Le recrutement des traducteurs en agence de traduction

Par Marie Castel, étudiante M2 TSM

Le recrutement par les agences de traduction peut s’avérer particulièrement important, notamment pour un traducteur fraîchement diplômé qui ne bénéficie pas d’un panel de clients suffisant pour vivre de sa profession. J’ai décidé de me pencher sur le sujet et de revenir avec vous sur les différentes étapes et exigences à l’heure actuelle du recrutement des traducteurs.

Il convient de préciser que je me suis appuyée sur mon expérience personnelle (au sein de l’agence de traduction Intertranslations à Athènes où j’ai effectué mon stage lors de ma première année de master) pour rédiger cet article. Et comme un retour sur mon unique expérience personnelle ne saurait être généralisé à toutes les agences de traduction, j’ai également mené ma petite enquête en réalisant un sondage* auprès de différentes agences de traduction (françaises ou non) où j’ai récolté une soixantaine de réponses.
Notez que les agences interrogées se répartissent comme suit :

  • 44 % d’agences employant moins de dix personnes ;
  • 24 % d’agences employant dix à trente personnes ;
  • 32 % d’agences employant plus de trente personnes.

Le recrutement d’un traducteur n’est pas toujours une tâche facile. Dans le cadre d’un développement, les agences de traduction vont se mettre en quête de nouveaux profils afin de proposer à leurs clients des contenus de qualité optimale. Seulement, plusieurs questions se posent quant au recrutement des traducteurs. Quelles sont les exigences des agences ? Les agences s’appuient-elles uniquement sur les diplômes du traducteur et/ou son expérience ? Faut-il d’autres compétences ?

Mais commençons notre tour d’horizon des conditions de recrutement en agence par quelques généralités sur le sujet.

Quelques généralités

Dans une grande majorité des cas, il est nécessaire pour un traducteur de posséder certaines compétences et d’avoir bénéficié d’une formation initiale pour s’assurer de meilleures chances de recrutement. Sachez ensuite que pour pouvoir répondre au mieux à tous les divers projets qui pourraient leur être proposés, les agences de traduction doivent disposer d’une base de données complète recensant aussi bien les traducteurs in-house que les freelances. Cette base de données, propre à chaque agence, comprendra pour chaque traducteur ses combinaisons linguistiques, ses expériences, ses éventuels domaines de prédilection ainsi que sa (ses) formation(s).
La base de données doit être suffisamment riche, car il est toujours possible qu’un traducteur ne soit pas disponible pour un projet. Il est également important que cette base soit complète, qu’elle comprenne toutes les informations nécessaires à l’agence pour traiter les projets au mieux. Plus elle sera riche et complète, plus il sera facile à l’agence de traduction de remplacer rapidement un traducteur indisponible par un autre disposant des mêmes compétences. Il peut donc être intéressant pour une agence de maintenir cette base de données à jour et de l’enrichir avec de nouveaux traducteurs. En effet, cela permettra à l’agence de ne pas prendre de retard sur les projets qui lui seront confiés par un client.

Le niveau de diplôme

Pour un traducteur qui souhaite travailler avec une agence française, le niveau de diplôme recommandé reste, en règle générale, le master. 70 % des agences situées en France ayant répondu au sondage le confirment. En ce qui concerne celles ayant leur siège à l’étranger, 69 % des agences interrogées se contentent d’un niveau licence.

Il faut savoir que même si des diplômes de l’enseignement supérieur seront grandement appréciés par les agences, celles-ci tiendront également compte de l’expérience au niveau de la pratique professionnelle des candidats. En effet, pour certaines agences, l’expérience est fondamentale et elles ne travaillent donc qu’avec des traducteurs ayant fait leurs preuves et disposant de plusieurs années d’expérience. Cela va témoigner de la capacité à traiter diverses situations et divers projets, mais aussi de l’enrichissement personnel qui en résulte.

Des agences françaises ont indiqué se fier aux critères de la norme ISO 17100, qui nécessite soit un diplôme, soit une expérience suffisante.
Un participant travaillant dans une agence mexicaine précise que sa méthode de recrutement est conforme à la réglementation légale du Colegio de Traductores, Intérpretes y Peritos del Estado de Tabasco.

Le niveau de langue

En France, les agences exigent la plupart du temps un niveau de langue C1/C2 (selon l’échelle du CECRL) pour les traducteurs concernant la langue source. Avoir une bonne maîtrise et une bonne méthodologie est primordial. Parfois, les tests suffiront à indiquer le niveau de compréhension de la langue source (sujet abordé ci-dessous).

Pour ce qui est des réponses des agences situées hors de l’Hexagone, certaines ont un système d’évaluation interne. Par ailleurs, un répondant de la Nouvelle-Zélande a indiqué qu’il évaluait les compétences en anglais (langue cible) à l’aide des scores de l’IELTS et qu’il préfère que les traducteurs soient titulaires d’un diplôme de traduction ou bien qu’ils soient membres de NZSTI ou de NAATI, si possible.

Les domaines de spécialisation

Concernant les domaines de spécialisation, les avis restent mitigés : environ la moitié des agences ayant répondu au sondage n’en exige pas nécessairement, tandis que l’autre moitié estime que cela reste essentiel pour un traducteur. Cela dépendra des exigences du projet/client pour lequel le traducteur sera recruté.

Ensuite, si vous êtes traducteur, lorsque vous précisez vos domaines de spécialisation, veuillez indiquer uniquement les domaines dans lesquels vous êtes sûr de garantir une traduction parfaite, et ce, quelle que soit la difficulté du document source.

Attention : si un traducteur annonce qu’il a plusieurs domaines de spécialisation, cela risque de paraître suspect au recruteur qui pourrait avoir des doutes quant à la qualité et la véracité de ce qu’affirme le candidat.

Les compétences techniques essentielles

En raison de l’informatisation croissante du métier, les traducteurs qui veulent réussir à s’intégrer devront absolument maîtriser les outils de suite bureautique comme Word, Excel et PowerPoint (60 % des agences le confirment). Effectivement, des connaissances informatiques de base vont être nécessaires et même essentielles. Pour se démarquer, la maîtrise d’autres logiciels (comme InDesign et Photoshop) sera un avantage certain.

Une autre compétence primordiale pour le traducteur et de plus en plus demandée aujourd’hui par les agences est la maîtrise et l’utilisation d’un ou plusieurs logiciels de TAO (77 % des agences le confirment). Elle permet d’optimiser la productivité pour les missions de traduction.

Néanmoins, certaines agences ont précisé que même si une expérience avec les outils de TAO est préférable, le plus important reste avant tout la qualité du travail d’un candidat qui sera constatée grâce aux tests. Ces agences ont donc déclaré être prêtes à s’adapter si le traducteur est très bon. Elles sont convaincues que ces compétences peuvent s’acquérir assez rapidement si le traducteur est motivé et un peu débrouillard.

Les compétences supplémentaires

En revanche, un traducteur ne sera pas obligé de disposer de compétences en gestion de projets. Quasiment toutes les agences sondées ont répondu qu’un traducteur n’en a pas besoin. Toutefois, s’il n’y a pas d’exigence particulière à ce sujet, un traducteur désorganisé dans sa gestion fera perdre du temps à l’entreprise (retard sur les livraisons, erreurs sur la facturation…).

Le traducteur doit avoir entre autres les qualités suivantes :

  • Autonomie ;
  • Capacité à gérer son stress ;
  • Capacité d’organisation et d’adaptation…

Un autre aspect intéressant à mettre en valeur lors d’une candidature sont les soft skills. Si vous êtes traducteur et que vous souhaitez que votre contrat dure au sein d’une agence et que la collaboration se passe bien, ils sont fondamentaux.
Tout d’abord, on y retrouve les compétences sociales et humaines (il est nécessaire d’avoir une certaine capacité à travailler en équipe). L’intelligence émotionnelle en fait aussi partie (elle sera essentielle notamment lors d’un feedback). Des compétences en matière de gestion du temps et une grande réactivité sont indispensables. De plus, vous devrez savoir vous montrer débrouillard et être capable de résoudre seul les problèmes techniques.
Une bonne communication et le sérieux seront un vrai plus (il est important d’indiquer ses disponibilités aux gestionnaires de projets, de les avertir lorsque l’on est absent, etc.).

Selon les projets, l’agence pourra exiger d’autres critères : des connaissances en SEO, des capacités en copywriting, en transcription ou dans la manipulation de fichiers de sous-titres… Si vous disposez de compétences additionnelles (telles que la révision, PAO, localisation, etc.), n’oubliez pas de les mentionner.

En outre, vous pouvez lister certains documents sur lesquels vous avez travaillé, sans rentrer dans les détails pour ne pas enfreindre les clauses de confidentialité.

Enfin, une dernière étape et pas des moindres, sera de veiller à la qualité de son expression écrite qui est le cœur du métier de traducteur. Votre candidature doit être rédigée dans une langue irréprochable avec une grammaire parfaite. Montrez votre rigueur, votre précision et que vous maîtrisez la langue.

La candidature spontanée

Un autre cas de figure peut se présenter, vous êtes traducteur et vous avez repéré l’agence pour laquelle vous voulez à tout prix travailler. Cependant, ladite agence semble ne chercher aucun traducteur. Je n’ai qu’une chose à vous conseiller : osez proposer vos services à cette agence qui vous fait de l’œil ! En effet, 80 % des agences ayant répondu au sondage ont déclaré accepter les candidatures spontanées. Alors lancez-vous en envoyant votre CV optimisé pour le poste que vous souhaitez occuper dans l’agence et en rédigeant une lettre de motivation soignée pour l’accompagner. S’il est vrai que cette dernière n’est plus obligatoire partout, faire l’effort supplémentaire d’en rédiger une ne pourra qu’augmenter vos chances de faire bonne impression auprès de l’agence.

Pour éviter que votre mail soit placé directement dans la corbeille à son arrivée, il est essentiel de soigner l’objet de celui-ci. Il vous faudra être concis, direct et précis. Avant de l’envoyer, mettez-vous à la place du recruteur et demandez-vous si l’objet donne envie de consulter le contenu du mail.

Un bon moyen de se démarquer lorsque vous présentez votre candidature serait de le faire par téléphone, voire en personne. Effectivement, le métier de traducteur repose principalement sur une communication par e-mails, c’est pourquoi très peu de traducteurs prennent la peine d’appeler l’agence de leur choix pour candidater. C’est assez dommage, car dans l’agence où j’ai effectué mon stage, le Vendor Manager m’avouait que « le fait de pouvoir mettre une voix sur un traducteur et d’avoir un contact humain » peut avoir une influence positive sur les suites données à la candidature. De plus, cela prouve une certaine motivation.

Un point clé pour vraiment faire la différence est de se renseigner sur l’entreprise. Il vous faudra alors adapter votre candidature en fonction des spécificités de l’agence en question. La personne chargée du recrutement sera sensible à l’intérêt porté concernant les objectifs ainsi que le mode de fonctionnement de l’agence.

Un autre point important avant de candidater sera de s’informer sur le recruteur. D’une part, ce sera un gain de temps pour vous, et d’autre part, votre profil aura plus de chances d’être étudié. Il ne faut donc pas se précipiter sur le formulaire de contact qui se trouve sur le site Web de l’agence comme d’autres personnes le font. Ayez conscience qu’il existe bien souvent un Vendor Manager dans les grandes agences de traduction, qui se chargera de constituer un réseau de linguistes. Pour ce qui est des petites et moyennes agences, cette mission sera souvent confiée aux chefs de projets.

Le recours à des sites/réseaux professionnels

On nous vante souvent l’utilisation des sites et réseaux sociaux professionnels dans la recherche d’emploi. Les résultats du sondage le confirment : j’ai constaté qu’une grande majorité de ces entreprises les utilise pour rechercher des traducteurs, tandis que 16 % n’ont pas recours à cette méthode.

ProZ est la plate-forme la plus utilisée avec LinkedIn (elles sont utilisées respectivement par 68 % et 60 % des participants au sondage). Cependant, il existe d’autres sites où il est possible de rechercher des traducteurs : 39 % des agences utiliseront TranslatorsCafé, tandis qu’une seule agence sur 62 aura recours à Zoho. Je tiens toutefois à préciser que cette question autorisant un choix multiple, le pourcentage total est donc supérieur à 100 %. D’autres sites comme Translationdirectory, Translatorsbase, les sites associatifs de la SFT, l’ATA, CBTI, mais aussi Theopenmic peuvent également vous être utiles lors de votre intégration sur le marché de la traduction.

Voici quelques méthodes alternatives utilisées par nos collègues étrangers :

  • Se rendre sur les sites Web locaux de demande d’emploi ;
  • Aller sur Smartcat Marketplace ;
  • Parcourir Facebook ;
  • Rechercher des fournisseurs lors de conférences et d’évènements du secteur (dépendant du projet).

La fréquence du recrutement

En ce qui concerne la fréquence du recrutement, nous avons encore d’une part, les agences pour qui cette étape se fait « rarement » (35 %) et d’autre part, celles où cela se fait « souvent » (42 %). Il faut bien entendu tenir compte des vagues de candidatures qu’ils reçoivent. C’est ainsi que pour certaines agences, la fréquence de l’étape de recrutement variera selon la demande, en fonction des besoins de leur équipe.

Voici pour finir quelques-unes des réponses du sondage que j’ai souhaité partager avec vous en raison de leur singularité :

« Nous recrutons toujours pour répondre à un besoin […]. Le recrutement est assez rare pour notre part, car notre équipe de traducteurs est en place depuis de nombreuses années pour plusieurs raisons (parmi lesquelles figurent la confiance, la cohérence, le suivi client et la qualité bien entendu). » ;

« Je suis Vendor Manager et je recrute tous les jours ! » ;

« We don’t have a huge pool of translators. We nurture our vendor relationships and have a 99% retention rate (they are always available to take more projects on a daily basis). There is a logic behind it. For instance, we offer our clients handpicked professionals who can really express their message in a given language. If we have to take something really big, we ask for recommendations internally. ».

Un éventuel entretien/test

En fonction des qualifications des traducteurs, une première sélection sera effectuée. Il se peut alors que l’agence auprès de laquelle vous avez postulé vous contacte pour un éventuel entretien (environ 35 % des participants ont déclaré en mettre un en place). Il sera alors primordial de savoir convaincre en quelques minutes pour mettre toutes les chances de votre côté.

Après une sélection des profils, pour bon nombre d’agences (environ 80 % des agences interrogées), il se peut aussi que vous soyez soumis à un test avant d’avoir une chance d’être intégré à leur équipe. Ce dernier va avoir pour but d’évaluer un certain nombre de critères indispensables chez un traducteur (qualités stylistiques, réactivité, connaissances techniques et linguistiques, mais également sérieux et capacité à respecter les délais imposés). Il permettra donc de vérifier que vous serez capable de vous conformer aux attentes de l’agence et du client, notamment par le contrôle de la qualité du texte fourni (cohérence, fidélité à la source, fluidité…).

Par ailleurs, le recrutement peut parfois se faire sur recommandations ou par réseautage (60 % des agences confient avoir recours à cette méthode).
Notez également que certaines agences profitent des stages de fin de formation pour former les stagiaires afin de les recruter à l’issue de celui-ci.

Le début de la collaboration

Une fois toutes ces étapes passées, les candidats sélectionnés par l’agence seront intégrés à sa base de données et recevront par la suite des missions de traduction. Au début de la collaboration, il est nécessaire pour les agences de s’assurer et de contrôler le travail fourni des traducteurs. Certaines agences leur attribueront ainsi une note de départ. Ce système permet de savoir quels projets pourront leur être assignés grâce à un degré de complexité déterminé lors de la notation (qui évoluera après chaque projet). De plus, ce système permettra un suivi des traducteurs dans le temps.

Pour finir, ce qui comptera vraiment, ce sera le retour du client. Sa satisfaction doit être bien évidemment prise en compte pour évaluer le travail du traducteur. Cela lui permettra ainsi d’améliorer ses performances.

Je tiens à remercier les agences de traduction qui ont pris le temps de répondre à mes questions afin de m’aider dans la rédaction de cet article, mais aussi Intertranslations où j’ai beaucoup appris lors de mon stage.
Je remercie également Nancy Matis qui m’a gentiment aidée dans le partage du sondage.

*Il m’est possible de vous envoyer les résultats de ce sondage anonyme qui est composé d’une soixantaine de réponses (une partie en français, l’autre en anglais). Si tel est votre souhait, vous pouvez me contacter par mail : marie.castel.etu@univ-lille.fr.

Bibliographie

SFM TRADUCTION. Prospecter les agences de traduction : Interview avec Harmonie Blondel Henderson [en ligne]. (01/11/2020). <https://www.youtube.com/watch?v=CgG2OenGe74&feature=youtu.be>

HDMTRADUCTION. Prospecter les agences de traduction : quelques conseils clés [en ligne]. (01/11/2020). <http://www.hdmtraduction.com/prospecter-les-agences-de-traduction-quelques-conseils-cles/>

SOTRATECH. Sélection de traducteurs : comment faire le bon choix ? [en ligne]. (01/11/2020). <https://www.sotratech.com/sotratech/blog/70-selection-de-traducteurs-comment-faire-le-bon-choix.html>

ANYWORD. Recrutement des traducteurs professionnels : les critères d’Anyword [en ligne]. (01/11/2020). <https://www.anyword.fr/selection-des-traducteurs/>

Comment bien remplir son dossier de candidature pour le Master TSM : quelques conseils

Par Rudy Loock, responsable du Master TSM

Startup Stock Photos

 

Le dossier de candidature pour accéder au Master TSM n’est pas un dossier long ou complexe à remplir, mais il importe de bien le remplir, en fournissant toutes les informations pertinentes et en présentant ces informations de la façon la plus efficace possible. La période de candidature est par définition une période d’incertitude et donc de stress pour les étudiant.e.s, et il importe d’éviter les faux-pas en prenant le plus grand soin lors de la préparation de votre candidature. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils afin de vous aider à remplir le dossier et à préparer les pièces justificatives à joindre le mieux possible. Il ne s’agit là que de conseils et non d’instructions à suivre à la lettre.

Cette année, en raison de la pandémie de Covid-19, la campagne de recrutement est modifiée : l’examen écrit programmé fin juin est annulé, la sélection ne se faisant qu’à partir du dossier. Il est donc encore plus important de bien remplir le dossier de candidature.

 

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  • Saisie en ligne de votre candidature : le dossier est à remplir en ligne à partir d’un portail mis en place par l’Université de Lille (eCandidat) [Attention : disponible une fois la campagne ouverte uniquement ; cette année la saisie du dossier en ligne se fait entre le 29 avril et le 27 mai 2020, il n’y a pas de dossier papier à envoyer]. Prenez votre temps, et n’oubliez aucune information susceptible de valoriser votre dossier. En particulier :
    • Indiquez bien chaque langue étrangère que vous maîtrisez : l’anglais ainsi que la langue B choisie pour intégrer le master TSM, mais aussi toute autre langue que vous maîtrisez, que celle-ci fasse partie des langues proposées par le master ou non, qu’elle soit européenne ou non. Votre intérêt pour les langues est un atout important. Pensez également à indiquer ces langues avec le niveau correspondant, dans le cadre européen si possible.
    • Expérience professionnelle/Stages : soyez précis dans les informations que vous saisissez (nom de l’entreprise, dates, durée). En raison de la crise sanitaire actuelle, vous serez nombreux à ne pas avoir pu effectuer de stage. Aucune inquiétude si vous êtes dans cette situation : l’absence de stage ne pénalisera pas votre candidature.
    • Séjours à l’étranger : ne mentionnez que les séjours longs (une semaine de vacances à Londres ou à Berlin n’est pas un séjour linguistique).

 

ecandidat

 

  • Pièces à joindre au dossier :
    • Lettre de motivation : elle doit être rédigée dans un français impeccable. Pensez donc à vérifier soigneusement l’orthographe, la grammaire, et le style, sans oublier la ponctuation ; n’hésitez pas à vous faire relire. Évitez également les phrases toutes faites et les clichés (en particulier ceux que l’on trouve dans les soi-disant « modèles » sur internet…), tout en étant concis (1 page et demie doit suffire). Expliquez votre parcours et les raisons pour lesquelles vous souhaitez intégrer le Master TSM. Au préalable, pensez à (re)lire la plaquette d’informations du Master TSM, à consulter notre site internet, afin de pouvoir faire référence au contenu de la formation de façon pertinente ; ainsi inutile de faire état de votre souhait de devenir interprète ou traducteur littéraire dans la mesure où le Master TSM ne forme pas à ces métiers. Montrez que vous savez pourquoi vous postulez pour cette formation.
      S’il est déjà connu, exposez votre projet professionnel. Intégrez également toute autre information qui apporterait un éclairage important sur le contenu de votre dossier (interruption de vos études, absence de notes pour une partie de votre parcours, impossibilité de participer au test de vérification des acquis ou à l’entretien…). Évitez les lettres générales jointes à toutes vos candidatures en master : elles sont souvent impersonnelles et ne reflètent aucunement votre motivation pour un programme de master en particulier.
      Si vous décidez de rédiger votre lettre de motivation sur ordinateur, veillez à ce que la mise en page soit impeccable et que les normes typographiques soient respectées. Si vous la rédigez de façon manuscrite, veillez à ce que votre écriture soit lisible et que la présentation générale soit soignée, aérée, avec des marges suffisantes.
    • Curriculum Vitae : il doit être en français, détaillé tout en étant synthétique, et contenir toutes les informations susceptibles d’être pertinentes pour votre dossier, à savoir votre formation scolaire et universitaire, votre expérience professionnelle le cas échéant, les langues que vous maîtrisez, vos compétences en informatique, les séjours longs effectués à l’étranger… Comme pour la lettre de motivation, la qualité de français doit être optimale : relisez vous et faites vous relire.
      N’hésitez pas à intégrer des informations non directement liées au monde universitaire, mais qui valoriseront votre candidature : activités sportives ou artistiques, expériences de bénévolat, engagement associatif… D’une manière générale, pensez à inclure toutes les informations susceptibles de valoriser votre candidature, comme les mentions obtenues, les bourses au mérite dont vous avez bénéficié, la participation à des projets spécifiques, etc. Tout en étant concis.e, n’omettez donc aucune information susceptible de vous faire sortir du lot.
      N’hésitez pas à indiquer les liens vers vos comptes sur les réseaux sociaux (préalablement « nettoyés » !) susceptibles de valoriser votre candidature (pages LinkedIn, Viadeo ; comptes Twitter ou autres…). De même, si vous tenez/contribuez régulièrement à un blog, n’hésitez pas à le mentionner.
      S’agissant de la présentation générale du CV, évitez les couleurs, images, polices originales, etc. qui donneraient au document un aspect non professionnel. Privilégiez la simplicité et la sobriété, tout en étant le plus complet possible.
    • Relevés de notes : ils doivent être détaillés. Des relevés ne fournissant uniquement vos moyennes au semestre ou à l’année ne suffisent pas ; chaque Unité d’Enseignement (UE), mais aussi chaque élément constitutif d’UE doit apparaître, notamment les enseignements de langues et de traduction (vous pouvez d’ailleurs surligner ces éléments afin d’améliorer leur visibilité). L’absence de notes détaillées entraînera le rejet de la candidature. Si vous avez passé un semestre ou plus à l’étranger, vous devez de la même manière fournir la liste précise des enseignements que vous avez suivis et validés ; si leurs intitulés sont en langue étrangère, pensez à en fournir la traduction en français.
      Si vous êtes issu.e d’une formation qui n’est pas une formation LEA avec néanmoins deux langues étrangères de travail (comme une formation LLCER par exemple tout en ayant suivi des enseignements concernant une seconde langue), veillez à bien faire apparaître les enseignements relatifs à la seconde langue que vous souhaiteriez étudier au sein du Master TSM.
      Les relevés attendus sont ceux du S1 au S6. Si vous êtes en S6 au moment du dépôt du dossier et que votre relevé de notes du S6 n’est pas encore en votre possession, les relevés du S1 au S5 suffiront.
      NB : Nous savons que cette année, en raison de la crise sanitaire actuelle, les étudiants rencontrent des difficultés pour obtenir leurs relevés de notes de l’année en cours. Si vous êtes dans cette situation, pensez à le mentionner dans votre lettre de motivation. En cas de séjour à l’étranger dans le cadre d’un programme, pensez à inclure la liste des enseignements qui ont été suivis, même si vous n’avez pas obtenu de note officielle.
    • Certifications en langues : si vous êtes issu.e d’une formation qui n’est pas une formation en LEA et si votre parcours de licence ne contient pas d’enseignements validés et évalués pour les deux langues demandées ou l’une des deux, alors il vous faut pouvoir justifier votre niveau à l’aide de documents autres que les relevés de notes. Pour cela, il vous faut joindre à votre dossier toute certification extérieure que vous auriez passée : par exemple, le TOEIC pour l’anglais, un CLES, un test eLAO auprès du Centre de Ressources en Langues de votre université d’origine, etc. L’absence de justificatifs de niveau pour les deux langues demandées (anglais+langue B) entraînera systématiquement le rejet de la candidature. NB : un séjour long à l’étranger n’est pas un justificatif de niveau.
    • Certifications en informatique : n’hésitez pas à joindre à votre dossier tout justificatif relatif à vos compétences en informatique si vous avez cela en votre possession (non obligatoire). Ces compétences sont en effet attendues au sein du Master TSM. Si vous maîtrisez des logiciels ou des outils en ligne en lien avec la traduction et/ou la gestion de projets, soyez précis.e en mentionnant les noms et les versions de ces outils informatiques (ex : SDL Studio 2019, Microsoft Office 2016, Adobe CS6…).

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  • Autres remarques :
    • Anticipez la saisie et l’envoi de votre dossier, n’attendez pas la dernière minute. Pour la campagne 2020, après le 20 mai, vous ne pourrez plus saisir votre candidature en ligne.
    • Choisissez une adresse électronique sérieuse : évitez les grenouilledu59@xxxx.fr ou superhero@xxx.com que l’on trouve si souvent. Placez vous d’ores et déjà dans une optique professionnelle et privilégiez les adresses du type prénom.nom@xxxx.fr.
    • Organisez vos pièces justificatives en regroupant les documents de même type et en nommant clairement les fichiers (ex. : NOM_CV, NOM_relevé de notes L1).  Tout ceci en facilitera la lecture et permettra au jury de trouver facilement les informations recherchées.
    • Ce n’est pas l’épaisseur du dossier qui compte ; évitez donc de le « remplir » en y insérant tous les documents en votre possession sans que leur présence soit justifiée (ainsi, il n’est pas utile de joindre une copie du diplôme du brevet des collèges ou du permis de conduire).
    • Une grande rigueur étant attendue en Master TSM, veillez à soigner la présentation générale de votre dossier, en évitant les ratures, les documents chiffonnés, cornés, tachés, ou encore mal scannés.

 

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bon courage pour la compilation de votre dossier ! A bientôt ! ;o)

 

Comment bien se vendre pour trouver un stage dans le milieu de la traduction

Par Chloé Cantet, étudiante M2 TSM

 

En cette période de recherche de stages, nous souhaitons tous nous démarquer et nous vendre au mieux pour trouver un stage formateur et motivant.

En tant qu’étudiant.e, l’expérience professionnelle nous fait souvent défaut au moment de postuler à nos stages de master, en particulier pour celui de master 1. Cependant d’autres atouts peuvent être mis en avant afin d’attirer l’attention du recruteur.

Label EMT

Bien que cela puisse paraître évident, le fait même d’être en master est un plus, surtout si votre formation, comme le master TSM, porte le label EMT (European Master in Translation) octroyé par la DGT (Direction Générale de la Traduction). Ce label est un gage de qualité. En effet, le référentiel de compétences EMT, qui doit être respecté par les formations membres du réseau «  définit les compétences de base que les traducteurs doivent posséder pour travailler sur le marché actuel » (site de la Commission européenne).

Ce label est également un atout considérable si souhaitez réaliser un stage à la DGT ou dans une organisation de l’Union européenne en général.

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Parce que le master est une expérience

Pensez à valoriser les compétences et connaissances acquises au cours de la première année (voire du premier semestre !) de master. Parce que l’utilisation de la Traduction Assistée par Ordinateur (TAO), la compilation de corpus et la gestion de projets sont essentielles aux yeux des agences et des professionnels du monde de la traduction, ce serait dommage de les omettre dans son CV. De plus, en tant qu’étudiant.e.s en cours de formation, nous sommes les mieux formés et les plus à jour en matière de nouvelles technologies, de logiciels et de nouveaux outils : un atout majeur sur un marché qui est en constante évolution et développement !

Pour ce qui est des outils de TAO, la certification de SDL pour traducteurs (niveau débutant pour les M1 et niveau intermédiaire pour les M2) est évidemment un plus qui permet d’attester de votre niveau de maîtrise de SDL Studio, actuellement leader sur le marché. Le fait de préciser la version avec laquelle vous travaillez, en l’occurrence 2019 cette année pour les étudiants du master TSM, montre au recruteur que vous êtes à l’aise avec les nouvelles fonctionnalités et que vous n’aurez pas de problème à travailler avec les versions antérieures.

De plus, le Skills Lab étant un atelier à part entière, il permet d’augmenter l’expérience sur votre CV. Votre poste dans cette agence de traduction virtuelle est bien réel et vous demande de mettre en pratique ce qui a été appris pendant les cours, et au-delà.

Attention aux fottes !

En traduction plus que dans n’importe quel autre secteur, la rédaction, la typographie, la grammaire et l’orthographe sont primordiales. Elles révèlent votre style et l’attention que vous portez à votre candidature. C’est pourquoi il est important de soigner la rédaction de son cv et de sa lettre de motivation. La moindre erreur pourrait vous « disqualifier » et faire douter de vos compétences. Pensez à les faire relire par un camarade, un proche… : on voit toujours mieux les erreurs des autres.

Étranger

Langues de travail et séjours à l’étranger

Les langues étudiées et parlées sont également un moyen de sortir du lot. Le fait d’avoir des connaissances dans une langue rare (russe, danois, serbe…) peut intéresser certaines agences et plus particulièrement les institutions européennes.

De plus, les expériences à l’étranger, que ce soit dans le cadre de stages, d’échanges universitaires, de formations, etc., sont une plus-value à ne pas négliger puisqu’elles permettent de développer des compétences linguistiques et culturelles et montrent une certaine ouverture d’esprit et curiosité. C’es séjours permettent généralement d’apprendre à gérer un budget, à gagner en autonomie, à mieux s’organiser… Tant de compétences à mettre en avant afin de se démarquer et retenir l’attention de qui lira votre CV.

Présence sur les réseaux sociaux

À l’ère du numérique, les employeurs recrutent régulièrement sur les réseaux sociaux. Il faut donc se créer des profils et les soigner (tant professionnels que personnels) pour mettre en avant ses atouts et ses compétences tout en évitant de rendre publics des informations trop personnelles ou compromettantes. Le milieu de la traduction est un petit milieu où tout le monde se connaît, il faut donc veiller à construire et entretenir sa réputation. Les profils LinkedIn et Viadeo par exemple doivent être professionnels et donner confiance. Ils font office de CV et permettent au futur employeur de connaître notre parcours et nos compétences. Il est important qu’ils soient complets et qu’ils contiennent tous les mêmes informations.

Afin d’être facilement reconnaissable d’un réseau à l’autre, il est conseillé d’utiliser le même nom, la même adresse mail et la même photo pour chaque profil. Il est judicieux de suivre les sociétés de traduction sur les réseaux sociaux puisque c’est là qu’elles publient (souvent en avant-première) leurs nouvelles offres de stage et d’emploi.

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Skills Lab – test ultime avant l’arrivée sur le marché

Les entreprises ne font jamais de retour sur notre cv, notre lettre de motivation ou encore notre présentation lors de l’entretien d’embauche. Notre candidature est acceptée ou refusée, sans que l’on sache ce qui a motivé le choix du recruteur. Cependant, grâce au Skills Lab les étudiants du master TSM ont la possibilité d’avoir l’avis de professeurs et de professionnels du monde de la traduction sur leur façon de postuler à une offre d’emploi en traduction. En effet, comme l’explique Alessandro Circo dans son article, les étudiants sont amenés à répondre à des annonces pour différents postes au sein du Skills Lab (traducteur, réviseur, préparateur de ressources ou gestionnaire de projet) et à passer des entretiens. Les commentaires constructifs réalisés par les professeurs et les professionnels sont essentiels puisqu’ils permettent d’améliorer considérablement son cv et sa façon de se présenter lors d’un entretien d’embauche. De plus, cela permet de se mettre dans la peau d’un professionnel du monde de la traduction (souvent pour la première fois) avant d’arriver réellement sur le marché.

 

J’espère que ces conseils auront été utiles et vous aideront à obtenir un (bon) stage de master dans le milieu de la traduction.