QA et LSO : quelle différence ?

Par Elisabeth Jacob, étudiante M2 TSM

Comme nous l’explique cet article du magazine Wired, lorsque l’on écrit, notre cerveau a tendance à se focaliser sur le sens des mots, et non pas sur les mots eux-mêmes. C’est pour cette raison qu’il est très difficile de relire et de corriger son propre travail : notre cerveau connait déjà le message et se contente de reconnaître les mots, sans réellement les lire. On ne voit donc plus ses erreurs !

Les traducteurs n’échappent pas à la règle. Il est donc très important de faire vérifier les traductions par d’autres intervenants afin de garantir la meilleure qualité possible à la livraison d’un projet.

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Pour cette raison, il est nécessaire de faire plusieurs types de vérifications tout au long du projet de traduction.

L’assurance qualité (QA)

Afin de livrer un travail de la meilleure qualité possible, deux étapes d’assurance qualité (ou QA pour Quality Assurance) sont généralement prévues au cours d’un projet de traduction.

Le QA linguistique

Cette première vérification a lieu juste après les étapes de traduction et de révision. Le but est d’éradiquer les erreurs linguistiques qui pourraient subsister dans le texte. Il faut donc faire particulièrement attention :

  • à la grammaire
  • à l’orthographe
  • aux règles de typographie
  • au sens
  • à la terminologie
  • au respect des instructions du client et du guide de style.

Une fois ce travail réalisé, le document doit être mis en page. Cette étape, que l’on appelle PAO (pour Publication Assistée par Ordinateur), se fait généralement sur des logiciels spécialisés comme par exemple Adobe InDesign.

Le QA technique

La deuxième étape d’assurance qualité permet de s’assurer que la mise en page est conforme aux attentes du client. Il ne s’agit plus de s’intéresser à la traduction à proprement parler, mais à tout ce qui l’entoure, comme :

  • les polices
  • les images
  • les liens
  • la mise en page

Ainsi, ces deux étapes de QA, l’une linguistique et l’autre technique, permettent de vérifier que le projet est prêt pour la livraison. C’est en tout cas la théorie ! Cependant, en pratique, c’est une autre histoire.

Dans les agences qui prennent en charge des projets multilingues, il arrive souvent que la personne en charge du QA technique ne comprenne pas la langue dans laquelle le document est rédigé. En principe, elle n’a pas besoin de comprendre le texte, puisqu’elle ne traite que les aspects techniques de mise en page. En revanche, si une partie d’un texte est tronquée à la fin d’une ligne, ou si un mot ne s’affiche pas dans le titre parce que la police est trop grande, cela peut quelques fois passer inaperçu. (Imaginez par exemple devoir travailler sur un texte dont vous ne connaissez même pas l’alphabet !)

Pour pallier ce problème, et quand les délais le permettent, la majorité des agences de traduction mettent en place une troisième et dernière étape d’assurance qualité : le Linguistic Sign-Off (ou LSO).

Le Linguistic Sign-Off (LSO)

Le LSO, c’est donc la toute dernière étape d’un projet avant la livraison. Le texte va être relu une dernière fois (cette fois-ci dans son format final, et non plus dans un outil de TAO comme c’était le cas du QA linguistique) pour s’assurer que tout s’affiche correctement. C’est donc une étape très importante puisqu’elle va permettre de déterminer si oui ou non, un document est prêt à être publié.

S’il vous est un jour confié une tâche de LSO, il vous faudra porter votre attention sur les points suivants :

  • les titres
  • les formats de dates
  • les unités de mesure
  • le texte tronqué ou manquant
  • les majuscules
  • les oublis de traduction
  • les liens
  • la ponctuation
  • les graphiques et les images
  • les listes à puces

La plupart du temps, les LSO se font sur des documents au format PDF. Ainsi, à chaque fois que l’on remarque un problème, il suffit d’ajouter une note à l’endroit correspondant. Une fois la vérification faite sur l’ensemble du document, il faut alors renvoyer le PDF au graphiste afin qu’il puisse effectuer les changements. Ce dernier renvoie ensuite le texte à la personne en charge du LSO qui va pouvoir de nouveau vérifier que tout est correct.

L’année dernière, pendant mon stage dans une agence de traduction, j’ai eu l’occasion de découvrir un outil spécialement conçu pour les QA et les LSO. Il s’agit d’une plateforme en ligne appelée Webproof. Elle est très pratique puisque qu’elle permet à plusieurs personnes de suivre simultanément l’avancée du travail.

Lorsque le réviseur en charge du QA termine de relire une page, le graphiste reçoit automatiquement une notification lui indiquant s’il doit effectuer ou non des changements sur cette page. Lorsqu’il a terminé son travail, le réviseur reçoit à son tour une notification pour aller vérifier que la mise en page a bien été faite, et ainsi de suite jusqu’à ce que le document soit prêt pour la livraison finale.

Ce système limite considérablement les échanges d’e-mails et les envois de documents ! Si vous souhaitez l’essayer, sachez qu’il est gratuit pour les free-lances.

 

Sources :

https://www.wired.com/2014/08/wuwt-typos/

http://novalo.com/lso-como-dar-el-visto-bueno-linguistico-a-un-producto/

http://www.mbonilla.es/services/linguistic-sign-off-lso/?lang=fr

http://www.webproof.com/

Bien traduire pour son public cible : entre règles et usage

Par Audrey Duchesne, étudiante M2 TSM

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Dès le début des études en traduction, les enseignants habituent les étudiants à traduire pour un public cible précis. En effet, plusieurs facteurs sont à prendre en compte lors de la traduction. Dans ce billet de blog, j’ai donc choisi de traiter les facteurs qu’il faut toujours garder à l’esprit lors du processus de traduction.

La culture

D’abord, il est nécessaire de prendre en compte la culture du pays auquel est destiné le texte cible. En effet, on ne traduit pas de la même façon pour un public cible qui connaît la culture du texte source ou qui emploie des mots de cette langue source, et pour un public cible qui ignore totalement quelle est la culture de ce pays. En France, par exemple, si l’on traduit un texte source qui fait référence à la culture britannique et que le public cible ne comprend pas un mot d’anglais ou ne connaît pas cette culture, il est nécessaire d’expliquer ou d’adapter les points que le public cible pourrait ne pas comprendre. Si, au contraire, le public cible comprend l’anglais ou connaît la culture britannique, nul besoin de traduire car cela serait perçu comme une mauvaise connaissance de ce public cible et de l’usage qu’il fait de cette langue. Le traducteur joue un rôle de lien entre le lecteur source et le lecteur cible : l’information présente dans le texte source doit être comprise par le lecteur du texte cible.

L’Histoire

Le traducteur doit s’adapter à l’Histoire du pays. Par exemple, le mot « nazi » utilisé dans un texte source en anglais américain n’aura pas le même impact en France ou en Allemagne. Il est beaucoup moins choquant aux États-Unis étant donné que les répercussions que ce mot implique n’ont pas été les mêmes aux États-Unis et en Europe. Les mots ne sont pas connotés de la même façon dans toutes les régions du monde. C’est pour cela qu’il est très important d’avoir une bonne connaissance de l’Histoire du pays auquel est destiné le texte cible. Dans ce cas précis, il convient d’utiliser un autre mot en Europe pour ne pas choquer le public cible. De plus, certains événements qui ont eu lieu dans un pays peuvent être complètement inconnus dans un autre pays parce qu’ils n’ont pas eu de répercussions mondiales, par exemple. Dans ce cas, le traducteur doit traduire de façon à ce que le public cible comprenne quel a été cet événement précis et encore une fois, s’adapter à son public cible afin que l’information présente dans le texte source soit comprise par le lecteur du texte cible.

Un mot peut en cacher un autre…

Certaines traductions prêtent également à sourire ou révoltent de par les mots employés. Certains mots dans une langue peuvent signifier autre chose dans une autre langue. Le traducteur doit donc être conscient de cette différence de sens s’il veut laisser le mot source tel quel. Il ne doit pas choquer son auditoire car cela peut avoir des répercussions internationales. Prenons l’exemple d’une voiture de General Motors. Celle-ci portait le nom de « No Va ». Or, en espagnol, cela signifie « ne fonctionne pas ». L’effet marketing est donc totalement raté puisque la publicité était destinée à vanter les performances de la voiture et non à faire sourire.

Traduire vers sa langue maternelle pour en connaître l’usage

Il est plus pertinent de traduire vers sa langue maternelle. En effet, il est possible de très bien connaître une langue, ses règles et sa grammaire sans pour autant savoir traduire. Des manuels ou des dictionnaires ne suffisent pas pour traduire vers une langue, il faut également connaître l’usage de celle-ci. Pour ce faire, il faut connaître les subtilités ou les images employées par cette langue. Il est possible de connaître une langue sans pour autant en connaître l’usage. Le traducteur doit s’adapter à l’usage de la langue vers laquelle il traduit. Les langues évoluent sans cesse et le traducteur doit en être conscient pour traduire de la meilleure façon.

L’âge du public cible

On ne traduit pas de la même façon lorsqu’on s’adresse à des enfants ou à des adultes. Il est d’usage, en France du moins, de tutoyer les enfants lorsqu’on s’adresse à eux alors qu’on vouvoie les adultes. En effet, il n’est pas convenable et concevable de tutoyer les adultes qu’on ne connaît pas. Ces derniers pourraient trouver cela irrespectueux. De même, vouvoyer un enfant paraîtrait étrange pour le public cible. De plus, le tutoiement marque la proximité, ce qui attire l’attention de l’enfant et donc exprime une certaine connivence avec le public cible. Le traducteur doit déterminer une stratégie de traduction en fonction de son public. Il doit s’adapter de la meilleure façon au lecteur visé : il ne doit pas utiliser un style plus compliqué que le style source par exemple. Il doit respecter les normes de la langue cible lors de la traduction.

Le niveau de connaissance du domaine par le public cible

Le traducteur ne traduira pas de la même façon si le public cible est un public spécialisé dans le domaine du texte source ou s’il s’agit d’un public qui n’a aucune connaissance dans ce domaine. Pour l’un, il ne faut surtout pas expliciter les termes, les rendre plus généraux alors que pour l’autre, il faut rendre les termes du texte source plus généraux afin qu’ils soient compréhensibles pour le public cible. Si le traducteur traduit de façon trop générale pour un public cible qui connaît le domaine, ce dernier ressentirait cette traduction comme un affront et mettrait en péril la crédibilité du texte cible. Si au contraire, le traducteur traduit de manière trop spécialisée pour un public cible qui ne connaît pas le domaine de spécialité, ce public pourrait ne pas comprendre le texte cible et le traducteur aurait donc manqué à sa tâche de transmission de l’information présente dans le texte source.

Conclusion

Comme nous l’avons vu dans ce billet, il ne suffit pas de parler deux langues pour bien traduire. Le traducteur doit suivre l’évolution de sa langue et s’adapter à son public cible pour être certain de faire passer l’information du texte source au texte cible. S’il perd de vue son objectif de traduire pour un public cible précis, alors sa traduction ne sera pas complète. Évidemment, la liste des facteurs à prendre en compte que j’ai effectuée n’est pas exhaustive. Cependant, ce sont, pour moi, les principaux facteurs à prendre en compte lorsqu’on traduit.

 

 

Liens :

Traduire Wordbee pour Wordbee avec Wordbee, retour sur un projet de traduction inédit

Par Gareth Wilson, intervenant professionnel au sein du Master TSM

 

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Le contexte

Depuis 2015, dans le cadre du module « Nouveaux outils » en M2 du Master Traduction spécialisée multilingue : gestion de projets et technologies (M2 TSM), j’assure, en tant qu’intervenant extérieur, un cours portant sur l’outil de gestion de projets de traduction et de TAO, Wordbee.

Wordbee permet de gérer tous les aspects d’un projet de traduction, de la demande de devis initiale jusqu’à la facturation, en passant par les différentes phases de la production (traduction, révision, relecture, assurance qualité), le tout via une plateforme en ligne.

J’ai découvert Wordbee il y a 4 ans, lors d’une mission de conseil pour une agence de traduction. Celle-ci envisageait de migrer l’ensemble de ses processus administratifs et opérationnels relatifs à la traduction vers une solution « cloud », et voulait confirmer le choix de Wordbee. La mission qui m’a été confiée consistait à évaluer l’outil dans des conditions de production réelles, après une phase de paramétrage et d’essais.

La découverte de Wordbee a été un véritable tournant dans ma vie professionnelle de traducteur indépendant. J’ai été tellement impressionné par sa conception, ses fonctionnalités, sa flexibilité, sa facilité relative de prise en main, et la réactivité du support technique que j’ai rapidement décidé de l’adopter pour ma propre utilisation.

En 2014, avec toute la foi et passion du nouveau converti, j’ai proposé au responsable du M2 TSM d’intégrer Wordbee dans le programme de cours offerts en deuxième année. L’année suivante, c’était chose faite. Depuis lors, l’UFR des LEA bénéficie de l’offre « Universités » de la société Wordbee, qui permet aux étudiants en M2 TSM de disposer de l’outil pendant une année pour une fraction du prix d’abonnement normal.

L’objectif du cours est d’initier les étudiants à Wordbee, et plus généralement à la gestion de projets en traduction. C’est un cours pratique au cours duquel, dans un premier temps, nous simulons, de façon modulaire, différentes phases d’un projet de traduction (par exemple, la création de clients et de « fournisseurs », la gestion de ressources linguistiques, la création de projets et les tâches associées, la traduction et la révision, la livraison, la facturation, etc.). Dans un deuxième temps, les étudiants sont invités à enchaîner ces modules, à rassembler ces « briques de connaissance », lors de simulations de projets avec des clients et des fournisseurs « fictifs » qu’ils auraient préalablement créés.

 

La naissance du projet, un heureux concours de circonstances

Lors de la mission de conseil mentionné plus haut, j’ai eu l’occasion de rencontrer et de sympathiser avec le co-fondateur et PDG et de la société Wordbee, M. José Vega. Nous sommes restés en contact depuis.

À la mi-octobre 2016, j’avais pratiquement terminé mon cours sur Wordbee. Nous avions passé en revue l’ensemble des composants que mon quota d’heures me permettait d’aborder, mais les étudiants avaient été suffisamment formés à l’outil pour être opérationnels dans un environnement professionnel.

À la même époque, la société Wordbee m’a contacté. Il était question de traduire le site de la société en français, et ils voulaient que je leur envoie un devis pour cette prestation. C’était un projet de 16 000 mots, qui devait être géré, bien évidemment, sur une plateforme Wordbee. La livraison était attendue avant la fin de l’année.

Arrêtons-nous un instant, si vous voulez bien, et faisons le résumé de la situation dans laquelle je me trouvais. D’un côté, en tant qu’intervenant chargé de cours en M2TSM, j’avais un groupe d’étudiants traducteurs, de langue maternelle française, formés à l’utilisation de Wordbee. De l’autre côté, en tant que prestataire de services de traduction, j’avais un client — Wordbee — qui avait comme projet de faire traduire son site en français, via une plateforme Wordbee.

C’est à ce moment-là qu’une idée a germé dans mon esprit : pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups en proposant à Wordbee de faire faire la traduction par les étudiants en M2 TSM ? Pourquoi ne pas faire traduire le site Wordbee pour Wordbee avec des étudiants formés à Wordbee ? À mes yeux, c’était une solution gagnant-gagnant pour tout le monde.

Restait alors à vendre l’idée aux différents parties prenantes (les étudiants, Rudy Loock, le responsable du Master, et Wordbee), tout en conciliant les souhaits et exigences de chacun. Et j’avoue, ce ne fut pas très difficile. Chacun y voyait immédiatement les bénéfices qu’il pouvait en tirer. Pour le responsable du Master, c’était une belle occasion de promouvoir le programme TSM. Pour les étudiants, c’était l’occasion de mettre en pratique leurs connaissances en gestion de projet et de traduction lors d’un « vrai » projet, pour un « vrai » client. Avec en plus la possibilité de facturer la prestation pour un montant qui permettrait de couvrir une partie non-négligeable des frais pour leur voyage à Dublin prévu en février 2017. Enfin, pour Wordbee, les avantages étaient évidents, et pas seulement financiers : de « vrais » traducteurs, de langue maternelle française, formés à Wordbee, et en plus, très motivés.

 

Le lancement du projet

Pour le lancement officiel du projet, M. José Vega lui-même avait accepté de rencontrer (virtuellement) les étudiants lors d’une session Skype. Ce fut un échange à la fois riche en informations et motivant pour les étudiants.

La réunion portait essentiellement sur un nouvel outil développé par Wordbee — la Beebox — qu’ils comptaient utiliser pour gérer les échanges de fichiers entre notre plateforme Wordbee et leur « CMS » (Content Management System, système de gestion de contenu en français).

Après la réunion, M. Vega m’a confié que l’exercice lui avait beaucoup plu, et qu’il serait prêt à renouveler l’expérience.

 

Le démarrage et le déroulement du projet

Les étudiants ont tout pris en charge eux-mêmes, de la préparation du planning, l’attribution des rôles et la répartition du travail, à la rédaction des guides de style et des consignes pour les différentes catégories d’intervenants (traducteur, réviseur, assurance qualité).

L’équipe-projet était composée des 19 étudiants de la promotion, auxquels étaient attribués les rôles suivants :

  • Gestion de projet : 2 étudiantes
  • Traduction : 10 étudiant.e.s
  • Révision : 5 étudiant.e.s
  • QA linguistique : 1 étudiante
  • Back-up : 1 étudiant

 

J’ai moi-même assuré un rôle de supervision.

Le projet a réellement commencé le 29 novembre, avec l’envoi de planning au client. Les fichiers source ont été envoyés par le biais de la Beebox la première semaine de décembre. La phase de traduction a commencé le lendemain de la réception des fichiers.

Une des particularités de ce projet était le choix d’utiliser l’outil Slack pour tous les échanges entre les membres de l’équipe-projet. Slack est un outil de travail collaboratif par messagerie qui permet de centraliser toutes les communications nécessaires au travail en équipe. Pour plus d’information concernant cet outil, je vous renvoie à l’article rédigé par une des membres de l’équipe-projet, ici. Dans le cadre de ce projet, nous avons ouvert un compte Slack et créé un espace commun (ou « channel » dans le jargon Slack) pour les échanges destinés à toute l’équipe. Tous les membres de l’équipe pouvaient poster des messages dans ce « channel », et tous les messages étaient visibles par tous.

Slack permet aussi l’échange de messages « privés » entre utilisateurs ou groupes d’utilisateurs. Cette fonctionnalité s’est avérée très utile pour des échanges entre le superviseur et les gestionnaires de projet.

Au cours de projet, qui a duré une dizaine de jours, nous avons échangé plus de 1 200 messages, à tout moment du jour et de la nuit… et parfois même très tard la nuit ! C’est dire la motivation des étudiants !

Pour plus d’informations sur les temps forts du projet, je vous renvoie à cette page Facebook (en anglais).

 

La fin du projet et l’acceptation des travaux

Nous avons livré les traductions le 22 décembre 2016, soit plus d’une semaine avant la date butoir imposée.

Voici le message Slack que j’ai envoyé à l’équipe à la fin des travaux :

Merci et chapeau bas à vous tous !

Et croire qu’il y a des gens qui disent que les jeunes ne veulent pas bosser !?!  En tout cas, vous m’avez tous démontré le contraire tout au long de ce projet. Je sais que beaucoup d’entre vous avez travaillé jour et nuit (et parfois très tard !) pour assurer votre rôle, quel qu’il en fût. Et si vous avez pu livrer le projet dans les temps, c’est grâce aux efforts de chacun.e de vous. Bravo !

Je ne regrette pas du tout ma décision de confier ce projet à votre promotion M2 TSM, qui selon le bruit qui court, est probablement la meilleure depuis l’existence de ce Master. C’était une démarche inédite, à la fois pour moi, pour vous, et surtout pour la société Wordbee, envers qui je souhaite témoigner toute ma reconnaissance d’avoir accepté de « jouer le jeu ».

Je ne peux pas terminer sans un petit mot spécial pour celles d’entre vous avec qui j’ai échangé le plus de messages, c’est-à-dire, vos chères PM, Mélissa et Célia. Elles ont mené le projet d’une main de maître ! Bravo, les filles !

Et puis, en bon « acte managérial » — c’est un private joke — je pense que nous devons fêter cette réussite. Peut-être les PMs pourraient-elle organiser un petit « get-together » pour une séance photo et quelques verres et amuse-gueules ? C’est l’Asso qui paie !

Bonne continuation à vous tous !

Et à bientôt, j’espère.

Les traductions ont été validées, sans retours, le 16 janvier 2017, avec les félicitations du client.

Extrait d’un mail récent de M. José Vega, PDG de Wordbee :

J’ai été très épaté de voir la rigueur du travail et le respect des délais ! C’est surprenant le nombre de mails échangés entre vous via Slack, mais aussi via l’éditeur de Wordbee. Rien à dire : c’est un travail de professionnels !

 

 

Ce projet est inédit dans la mesure où il a permis la concrétisation d’une idée qui est soulevée régulièrement au sein du Master TSM depuis plusieurs années, à savoir, celle de mettre en place un « bureau de traduction virtuel » géré par les étudiants en M2. Cette expérience montre que c’est possible.

En conclusion, je tiens à remercier Rudy Loock pour son soutien tout au long de l’aventure Wordbee. Mes remerciements aussi à M. José Vega d’avoir « joué le jeu » en confiant ce projet aux étudiants en M2 TSM. Mais surtout, je souhaite dire ma gratitude aux étudiants. Ils m’ont permis de vivre une expérience passionnante à leur côté. Je leur souhaite tous une bonne continuation pour la suite de leur carrière.

 

 

Note : Malgré les 32 occurrences du mot « Wordbee » dans ce billet, l’auteur n’a aucun conflit d’intérêt avec la société du même nom.

[Projet de traduction] Collaboration avec le blog Insula

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L’an dernier, le responsable de la Bibliothèque des Sciences de l’Antiquité (BSA) de l’Université de Lille 3-SHS proposait aux formateurs TSM un nouveau partenariat en donnant aux étudiant.e.s du Master TSM la possibilité de traduire des articles consacrés aux sciences de l’antiquité à paraître sur Insula, le blog de la bibliothèque. La première traduction, « Du besoin humain de philosopher », réalisée par Théo Dujardin, Alice Fournier et Marie Serra, a été publiée ce matin. Il s’agit de la traduction d’un texte italien d’Ermelinda Valentina Di Lascio, « Il bisogno umano di fare filosofia » publié en août 2013 sur le site Il manifesto di Bologna.

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Les autres traductions sont en phase de relecture et seront publiées régulièrement sur le blog.


La possibilité de traduire des articles pour le blog Insula a représenté pour les étudiant.e.s un triple avantage :
(i) travailler pour un véritable client, et donc gérer un projet de traduction concret, sous la supervision d’un traducteur/d’une traductrice professionnel.le dans le cadre de l’enseignement « Projet de Traduction »,
(ii) traduire des textes à la terminologie, phraséologie, et organisation discursives spécialisées, et donc développer leur capacité à traduire des textes techniques pour un public spécifique sur des thématiques avec lesquelles ils ne sont pas toujours familiarisés,
(iii) voir le fruit de leur travail être publié officiellement en ayant la possibilité de signer celui-ci, ce qui reste malheureusement si rare.

Merci donc à Christophe Hugot d’avoir offert cette opportunité aux étudiant.e.s de la formation. Merci également aux traducteurs/traductrices professionnel.le.s qui ont supervisé leur travail (Antonia Debove, Guillaume Deneufbourg, Cindy Mittelette, Nathalie Moulard).