CafeTran Espresso – Un outil complet et abordable

Par Gauthier Menin, étudiant M2 TSM

 

CafeTran Espresso est un logiciel de TAO. Traduction assistée par ordinateur.

Les outils de traduction assistée par ordinateur sont indispensables à tout traducteur moderne.

En effet, plus aucune agence n’accepte de collaborer avec un traducteur n’ayant pas d’outils de TAO.

Même les clients directs sont, la plupart du temps, au fait des nouvelles technologies. Or, ce ne sont pas les outils qui manquent. Il en existe pour toutes les bourses, pour toutes les tailles d’entreprise et s’adapte aux différents besoins des traducteurs contemporains.

Qu’il s’agisse de la traduction machine ou des outils de corpus, chaque outil vente ses mérites.

Alors, le traducteur se voit un peu comme un acheteur d’une maison : tous les outils ont la même vocation, aider à la traduction, mais l’agencement ou la manière d’y parvenir est différent.

CafeTran Espresso est probablement l’un de mes outils préférés. La raison principale à cela est évidemment le prix. Il est très loin des prix exorbitants que peuvent appliquer certains de ses concurrents. La petite nuance, c’est qu’il ne s’agit pas ici d’un achat unique, mais bien d’un abonnement annuel. Le prix s’élève à 80 € par an, soit environ 6,60 € par mois. Si vous exercez le métier de traducteur indépendant, je pense que 6,60 € n’est pas un tarif excessif et qu’il ne faudra pas traduire beaucoup pour rentabiliser l’outil.

Outre un tarif plus que raisonnable, CafeTran Espresso propose de nombreux outils qui lui permettent de rivaliser avec les plus grands de ses concurrents.

 

Tour du propriétaire

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La première chose que l’on remarque lorsque l’on ouvre CafeTran Espresso, c’est que l’interface est assez élégante et sombre par rapport aux interfaces habituelles des autres outils de traduction assistée par ordinateur qui sont disponibles sur le marché. C’est un détail, mais un détail qui a son importance surtout lorsque l’on travaille tard comme c’est souvent le cas quand on est étudiant et qu’il faut terminer ses traductions après les cours en rentrant chez soi. Dans la partie supérieure de l’écran, on note l’interface de sélection ou de création du projet.

Un menu déroulant permet de visualiser l’ensemble des projets existants et d’accéder à l’éditeur pour le projet en question.

Le panneau de gauche, appelé Total Recall, permet d’activer l’équivalent d’une mémoire de traduction centrale. À la fin d’un projet de traduction, la mémoire de traduction du projet est exportée dans la mémoire Total Recall. Au cours du projet suivant, la mémoire Total Recall consultera l’ensemble des mémoires qu’elle contient afin d’y chercher des segments utiles.

Au centre, nous avons deux panneaux : le premier concernant les mémoires de traduction projet et le second concernant les glossaires.

Enfin, toute droite, il est possible à l’utilisateur de sélectionner des ressources en ligne qui seront accessibles directement depuis l’éditeur de traduction. Parmi ces services, on trouve Google Translate ou DeepL, Linguee ou Proz Term Search.

Comme nous le verrons dans la partie dédiée à la description de l’éditeur, les services cochés seront accessibles directement depuis l’éditeur et ne nécessiteront pas un navigateur Internet en arrière-plan. Il s’agit selon moi d’un élément important pour l’impact cognitif du traducteur. Nous y reviendrons.

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La fenêtre de l’éditeur de traduction est relativement similaire à celle des autres outils de traduction assistée par ordinateur. Elle dispose cependant, à l’image de l’écran d’accueil, du mode nuit comme illustré sur la photo ci-dessus. Il s’agit peut-être pour certains d’un détail, mais je vous assure que les effets sur les yeux se font ressentir très rapidement.

La partie supérieure droite affiche le segment source ainsi que l’espace dédié au segment cible qui, dans cet exemple, est encore vide. À la gauche du segment en cours, un panneau affiche les segments précédents ainsi que les segments à venir.

Dans la partie inférieure gauche sont affichés les services Web, les mémoires de traduction, les glossaires, ainsi que la mémoire Total Recall.

Enfin, en bas à droite sont affichés les résultats des mémoires de traduction. Bien entendu, il est possible de personnaliser l’interface et d’intervertir certaines fenêtres pour que l’espace corresponde davantage à vos besoins.

Une des fonctionnalités les plus pratiques, à mon sens, est l’accès à différents services Web directement depuis l’interface de l’éditeur. Nul n’ignore qu’un traducteur passe de longues heures à naviguer sur Internet à la recherche d’information, de terminologie, de sources.

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Il vous est très certainement déjà arrivé de vous lancer dans des recherches et de vous retrouver avec des dizaines d’onglets ouverts dans votre navigateur favori. Chacun de ces onglets représente une charge cognitive potentiellement indésirable puisque, tout comme moi, vous avez probablement tendance à laisser ouverts des onglets dorénavant inutiles par peur de ne plus les retrouver. Or, chacun de ces onglets, chaque fenêtre ouverte, chaque logiciel en cours de fonctionnement représente une charge cognitive. Notre cerveau, qu’on le veuille ou non, cherche à garder en mémoire toutes les informations potentiellement nécessaires à notre travail.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir submergé par votre espace de travail ? Il est probable que ce sentiment soit provenu d’un espace de travail mal organisé ou surchargé. On pense souvent à l’espace physique (le bureau, la pile de papiers, les dossiers éparpillés), mais on ignore souvent l’espace de travail numérique. Pourtant, cet espace numérique n’est-il pas celui dans lequel nous passons le plus de temps ?

Ainsi chaque mesure prise afin de réduire le poids cognitif de nos environnements de travail est importante.

 

Fenêtres statistiques

Un autre des éléments que j’apprécie particulièrement sur CafeTran Espresso est la fenêtre des statistiques. Le logiciel dispose d’une fenêtre de statistiques facilement accessibles depuis l’onglet projet. Elle fournit des informations classiques relatives au Weighted Word Count, mais aussi une estimation de la vitesse de traduction.

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Il me semble qu’il s’agit là d’une fonctionnalité particulièrement pratique notamment lorsque l’on est débutant puisqu’elle permet à un jeune traducteur (voire à un traducteur expérimenté faisant face un nouveau domaine) d’estimer sa vitesse de travail en temps réel. C’est évidemment quelque chose qui peut être fait simplement avec une montre ou un chronomètre, mais cela reste néanmoins une fonction pratique et particulièrement simple d’utilisation alors pourquoi s’en priver ?

En plus d’indiquer au traducteur sa vitesse de travail sur le projet actuel et en temps réel, la fenêtre de statistiques est en mesure de générer un devis à partir du Weighted Word Count et du tarif au mot de votre choix. Il est également possible de définir un prix au caractère.

Ce devis généré par l’application ne nécessite que deux clics et permet de rapidement savoir quelle est la valeur financière d’un projet. Cependant, il est très important d’avoir conscience que ce devis n’est pas exploitable d’un point de vue légal lorsque l’on est autoentrepreneur. En effet, de nombreuses mentions légales ne sont pas présentes. Cela dit, rien ne vous empêche de copier-coller les informations de ce devis dans votre modèle habituel.

 

QA

Les fonctionnalités de contrôle qualité du logiciel sont, à mon sens, particulièrement bonnes. Après avoir expérimenté sur de nombreux outils différents, j’ai souvent été déçu des outils de contrôle intégrés à ces logiciels. CafeTran Espresso est l’un des rares à m’avoir satisfait. Il s’agit peut-être, là encore, d’un détail, mais lorsque vous terminez votre traduction et que vous validez votre dernier segment, une fenêtre s’affiche vous proposant d’exporter votre document ou d’effectuer un QA.

Un traducteur devrait toujours effectuer des contrôles qualité avant export, mais cette fenêtre représente une sécurité de plus pour garantir que ce contrôle ne soit pas oublié.

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Lorsque vous sélectionnez l’option du contrôle qualité, une fenêtre s’affiche pour vous permettre de sélectionner les critères d’évaluation.

Une fois vos critères sélectionnés, le contrôle qualité se déroule de manière similaire à ce que l’on peut voir sur d’autres outils du marché.

Enfin, de manière générale, CafeTran Espresso prend en charge un grand nombre de formats de fichiers de manière efficace. Pour ne citer que ceux-là, il prend en charge les formats XLIFF, TMX, InDesign ou encore FrameMaker.

Le logiciel a recours à la mémoire RAM de votre ordinateur, ce qui lui permet d’être réactif notamment avec les mémoires de traduction.

 

En conclusion, CafeTran Espresso est un outil qu’il ne faut pas sous-estimer en raison de son prix, mais, bien au contraire, qui doit attirer votre attention et qui mérite au moins d’être essayé. J’ajouterai d’ailleurs qu’il existe une version d’essai gratuite et illimitée avec pour seule restriction une mémoire de traduction limitée à 1000 mots. Si cet article n’a pas suffi à vous convaincre, téléchargez donc la version d’essai et voyez par vous-même. M’est avis que vous pourriez être agréablement surpris.

 

Je tiens à remercier l’équipe de CafeTran Espresso qui m’a autorisé à utiliser et publier des images de leur logiciel dans le cadre de cet article.

Bibliographie

https://www.cafetran.com/ – Site web officiel de CafeTran – Consulté le 13 févr. 20

 

Mise à jour des mémoires de traduction et des glossaires : pour quoi faire ?

Par Lucie Lhuillier, étudiante M2 TSM

 

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Lorsqu’ils traduisent, les traducteurs ont recours à diverses ressources. Parmi elles, on retrouve notamment les mémoires de traduction et les glossaires qui sont couramment utilisés. Cependant, il est fondamental de veiller à ce qu’ils soient mis à jour régulièrement. Pour quelles raisons ?

 

Qu’est-ce qu’une mémoire de traduction ?

Une mémoire de traduction est une base de données linguistique utilisée lors d’une traduction grâce aux outils de TAO (Traduction assistée par ordinateur). Elle est composée de segments en langue source et de leur traduction en langue cible.

Utiliser une mémoire de traduction permet au traducteur de travailler plus vite et d’être plus efficace. Grâce à celle-ci, il ne traduit jamais deux fois la même chose. La mémoire de traduction est alimentée par le traducteur, les segments traduits et validés sont enregistrés au fur et à mesure de la traduction. Si le logiciel détecte un segment qui a déjà été traduit auparavant, il va automatiquement suggérer la traduction enregistrée dans la mémoire. Il s’agira, selon le degré d’analogie, de correspondances parfaites ou de correspondances partielles. Les nouvelles unités de traduction pourront être utilisées à leur tour lors des projets suivants.

Attention, la mémoire de traduction ne traduit pas à la place du traducteur mais l’assiste dans son travail. C’est au traducteur de déterminer s’il garde la traduction proposée telle quelle ou s’il doit l’adapter. La mémoire va également lui permettre de garder une certaine cohérence et homogénéité au fil de la traduction. Par ailleurs, celle-ci n’est pas capable de repérer les éventuelles erreurs de traduction ou fautes de grammaires, ni de vérifier l’orthographe.

En outre, il ne faut pas confondre mémoire de traduction et traduction automatique (voir ce billet) qui sont deux choses bien distinctes. La traduction automatique ne nécessite aucune intervention humaine contrairement à la mémoire de traduction qui, elle, est créée et alimentée par le traducteur.

Qu’est-ce qu’un glossaire ?

Un glossaire est une base de données contenant une terminologie spécifique en langue source et en langue cible qu’il est possible d’intégrer à un outil de TAO. Il peut être bilingue mais aussi multilingue et ne contient pas de segments mais des termes précis, contrairement aux mémoires de traduction. Ces bases de données permettent de garder une certaine cohérence terminologique et rédactionnelle au sein d’un même projet mais également entre les différents projets d’un client. En effet, ces projets sont parfois espacés dans le temps ou confiés à d’autres traducteurs. Les glossaires garantissent alors l’utilisation de la même terminologie à chaque traduction, à condition bien sûr, que les termes ne soient pas devenus obsolètes. Ils peuvent regrouper des termes qui correspondent à un domaine précis, à un projet ou bien à un client en particulier. Parfois, en plus des termes, on peut également y intégrer d’autres données telles que les définitions et leurs sources, les catégories grammaticales, le contexte, les illustrations ou encore les dates d’insertion (qui peuvent inciter un traducteur à revoir l’usage d’un terme si la date lui paraît éloignée dans le temps).

Un glossaire sert de référence au traducteur dans le choix de la bonne terminologie.  Son utilisation est d’autant plus nécessaire lorsque plusieurs traducteurs travaillent sur un même projet. La mise en commun des ressources, glossaires mais aussi mémoires de traduction, permet de garantir l’homogénéité de la traduction réalisée par une équipe et donc d’offrir une traduction de qualité.

Pourquoi les mettre à jour ?

Les mémoires de traduction et les glossaires sont des ressources essentielles pour le traducteur. En effet, ils possèdent de nombreux avantages qui leur permettent de fournir des traductions de qualité.

Cependant, pour garantir l’efficacité de ces ressources, il est fondamental de les mettre à jour régulièrement non seulement pour les alimenter en ajoutant les nouvelles traductions à chaque projet mais aussi pour supprimer la terminologie obsolète. En effet, rien n’est figé. Par conséquent, la terminologie, tout comme les langues, évolue et change au fil du temps. C’est pourquoi, éliminer cette terminologie devenue obsolète et la remplacer par celle qui correspond à la période actuelle est une étape à ne pas négliger. Si les ressources qu’utilise un traducteur sont désuètes et ne sont donc plus d’actualité, la qualité de la traduction risque d’être mauvaise et donc de ne pas répondre aux exigences du client. La mise à jour des ressources permet d’assurer une qualité constante.

 

 

Sources :

https://www.inter-contact.de/fr/blog/151-memoire-de-traduction-comment-le-traducteur-travaille-t-il-avec-et-comment-en-profitez-vous

http://www.sdltrados.com/fr/solutions/translation-memory/

https://www.technitrad.com/fr/qu-est-ce-qu-un-glossaire/

http://www.itc-france-traduction.com/le-b-a-ba-des-memoires-de-traduction/

https://www.redactionpro.fr/le-glossaire%E2%80%89/

https://www.eazylang.com/blog/index.php/2017/11/20/role-glossaires-traduction-professionnelle/

 

J’ai testé pour vous… Memsource

Par Léa Gonzalvez, étudiante M2

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de Memsource, un outil que nous avons eu la chance de découvrir dans le cadre du cours « Nouveaux outils » du Master 2 TSM. Pour commencer je vais rapidement vous présenter cet outil, puis je partagerai avec vous un petit guide spécial débutants pour créer des projets et enfin je vous donnerai mon avis.

Présentation de l’outil et de ses fonctionnalités

Fondée en 2010, Memsource est une plateforme de traduction en ligne (cloud) dont le siège est situé à Prague mais qui possède des bureaux un peu partout dans le monde.

Memsource est à la fois un outil de gestion de projets et un outil de TAO destiné aux traducteurs. Il comporte trois composantes différentes mais complémentaires : Memsource Cloud, qui permet de créer et gérer ses projets, Memsource Web Editor, environnement de travail en ligne destiné aux traducteurs et Memsource Editor, environnement de travail hors-ligne également destiné aux traducteurs.

  • Memsource Cloud

Memsource Cloud, c’est la plateforme en ligne à partir de laquelle il est possible de créer ses projets et de suivre leur avancée. C’est également à partir de Memsource Cloud, que l’on peut accéder au Web Editor.

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Du côté fonctionnalités, on retrouve les mêmes que sur les autres outils de TAO actuels, à savoir : la possibilité de créer, d’importer et de gérer des mémoires de traduction (TM) et des bases terminologiques (TB), ainsi que la possibilité d’utiliser la traduction machine.

  • Memsource Web Editor

Il s’agit de l’environnement de travail en ligne destiné aux traducteurs et accessible directement depuis Memsource Cloud.

Il n’y a rien à installer sur votre ordinateur, une connexion internet suffit. Lorsque vous êtes connecté à Memsource Cloud, il suffit de cliquer sur le nom du fichier à traduire et l’éditeur web s’ouvre directement dans un nouvel onglet : vous pouvez commencer à traduire et les modifications s’enregistrent automatiquement.

L’interface de l’éditeur est très similaire à celle des autres outils de TAO actuels. Du coup, j’ai trouvé que c’était assez facile à prendre en main lorsqu’on est déjà familier avec ce genre d’outils.

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Je ne parlerai pas de Memsource Editor dans ce post car je ne l’ai pas testé.

Guide pour débutants : créer un projet dans Memsource Cloud

  • Créer un Projet

Voici la page d’accueil de Memsource Cloud.

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Tous les menus pour créer et gérer votre projet et ses composantes se trouvent dans la partie gauche (panneau noir) de l’écran, ce qui est plutôt pratique.

Pour commencer cliquez sur Projects (Projets).

Une nouvelle page s’affiche à partir de laquelle vous avez une vue d’ensemble sur vos différents projets et leur progression.

Cliquez simplement sur le bouton New (Nouveau) ou sur le petit + à côté de Projects (Projets) dans le menu de gauche.

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Une page de création de projet s’affiche. C’est là que vous devez renseigner les différentes informations concernant votre projet (nom, client, date de livraison, langues, etc.).

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Plus bas sur la page vous pouvez également modifier toute une série de paramètres : utilisation de la traduction machine, assurance qualité, etc.

C’est là qu’il ne faut pas aller trop vite ! C’est dans Workflow (Flux de travail) qu’il faut préciser les différentes étapes du projet : Traduction, relecture, etc. Mais pas de panique, en cas d’oubli vous pouvez toujours éditer le projet par la suite.

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Un paramètre que je trouve plutôt intéressant en termes de gestion de projets : Project Status Automation (Automatisation du statut de projet). Il permet d’automatiser le changement de statut de votre projet. Par exemple, vous pouvez demander que le statut du projet passe automatiquement à Completed (Terminé), une fois tous les Jobs (Tâches) terminés.

Le fait de pouvoir automatiser certaines tâches permet je pense d’éviter les oublis et d’assurer une vision claire sur l’avancée du projet.

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Une fois toutes les informations complétées et les réglages personnalisés, cliquez simplement sur Create (Créer).

Une fois créé, une page dédiée au nouveau projet s’affiche : il s’agit du Dashboard (Tableau de bord) de votre projet. À partir de cette page vous pouvez :

Pour ajouter des fichiers vous devez créer un Job (Tâche) en cliquant sur New (Nouveau).

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Sur la page suivante, vous pouvez ajouter des fichiers, choisir la personne à qui vous souhaitez confier la tâche, indiquer la date de livraison, etc.

Une option que je trouve particulièrement intéressante : Notify Linguist (Informer le linguiste). Cette option permet de simplifier la gestion de projet puisqu’un mail est envoyé automatiquement au linguiste pour lui proposer la tâche, et celui-ci peut cliquer directement sur le lien pour accepter (ou refuser) la tâche et se mettre au travail.

Vous pouvez également personnaliser les paramètres d’importation des fichiers au niveau des types de formats ou de la segmentation.

Quand vous avez terminé, cliquez sur Create (Créer).

  • Analyser le fichier

De retour sur le Dashboard (Tableau de bord) de votre projet, sélectionnez les fichiers à analyser et cochant la case à gauche de leur nom et cliquez sur Analyze (Analyser).

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Une petite fenêtre vous permettant de modifier les paramètres de votre analyse s’affiche alors :

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Pour consulter l’analyse créée il suffit de cliquer sur son nom dans la section Analyses du tableau de bord du projet.

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  • Créer un devis

Il suffit de cliquer sur New (Nouveau) dans la section Quotes (Devis).

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Dans la nouvelle fenêtre qui s’affiche vous pouvez nommer votre devis, choisir l’analyse à utiliser ainsi que la liste de prix à appliquer, etc.

Cliquez ensuite sur Next (Suivant).

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Sur la fenêtre suivante, vous pouvez définir la devise, l’unité à prendre en compte, etc. Cliquez ensuite sur Next (Suivant).

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Vous pouvez désormais visualiser votre devis et l’enregistrer en cliquant sur Save (Sauvegarder).

  • Créer ou importer une TM

Si vous désirer réutiliser une TM déjà créée sur Memsource Il suffit d’aller dans la section Translation Memories (Mémoires de traduction) de votre Tableau de bord et de cliquer sur Select (Sélectionner).

Si vous souhaitez utiliser la TM fournie par un client, il faut d’abord créer une nouvelle TM puis importer celle du client dans la TM nouvellement créée. Pour cela, il suffit de cliquer sur Create New (Créer).

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Encore une fois c’est assez simple, il suffit de compléter les différents champs d’informations de notre TM : nom, langue source, langue(s) cible(s), client (s’il s’agit d’une TM dédiée), domaine, etc.

Cliquez ensuite sur Create (Créer).

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Une fois créée, cliquez sur son nom pour la modifier.

Sur la page qui s’affiche, vous pouvez choisir d’importer une autre TM (celle fournie par le client par exemple), d’exporter cette TM ou même de procéder à un alignement de fichiers.

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  • Créer ou importer une TB

Si vous désirer réutiliser une TB déjà créée sur Memsource, cliquez sur Select (Sélectionner).

Si vous souhaitez utiliser la TB fournie par un client, il faut d’abord créer une nouvelle TB puis importer celle du client dans la TB nouvellement créée.

Pour créer une nouvelle TB, il suffit d’aller dans la section Term Bases (Glossaires) de votre Tableau de bord et de cliquer sur Create New (Créer).

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Encore une fois c’est assez simple, il suffit de compléter les différents champs d’informations : nom, langues, client (s’il s’agit d’une TM dédiée), domaine, etc.

Ensuite, cliquez sur Create (Créer).

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Une fois créée, cliquez sur son nom pour la modifier.

Sur la page qui s’affiche, vous pouvez éditer votre TB. Vous pouvez entrer manuellement des termes ou importer une autre TB (celle fournie par le client par exemple).

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Mon avis sur Memsource

Je précise qu’il s’agit de mon avis strictement personnel et que comme je dispose d’un accès à cette plateforme par le biais d’une offre réservée aux universités, je ne peux pas débattre des tarifs, qui ne rentrent donc pas en compte dans mon évaluation de l’outil.

Les + 

  • Intuitif et facile à utiliser: surtout quand on connaît déjà d’autres outils de TAO. Je trouve qu’on trouve assez facilement ce qu’on cherche (options, menus, etc.).
  • Ergonomique : je trouve l’interface simple et belle, sans pollution visuelle. On trouve rapidement ce que l’on cherche et tout va super vite.
  • Léger : ce qui est loin d’être le cas de tous les outils de TAO ! Le fait qu’on ne soit pas obligé d’installer quoi que ce soit sur son ordinateur est à mes yeux un vrai plus, surtout pour les étudiants qui ne disposent pas d’une machine de guerre niveau ordinateur. Il suffit d’une connexion internet et on peut gérer ses projets partout et sur n’importe quelle machine.
  • Pratique: Le fait de pouvoir automatiser certaines tâches permet je pense d’éviter les oublis et de faciliter la gestion de projet. Mais surtout le gros point positif de Memsource c’est de réunir toutes les parties prenantes d’un projet (clients, agences, traducteurs) autour d’une plateforme unique qui centralise les tâches de gestion de projet et le travail sur le contenu (traduction, révision, etc.).

Les

  • Pas de version française du site, de la documentation et de l’interface de l’outil.
  • Le système d’alignement : contrairement à d’autres outils de TAO, Memsource ne propose pas d’éditeur d’alignements. Une fois les fichiers soumis pour alignement, on se retrouve avec un fichier Excel à trois colonnes (segments source et cibles + nom du fichier cible) et on doit se débrouiller avec ça.

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article vous aura été utile. N’hésitez pas à faire part de votre avis dans les commentaires.

Et si vous êtes curieux et toujours à la recherche de nouveaux outils à tester, je vous invite à rester dans la catégorie « J’ai testé pour vous » de ce blog pour découvrir d’autres articles intéressants sur le sujet.

J’en profite pour remercier Gareth Wilson, l’enseignant chargé du cours « Nouveaux outils ». Je remercie également Memsource et plus particulièrement Filip Šanca, de m’avoir autorisée à utiliser des captures d’écran faites sur Memsource.

LIENS UTILES

Vidéo de présentation du Web Editor conçue par Memsource

Vidéo de présentation de Memsource Cloud conçue par Memsource

BIBLIOGRAPHIE

https://www.memsource.com/about-us/

https://help.memsource.com/customer/en/portal/articles/2174937-getting-started-for-project-managers

https://wiki.memsource.com/wiki/Main_Page

J’ai testé pour vous : Lilt

Par Elisa Marcel, étudiante M1 TSM

1 - Logo

Lilt est un outil de traduction assistée par ordinateur (TAO) en ligne qui associe traduction automatique et biotraduction. Il a été développé par John DeNero et Spence Green entre 2011 et 2015. Lilt est un système interactif de traduction combiné avec de la traduction automatique (MT), qui tente de rendre accessible à tout un chacun une traduction rapide et de haute qualité (source).

J’ai entendu parler de cet outil pendant un cours de version, ce qui a piqué ma curiosité. C’est pour cette raison que j’ai décidé de le tester pour vous.

Je vais commencer par vous expliquer comment cet outil fonctionne. Je parlerai ensuite des limites liées à sa gratuité et des éventuels problèmes de confidentialité pour enfin conclure ce billet en vous donnant mon opinion.

Inscription/Connexion

2 - Connexion

Pour accéder à Lilt, il est nécessaire de créer un compte. On peut soit utiliser son compte Google soit en créer un nouveau. On accède ensuite à son espace personnel.

Création d’un projet

3 - Création projets

L’interface ergonomique de Lilt, pour l’instant seulement disponible en anglais, permet de savoir en un coup d’œil à quel état d’avancement se trouve le/les projet(s) en cours. Pour en créer un nouveau, rien de plus simple, il suffit de faire un glisser/déposer ou de cliquer sur « new project ». Il est malheureusement impossible d’importer un projet SDLPROJ par exemple. Ensuite, il faut sélectionner une paire de langues et créer ou importer une mémoire de traduction (TM) et/ou une base de données (TB). Point positif, plusieurs formats sont compatibles dans le cas de ces deux dernières ressources : TMX, SDLTM, TBS, CSV, TSV et XLSX.

4 - TM

Traduction

5 - Traduction

Comme pour la plupart des outils de TAO, les segments dont la traduction est disponible dans la TM sont automatiquement remplis. On peut cependant noter que les balises des mémoires SDLTM ne sont pas reconnues comme telles (1).

Lilt possède une MT intégrée. La qualité des traductions proposées est satisfaisante, bien qu’il paraisse probable que celle-ci soit moindre avec des textes plus techniques (2).

Lors de la traduction d’un segment, plusieurs fonctions sont disponibles, comme laisser un commentaire, diviser le segment en deux, copier la source ou la proposition de la MT dans la cible ou confirmer le segment. Il n’est en revanche pas possible de fusionner deux segments (3).

Au niveau du document dans son ensemble, plusieurs autres fonctionnalités sont intéressantes : un dictionnaire général, une fonction de recherche et de remplacement de termes et un traducteur automatique semblable à Google Traduction (4).

Enfin, pour terminer la présentation, on note la présence de plusieurs vues : traduction, vérification des tags et assurance qualité (5).

Exportation du fichier traduit

6 - Exportation

 

Une fois le fichier traduit et révisé, il est possible de l’exporter au format source (ici DOCX) ou aux formats TXT et XLIFF.

Les limites du compte gratuit

Lilt est une application accessible gratuitement depuis n’importe quel navigateur. Sa gratuité amène certaines limitations, dont la plus importante : il n’est possible de traduire que 15 000 mots par mois sans abonnement. Pour accéder à plus de fonctionnalités, il est nécessaire de souscrire à un abonnement mensuel :

7 - Abonnements

Confidentialité

En utilisant Lilt, la question de la confidentialité se pose. En effet, l’utilisation de la traduction automatique suppose le stockage des segments source et cible. Lilt assure sur son site Internet que les données importées sont sécurisées et que leur accès est exclusif à votre compte. Elles ne sont jamais partagées avec d’autres utilisateurs. Il est expliqué que les données sont cryptées selon le protocole SSL lors du transfert entre l’ordinateur et les serveurs et selon l’algorithme de chiffrement AES-256 lorsqu’elles sont chiffrées dans la base de données (source).

Conclusion

Lilt est donc un outil de TAO notable, liant biotraduction et traduction automatique pour une meilleure productivité. Sa compatibilité avec les formats de fichier TMX et SDL permet par exemple son utilisation en urgence (le/la traducteur/trice est en déplacement et reçoit un projet urgent à rendre avant son retour, or il n’a pas pris avec lui son ordinateur avec SDL Trados Studio dessus). On peut également l’utiliser lorsqu’on n’a pas encore la possibilité de se procurer une licence payante de logiciel de TAO.

Personnellement, je recommanderai Lilt pour son ergonomie et ses fonctionnalités complètes. Souscrire à un abonnement pourrait s’avérer intéressant pour un(e) traducteur/trice indépendant(e) qui débute son activité professionnelle.

 

Captures d’écran : je tiens à remercier Lilt de m’avoir autorisée à utiliser des captures d’écran de son interface.