar sur la conservation | RAPPORT ANNUEL 2020 ». https://madagascar.co.uk/application/files/4116/1596/3725/SCRP_annual_report_2020_-_French_pdf.pdf

SEED Madagascar. « Reports & Publications – Conservation Research ». https://madagascar.co.uk/projects/environmental-conservation/conservation-research/reports-publications

SEED Madagascar. « SEED Madagascar – Sustainable Environment, Education & Development ». https://madagascar.co.uk/

SEED Madagascar, 2020. « SEED Madagascar’s Conservation Research          Programme | ANNUAL REPORT 2020». https://madagascar.co.uk/application/files/3316/1172/5316/SCRP_annual_report_2020_-_English.pdf

À la croisée des mondes entre traduction et ONG

Par Fanny Buffel, étudiante M1 TSM

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Le terrorisme, la pauvreté, le chômage, la précarité de l’emploi, la santé ou encore l’environnement sont les sujets qui inquiétaient le plus les Français en 2019 en plus de s’inscrire dans la liste des Nations Unies recensant les 18 défis mondiaux à relever. Peu importe notre âge, la majorité de ces problèmes a toujours fait partie de notre quotidien. Ces dernières années, ils ont cependant été plus souvent au cœur de l’actualité, tout comme les ONG qui s’engagent à lutter contre ces problèmes jusque-là non résolus.

Qu’est-ce qu’une ONG ?

« ONG » peut faire partie de ces nombreux termes que l’on connaît sans réellement savoir les définir. La réponse la plus probable et récurrence à cette question serait : une ONG est une organisation non gouvernementale. Mais après ?

  • Tout d’abord, les organisations non gouvernementales (ONG) sont considérées « comme des personnes morales de droit privé à but non lucratif créées par des acteurs privés et relevant du droit interne; l’action de ces acteurs privés est donc indépendante des États. ».
  • Le terme « organisation non gouvernementale » est apparu pour la première fois en 1945, dans l’article 71, chapitre X de la charte des Nations Unies.
  • Il y aurait environ 10 millions d’ONG dans le monde
  • Si le secteur des ONG était un pays, il serait la 5e plus grande économie du monde.
  • Les ONG se sont principalement développées à partir de la seconde moitié du XXe siècle et sont majoritairement occidentales (176 en 1909 à 59 383 en 2014).

Maintenant que les bases sont posées, il me paraît important de préciser que les ONG peuvent être divisées en deux catégories :

  • Les ONG de plaidoyer, qui ont pour but de défendre une cause, une opinion ou un groupe de personnes.
  • Les ONG humanitaires, qui ont pour but de développer et/ou aider des régions ou populations dans le besoin.

Qui travaille dans les ONG ?

Il existe trois principaux statuts : bénévole, volontaire et salarié.

Concrètement, quelle est la différence entre ces 3 statuts ?

La différence est d’ordre juridique. S’il est facile de différencier le salarié, soit un intervenant percevant une rémunération en contrepartie de son travail, des autres statuts, il est plus difficile de différencier le bénévole du volontaire.

Le gouvernement français définit le bénévolat comme « un engagement libre et sans contrepartie, de quelque nature que ce soit, par lequel l’individu participe à l’animation et au fonctionnement d’un organisme sans but lucratif en dehors de tout lien de subordination ». Le bénévolat ne fait l’objet d’aucun encadrement particulier.

Au contraire, le volontariat de solidarité internationale est un statut encadré par la loi n° 2005-159 du 23 février 2005 prévoyant pour les volontaires le droit à une indemnité (logement, transport, nourriture), une couverture sociale, une assurance maladie complémentaire, une assurance de rapatriement, de responsabilité civile et plus généralement, « un régime de sécurité sociale lui garantissant des droits d’un niveau identique à celui du régime général de la sécurité sociale française ».

Certaines ONG passent parfois par des agences pour faire traduire leur contenu. Toutefois, cette situation reste assez rare et concerne généralement soit les petites ONG qui ont peu de contenu à faire traduire soit celles qui ont besoin de faire traduire des documents très importants ou dans des langues « rares ». Certaines d’entre elles se dirigent vers des agences ou associations comme Mondo Agit et son initiative PerMondo ou Translators without borders qui proposent de traduire leurs documents gratuitement.

Les ONG ne sont-elles composées que de bénévoles ?

La plupart des gens ont tendance à penser que si l’on veut s’engager dans une ONG, il faut automatiquement être bénévole. Même si la majorité est bénévole, on peut voir dans le graphique ci-dessous que ce n’est pas toujours le cas chez les traducteurs. Une traductrice a même admis que les ONG font partie de ses clients qui paient le plus. Pour travailler en tant que salarié, elle conseille de se tourner vers des ONG qui reçoivent d’importantes sommes d’argent de la part de diverses entités internationales comme USAID et la Gates Foundation. Les données présentes dans ce graphique et dans les prochains sont les résultats d’une enquête de 2 semaines publiée sur Twitter et LinkedIn à laquelle 13 traducteurs, qui traduisent pour des ONG, ont accepté de répondre.

Graphique-Statut des traducteurs ONG

De nombreux traducteurs ont d’ailleurs déclaré qu’ils ont travaillé en tant que salarié pour certaines ONG et en tant que bénévoles pour d’autres. L’organisation et le service de traduction, en particulier, ne sont pas identiques dans toutes les ONG et dépendent des ressources financières, de la taille ou de l’esprit de l’ONG ainsi que ses objectifs.

Pourquoi les ONG ont-elles besoin de traducteurs ?

Le besoin de traduction dans les ONG a augmenté en même temps que l’omniprésence d’Internet, qui leur a offert un nouveau moyen de visibilité à plus grande échelle, plus facile d’accès et plus facilement personnalisable.

Si la grande majorité des ONG fait appel à des traducteurs, elles ne le font pas toutes dans le même objectif. Par exemple, l’objectif principal de l’ONG Oxfam, comme beaucoup d’autres, est de « permettre à l’organisation de communiquer efficacement avec un public international multilingue, en interne comme en externe ». Les objectifs et les documents à traduire peuvent être divers et varient selon les équipes de l’ONG.

Quels documents les traducteurs sont-ils amenés à traduire ?

Les ONG doivent faire traduire divers documents, à usage interne et à usage externe. Il est ressorti des témoignages et des articles que les traducteurs ne sont pas amenés à traduire un seul type de document, sur un seul type de support. Au contraire, ils ont été amenés à traduire sur des sites web, aussi bien que sur papiers, sur CD/DVD, dans Excel ou encore des fichiers PowerPoint et audio.

Usage externe

Aujourd’hui, toutes les ONG se doivent d’avoir un site web sur lequel elles donnent toutes les informations relatives à l’ONG. Afin d’atteindre et faire connaître leur cause à plus de personne dans le monde, la plupart des ONG font donc traduire leurs sites internet. C’est le cas, par exemple, de l’ONG espagnole Cives Mundi et l’ONG AFS intercultural programs. Tout le contenu publié sur le site web est donc traduit : témoignages, articles, vidéos, campagnes, missions, informations de contacts et informations pour devenir donateur ou s’engager avec l’ONG, etc.

Toutefois, d’autres ONG telles que Greenpeace et WWF adoptent une autre stratégie : celle de créer plusieurs sites unilingues et ainsi rédiger du contenu dans la langue officielle du pays. Chaque pays a donc son équipe qui est responsable de rédiger des articles, annoncer les futurs évènements et actions dans sa langue maternelle.

Traduction OXFAM

Usage interne

Une grande partie des documents traduits ne sont pas accessibles à tous et ont pour but principal la compréhension et l’organisation. On peut notamment citer les rapports, les notes de presses, les contenus de campagne, le matériel de formation pour le personnel, les emails, les directives, des documents médicaux ou légaux, les sondages, les lettres, les pétitions, des documents officiels et plus généralement, les documents liés à la mission. Cette longue liste prouve que la traduction fait partie intégrante des ONG, qui ne pourraient fonctionner sans l’aide des traducteurs.

Les langues de travail dans les ONG

L’anglais est très souvent la langue de prédilection dans les ONG. Les raisons ?

  • L’anglais est la langue internationale. Toute ONG souhaitant avoir une portée internationale doit donc utiliser l’anglais.
  • De nombreuses ONG sont créées dans un pays anglophone

Au-delà de l’anglais, les langues de travail dépendent des lieux de missions. Le français, l’espagnol, le portugais et l’arabe, par leur présence dans le monde, sont les autres langues les plus couramment rencontrées et traduites dans les ONG. Toutefois, les traducteurs sont plus ou moins nombreux selon les langues (les traducteurs arabophones chez Oxfam sont plus difficiles à trouver) et certaines ONG doivent se tourner vers les agences lorsque aucun traducteur dans la combinaison de langue requise n’est disponible.

Quel est le processus de traduction d’un document ?

Le processus de traduction se compose de 4 étapes : la réception de la demande accompagnée des possibles glossaires et consignes, qui sont envoyés au gestionnaire de projet ; la sélection du traducteur et l’envoi du document ; la révision puis le renvoi du document traduit. Ce processus peut légèrement varier selon les délais ou la taille du projet, par exemple. En effet, lorsque les délais sont courts, les ONG ont tendance à externaliser le processus.

En ce qui concerne la qualité des traductions, la plupart des ONG révisent systématiquement les documents traduits. Pour la part restante qui saute cette étape, elle fait généralement passer un test avant de confier un projet afin de vérifier les compétences du traducteur. En raison de l’importance des documents à traduire et parfois du langage de spécialité employé, beaucoup d’ONG font non seulement passer un test à l’entrée mais révisent aussi les traductions.

Les traducteurs interviewés étaient autant à déclarer qu’ils avaient dû passer un test à l’entrée que ceux qui affirmaient le contraire. Enfin, 16 % d’entre eux révélaient que ça dépendait des ONG pour lesquelles ils ont traduit.

Et les traducteurs ?

Graphique-Liste des ONG

L’ONG qui revenait le plus souvent dans la réponse à mon questionnaire est en réalité une association qui traduit pour des ONG : Translators without Borders. Cette association est donc privilégiée par les traducteurs souhaitant lier travail et engagement. Une traductrice a même avoué avoir traduit pour 28 ONG par le biais de Translators without Borders (incluent dans la catégorie « autres »). Sur la deuxième marche du podium se trouvent les ONG Save the Children International et Doctors without Borders/Médecins sans frontières.

La catégorie « autres » réunit toutes les ONG pour qui un seul traducteur a traduit (parmi ceux qui ont répondu à mon questionnaire). Cette section comprend les ONG suivantes :

·         WWF ·         TDH
·         Sea Shepherd ·         American Red Cross
·         PerMondo ·         Amref Health Africa
·         Amnesty International ·         Bibliothèque sans Frontières
·         GreenPeace ·         CAFE football
·         Global voices ·         CARE USA
·         Amara.org ·         Concern worldwide
·         ICRC ·         COVID-19 (H2H)
·         Humanity and Inclusion ·         Dianova
·         HelpAge ·         Ecancer
·         UNDP ·         …

Enfin, il est important de savoir que certains traducteurs ne sont pas autorisés à dévoiler le nom des ONG avec qui ils travaillent pour des questions de confidentialité, d’où la section « ne peut pas dire ».

Malgré la longue liste d’ONG avec lesquelles les traducteurs ont collaboré, leurs témoignages prouvent que les traducteurs partagent de nombreux points communs et que les ONG fonctionnent à peu près de la même manière.

Pourquoi traduire pour une ONG ?

Graphique-Pourquoi traduire pour une ONG

La moitié des traducteurs ont décidé de traduire, bénévolement ou non, pour des ONG pour se sentir utile et faire une action qui a du sens, participer à l’effort humanitaire. C’est d’ailleurs la principale raison qui pousse les habitants d’un pays, de manière générale, à s’engager dans une ONG.

Deuxième raison : Les traducteurs s’engagent car ils sont intéressés par l’ONG et partage ses valeurs (12 %). C’est donc le meilleur moyen de lier sa vie personnelle et professionnelle. C’est d’ailleurs la première raison qui pousse les traducteurs à traduire pour une ONG plutôt qu’une autre.

Le même nombre de traducteurs déclare avoir directement été contacté par les ONG. C’est donc plus tard que leur intérêt pour la traduction dans les ONG est apparu.

La troisième raison dans la liste est la volonté de faire évoluer sa carrière (11 %) : gagner en expérience, développer des compétences…

Enfin, ils traduisent pour une ONG car ils ont du temps ou sont intéressés par la traduction même au sein des ONG : plus variées.

Combien de temps consacrent-ils aux traductions pour les ONG ?

Tous les traducteurs ne consacrent pas la même durée étant donné qu’ils n’ont pas tous le même statut et ne traduisent/traduisaient pas dans les mêmes conditions.

Il est évident que les traducteurs salariés consacrent autant de temps pour les projets pour les ONG que pour les autres projets. La situation peut être différente dans le cas des bénévoles.

30 % des traducteurs bénévoles traduisent sur leur temps libre : entre 7 et 12 heures par semaine selon les traducteurs, 20 % n’ont pas de contraintes de temps et y consacrent donc tout le temps nécessaire et enfin, 20 % considèrent que ces projets sont aussi importants que d’autres et y consacrent donc autant de temps. Le principal étant de consacrer assez de temps pour se sentir utile sans pour autant se laisser envahir.

Certains traducteurs ont traduit pendant quelques mois alors que d’autres traduisent depuis 15 ans mais 70 % d’entre eux traduisent aujourd’hui encore pour les ONG, bien que ça leur prenne du temps ou qu’ils ne soient pas payés. Ceux qui continuent à traduire recommandent cette incroyable expérience humaine durant laquelle ils ont beaucoup appris sur les problèmes dans le monde et ont pu, à leur manière, aider à les régler tout en mettant un peu de piment dans leurs vies quotidiennes. Puis comme a très bien dit une traductrice : si ce ne sont pas les traducteurs professionnels qui traduisent ces documents, ça laissera plus de place aux charlatans…

 

Merci aux traducteurs et aux ONG qui ont accepté de répondre à mes questions.

 

Sources :

Enquête composée d’un questionnaire anonymisé destiné aux traducteurs travaillant pour des ONG et un autre destiné aux ONG.

Badaoui, Anissa. « Les volontaires de solidarité internationale : entre bénévoles et professionnels ? » VST – Vie sociale et traitements n° 109, no 1 (4 mars 2011): 52‑57.

———. « Humanitarian Work Close to Home: Irina Nosova ». Translators without Borders Blog, 24 janvier 2020. https://www.translatorswithoutborders.org/blog/irina-nosova/.

NonProfit Action. « Facts and Stats about NGOs Worldwide ». Consulté le 27 avril 2020. http://nonprofitaction.org/2015/09/facts-and-stats-about-ngos-worldwide/.

Guillaume, Astrid. « La traduction au service des ONG ». Hermes, La Revue n° 56, no 1 (2010): 83‑89.

Muriel Valencia, Sandra. « El papel de la traducción en una ONG: el caso de la organización no gubernamental para el desarrollo (ONGD) Cives Mundi », 2017. http://uvadoc.uva.es/handle/10324/23330.

Núñez Martínez, Daniel. « La traducción jurídica en el ámbito de las ONG: un texto sobre jurisdicción universal », 3 octobre 2016. http://rua.ua.es/dspace/handle/10045/58430.

« Préoccupations des Français selon le sexe | Insee ». Consulté le 27 avril 2020. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2383052#graphique-figure1.

« Qu’est-ce qu’une organisation non gouvernementale (ONG) ?| Vie publique.fr ». Consulté le 26 avril 2020. https://www.vie-publique.fr/fiches/38225-quest-ce-quune-organisation-non-gouvernementale-ong.

« Questions thématiques : aperçu général », 19 novembre 2015. https://www.un.org/fr/sections/issues-depth/global-issues-overview/index.html.

Tesseur, Wine. « Institutional Multilingualism in NGOs: Amnesty International’s Strategic Understanding of Multilingualism ». Meta: Journal des traducteurs 59 (1 décembre 2014): 557. https://doi.org/10.7202/1028657ar.

Thicke, Lori. « Traducteurs sans frontières ». Traduire. Revue française de la traduction, no 216 (1 mars 2008): 75‑78. https://doi.org/10.4000/traduire.986.

Valero, Carmen. « (PDF) Acción y voluntariado: las ONG y los servicios de traducción e intrepretación ». ResearchGate. Consulté le 26 avril 2020. https://www.researchgate.net/publication/28137931_Accion_y_voluntariado_las_ONG_y_los_servicios_de_traduccion_e_intrepretacion.

« Y-a-t-il une différence entre un bénévole et un salarié ? | Associations.gouv.fr ». Consulté le 29 avril 2020. https://www.associations.gouv.fr/y-a-t-il-une-difference-entre-un-benevole-et-un-salarie.html.

J’ai testé pour vous : le bénévolat en traduction

Par Alessandro Circo, étudiant M2 TSM

 

Le bénévolat en traduction a déjà été évoqué sur ce blog dans cet article, où il était présenté comme un moyen pour les étudiants d’acquérir de l’expérience. C’est donc sous un autre angle que je m’intéresserai ici à cette activité qui, je pense, présente de nombreux intérêts. Aujourd’hui, il est possible de traduire bénévolement pour différents organismes, aux objectifs variés. Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de vous en dresser une liste exhaustive, j’ai choisi de porter à votre attention deux d’entre eux : le projet Out of Eden Walk de National Geographic et Translators Without borders. Le premier, vous l’aurez peut-être deviné, relève du voyage et de l’aventure. Le second, vous en avez sûrement entendu parler, est une organisation à but non lucratif dont la mission est d’offrir des services de traduction aux organismes d’aide humanitaire et de développement. Malgré leurs différences, ces deux solutions ont selon moi une ambition commune : abolir la barrière de la langue. En ce sens, elles renouent toutes deux avec l’essence même de la traduction et permettent de diffuser du contenu par-delà les frontières.

Out of Eden Walk, le plaisir de traduire

Le projet Out of Eden Walk s’intéresse aux origines de l’humanité à travers un voyage qui retrace le parcours de nos ancêtres. Son point de départ ? Le berceau de l’humanité, l’Afrique. Son objectif ? Découvrir le monde.

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Un itinéraire long de plus de 30 000 kms

 

À l’heure où ce circuit aurait pu être parcouru à grands coups de billets d’avions et de locations de véhicules tous terrains, en bien moins de temps que Jules Verne ne l’aurait espéré, le journaliste Paul Salopek a souhaité prendre une toute autre direction et adopter un rythme de croisière plus agréable en voyageant à pied, tout simplement.

Mais alors, la traduction dans tout ça ? Patience, elle arrive. Étape après étape, le journaliste fait part depuis son atelier mobile de ses impressions, de ses rencontres. C’est à cet instant précis que la communauté de traducteurs lui emboîte le pas pour traduire ses billets, ses chapitres, dans 17 langues. Et c’est également à cette étape que vous pouvez rejoindre la caravane, confortablement installé derrière votre ordinateur, vagabondant par procuration sur la route de la soie ou au beau milieu des montagnes du Petit Caucase en Géorgie.

Pour cela, rien de plus simple, vous n’avez qu’à balader votre souris sur cette page. Vous pourrez alors vous éloigner un instant des traductions parfois trop terre à terre et vous délecter d’un peu de liberté. Attention, l’exercice n’est pas non plus de prendre la place du journaliste mais bien de relater ses propos, la traduction est abordée sérieusement avec le flux de travail habituel : traduction, révision et échange avec le réviseur, prise en compte des remarques et modification de la traduction, etc. La tâche est effectuée via un outil en ligne, dans lequel le texte est segmenté. L’échange avec le réviseur se fait également grâce à cet outil. Il existe par ailleurs un groupe dédié à la communauté sur Facebook dans lequel les traducteurs peuvent demander conseil.

Vous voilà maintenant informés et prêts à partir à l’aventure, je terminerai cette première partie par un détail qui revêt une importance toute particulière : les traductions sont signées, un fait assez rare de nos jours.

 

Translators Without Borders, la mission/traduction humanitaire

Dans un tout autre domaine, l’organisation à but non lucratif Translators without borders (TWB) propose de venir en aide aux agences d’aide humanitaire et de développement en mettant à (non-)profit ses talents de traducteur. Les textes à traduire orbitent autour de l’éducation, de la santé, du droit, l’objectif étant de permettre l’accès à ces connaissances par toutes les personnes concernées de près, comme de loin. Par ailleurs, TWB tente d’attirer l’attention sur les besoins en traduction et en interprétation des régions en situation de crise, car bien souvent la communication est très difficile entre les organisations humanitaires et les populations touchées.

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L’impact de Translators Without Borders dans le monde

 

L’organisme offre ses services pour 190 paires de langues et fait la part belle aux langues peu représentées. L’une de ses missions est d’ailleurs de dispenser des formations en traduction aux populations locales afin qu’elles puissent venir en aide aux missions humanitaires et développer une activité économique.

En ce qui concerne la traduction, elle s’effectue sur une plateforme nommée Kató. Une fois l’inscription effectuée via ce formulaire, le traducteur est informé des nouveaux projets dans sa paire de langue via e-mail ou en effectuant une recherche sur la plateforme. Là encore, le flux de travail comporte toutes les étapes habituelles, il ne s’agit évidemment pas de traduction amateure, les sujets abordés sont sérieux et une mauvaise transmission de l’information pourrait avoir des conséquences considérables. Le site s’adresse en priorité aux traducteurs professionnels qui souhaitent offrir un peu de leur temps libre, il n’exclut en aucun cas la participation des volontaires aux compétences linguistiques appropriées et les encourage à apporter leur pierre à l’édifice.

Voilà donc deux solutions qui sauront combler les heures creuses de votre emploi du temps et qui ne manqueront pas de vous apporter une satisfaction certaine tout en vous faisant oublier les aléas du métier de traducteur. Il existe bien d’autres organisations qui proposent ce type d’activité dans des domaines plus ou moins spécialisés et pour des causes très variées, par exemple Uridu dont les missions sont axées sur les femmes rurales. Il ne vous reste donc plus qu’à choisir votre domaine de prédilection pour faire rimer traduction avec « bonne action » !

 

Sources :

https://translatorswithoutborders.org/about-us/

https://www.nationalgeographic.org/projects/out-of-eden-walk/#section-0