La traduction francophone, oui ! Mais quel français ?

Par Jonathan Sobalak, étudiant M2 TSM

 

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Source de l’image : https://www.easyvoyage.com/actualite/quebec-vs-france-quelles-sont-les-differences-entre-les-deux–62809

 

Pour un traducteur, les difficultés au jour le jour sont nombreuses : garder l’équilibre entre le sens et le style, trouver la bonne terminologie, adapter la traduction au public visé ou au client. Mais pour la plupart des langues, y compris le français, il existe une autre difficulté. Trouver un terme technique équivalent en français représente déjà un obstacle, mais concernant les termes courants, il ne faut pas prendre leur traduction à la légère, pour une raison simple : les spécificités régionales. En effet, les termes de la vie courante, même parfois très simples, n’ont pas forcément la même appellation en France, en Belgique, au Québec, en Suisse ou encore dans les DOM-TOM. C’est un souci de plus à rajouter à une liste déjà longue d’éléments problématiques en traduction. Et ces différences ne concernent pas seulement le lexique, mais aussi les termes identiques qui n’ont pas la même définition, ou ne font pas référence au même signifié. Je vous propose de passer en revue les problèmes majeurs qu’impliquent ces disparités régionales.

Des différences dans le lexique

Du point de vue des Français, quand on parle du français québécois, on pense immédiatement à la particularité de l’accent et parfois à la difficulté que l’on rencontre quand il est question de comprendre parfois une simple phrase. Cela représente un défi pour les interprètes certes, mais les accents disparaissent à l’écrit : les traducteurs, qui n’ont pas à s’en soucier, n’auraient donc pas de problème ? Pas vraiment, car ce n’est pas la seule particularité de ce français. Entre anglicismes et mots désuets voire inexistants en France, il sera parfois difficile pour un français de rendre une bonne traduction d’une langue étrangère vers le français québécois ; mais il devra faire attention aussi à ne pas recourir à des termes propres au français québécois pour une traduction vers le français de France. C’est bel et bien le risque qu’on encourt lorsqu’on utilise des dictionnaires en ligne tels que Termium ou encore le Grand dictionnaire terminologique, d’origine québécoise.

Au traducteur alors de vérifier ses sources et d’adapter sa traduction selon sa cible, car traduire « convenience store » par « dépanneur » comme l’indique Termium posera un gros problème de sens en français de France, puisque qu’un dépanneur au Québec, c’est l’équivalent d’une supérette dans l’hexagone. Il faut aussi faire attention au registre de langue, ainsi « piger » au Québec est un mot de registre courant (qui signifie prendre), un mot dont l’utilisation est impensable en français de France dans un registre autre que familier.

Mais le français belge n’est pas en reste en ce qui concerne les différences lexicales, ainsi utiliser le terme de « voie de circulation » pour une traduction vers le français belge constituera une erreur terminologique et affectera la qualité de la traduction finale, car en Belgique, c’est bien de « bandes de circulation » dont il est question. Le même cas concerne le clignotant en France par exemple, qu’on appelle « clignoteur » en Belgique. Voilà autant de raisons d’être attentif au lexique que l’on utilise lors d’une traduction vers un français précis.

Pensez à l’influence de Shakespeare

Les anglicismes, c’est l’utilisation courante d’un terme anglais dans une autre langue, le français dans le cas présent. Et les anglicismes peuvent être différents, absents ou utilisés d’une autre manière selon le français concerné. Par exemple, le français québécois, qui se vante pourtant de ne pas être autant influencé par la langue anglo-saxonne, possède de nombreux termes anglais dans son lexique, que nous n’avons pas récupérés en France. On peut citer par exemple un « fan » pour signifier un ventilateur, ou encore le terme « gun » pour les pistolets. En revanche, certains anglicismes adoptés en France ne l’ont pas été dans cette région, comme un « parking » ou un « drive-in », termes anglais absents du registre québécois : là-bas, ce sont des stationnements et des services au volant.

Mais les anglicismes ne s’arrêtent pas seulement aux termes en eux-mêmes : les constructions de phrase et la syntaxe peuvent aussi être influencées par l’anglais. Ainsi, pour garder la même région comme exemple, une construction telle que « demander une question » serait impensable en français de l’hexagone, mais c’est pourtant la norme au Québec. Un terme ou une construction de phrase, qui nous paraît évident au moment de la traduction, a alors toutes les chances de sonner faux et d’exposer la vraie nature de votre texte : une traduction mal adaptée à la région linguistique. À prendre en compte lors de votre prochaine révision/recherche terminologique.

La traduction machine et les outils de TAO, peut-on leur faire confiance ?

En effet, une question se soulève alors : les outils du traducteur sont-ils adaptés à cette problématique ? Et celle-ci mérite bien d’être posée. Pour la traduction machine, on peut penser par exemple aux deux outils les plus utilisés du domaine : DeepL et Google Translate. Ils possèdent bien comme fonctionnalité la traduction vers ou depuis le français de France, mais qu’en est-il du français belge, suisse ou ivoirien ? C’est une composante à prendre en compte lorsque l’on utilise ces outils, que ce soit pour les traducteurs ou les particuliers.

Les dictionnaires quant à eux devraient être en nombre suffisant pour contenter chaque région linguistique, mais ce n’est pas forcément le cas des concordanciers. Bien que Tradooit, par exemple, précise dans son adresse son origine canadienne pour nous prévenir qu’il est possible d’y trouver du français du Québec, Linguee lui n’indique en aucun cas qu’il possède les variétés linguistiques ailleurs que dans la source des documents cités. Ainsi, c’est à l’utilisateur d’être vigilant quant aux propositions du site, sous peine d’opter pour un « piger » en lieu et place de « prendre ».

Fort heureusement pour la traduction assistée par ordinateur, Studio, le leader du marché, a prévu cette possibilité et propose différentes langues selon les régions linguistiques, pour le français mais aussi beaucoup d’autres langues comme l’anglais ou l’espagnol.

 

Je ne peux donc que vous conseiller d’être vigilant si vous avez besoin de traduire un texte vers le français, que ce soit pour le public visé ou pour les sources de vos recherches, car au Québec, on ne fait pas de shopping mais bien du magasinage, et si vous cherchez des betteraves en Suisse, préparez-vous à trouver des carottes rouges !

 

Sources :

http://correspo.ccdmd.qc.ca/index.php/document/parce-que-ce-ne-sont-pas-que-des-mots/usages-lexicaux-propres-au-francais-du-quebec/

https://culturesconnection.com/fr/francais-quebec-france-differences/

https://www.erudit.org/fr/revues/meta/1994-v39-n1-meta188/004293ar/

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L’ergonomie au bureau

Par Jimmy Gabreau, étudiant M2 TSM

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Ce lundi 21 janvier 2019 a été l’occasion pour nous, étudiants du Master TSM, d’assister à une conférence ayant pour thème central l’ergonomie. Cet évènement, animé par deux intervenants professionnels, Elisabeth Lavault-Olléon et Quentin Pacinella, avait pour but de sensibiliser les futurs traducteurs ou gestionnaires de projets que nous sommes à la question de l’ergonomie en traduction, et plus largement au bureau, car les traducteurs ne sont pas les seuls concernés par cette problématique. C’est un sujet qui peut prêter à sourire, mais passer sa journée assis devant un écran d’ordinateur peut réellement engendrer divers problèmes de santé. Dans cet article, je ferai donc l’écho de ce qui a été évoqué lors de cette conférence, en particulier le type de matériel à adopter et les conseils à suivre au quotidien pour se prémunir au maximum de ces risques.

 

Quel matériel se procurer ?

Le plus évident lorsque l’on parle ergonomie est de penser au clavier. C’est en effet bien connu, la disposition AZERTY, omniprésente sur nos claviers en France, est loin d’être idéale et bien souvent laborieuse. Je n’entrerai pas dans les détails ici, car c’est un sujet qui a déjà été traité à plusieurs reprises sur ce blog, je vous invite donc à consulter les articles qui en ont parlé mieux que je ne pourrais le faire, notamment l’article de Quentin Pacinella « j’ai testé pour vous : la disposition BÉPO ».

Autre élément important : la souris. Il va sans dire que le pavé tactile d’un ordinateur portable est aussi peu pratique que fatigant à utiliser, mais les souris classiques, filaires ou sans-fil, n’en sont pas moins traumatisantes pour nos poignets. En effet, utiliser ce genre de souris vous oblige à tourner légèrement votre poignet, à orienter la paume vers le bas. Or, cette torsion, aussi légère soit-elle, couplée aux mouvements de notre bras, peut finir par provoquer des troubles musculosquelettiques, des tendinites ou des complications au niveau du canal carpien. Ce sont des problèmes désormais bien connus, c’est pourquoi les souris ergonomiques sont de plus en plus prisées. Contrairement aux souris classiques et à leur disposition horizontale, les souris ergonomiques ont pour but de supprimer la torsion du poignet en adoptant une disposition verticale, plus proche de la position naturelle de nos poignets. C’est dans l’intérêt de toute personne travaillant sur ordinateur de tester ce genre de souris dont le seul « défaut » réside dans le léger temps d’adaptation à cette nouvelle architecture, un moindre mal donc.

Les écrans d’ordinateur font également partie des éléments pouvant porter préjudice à notre santé. Passer la journée devant son écran peut donc entraîner une fatigue visuelle plus ou moins prononcée qui se manifeste par des picotements dans les yeux, une sécheresse oculaire, des maux de tête ou encore une myopie temporaire. Il existe plusieurs moyens d’éviter cela : placez votre écran à une distance d’au moins 50 centimètres de vos yeux, adaptez la luminosité de votre écran à la lumière ambiante, faites des pauses de façon régulière et fixez un point éloigné pendant quelques secondes afin de réhabituer vos yeux à voir de loin.

Depuis quelques années, on entend souvent parler des effets néfastes de la lumière bleue émise par l’ensemble de nos écrans qui serait la principale responsable de la fatigue visuelle. Même si leur réelle utilité reste encore à démontrer, force est de constater que l’utilisation d’un filtre anti-lumière bleue, notamment dans un environnement peu éclairé, augmente le confort visuel et réduit l’éblouissement des écrans. Il existe donc des écrans conçus spécialement pour lutter contre cela, mais, si votre écran n’est pas doté d’une telle protection, sachez que des filtres anti-lumière bleue gratuits sont très facilement trouvables sur internet et que même Windows 10 en possède un. Une autre solution possible est d’opter pour des lunettes dont les verres permettent de réduire légèrement l’éblouissement des écrans. Je possède moi-même ce type de verres et, même s’ils n’ont pas exactement l’efficacité d’un filtre anti-lumière bleue, ils rendent le travail sur ordinateur bien plus agréable sans pour autant détériorer la qualité de vision en dehors des écrans.

La qualité du fauteuil sur lequel vous passez la majorité de votre journée est une composante primordiale lorsque l’on parle d’ergonomie. En effet, un fauteuil mal adapté à votre anatomie peut engendrer de lourds troubles musculosquelettiques. Il est important de bénéficier d’un support lombaire solide pour éviter d’avoir une posture arc-boutée tout au long de la journée, ce qui finirait par provoquer de vives douleurs. De plus, il vous faudra opter pour un fauteuil avec une assise réglable en hauteur afin d’avoir les pieds qui touchent le sol et une position correcte des jambes. Disposer d’accoudoirs réglables est fortement recommandé puisqu’ils aideront à adopter une posture correcte et à réduire la torsion des poignets évoquée auparavant. Trouver un fauteuil de qualité à un prix raisonnable n’est pas aisé, mais cela reste un investissement que j’estime essentiel afin d’éviter toute complication liée à une mauvaise posture, mais aussi pour gagner en productivité.

 

Quelques conseils :

Comme vous aurez pu le constater, travailler assis peut être bien plus épuisant qu’il n’y parait de prime abord. C’est pourquoi il convient d’adopter des petits réflexes au quotidien afin d’améliorer son confort au travail et d’atténuer la fatigue que peut entraîner la station assise. Il est donc conseillé de faire des pauses régulières, toutes les heures dans l’idéal, afin de marcher, de vous étirer, de vous reposer les yeux, etc. Ce conseil est d’autant plus important si vous avez des soucis de circulation sanguine, qui pourraient être aggravés par un manque de mouvement dans votre journée.

Enfin, de nombreux accessoires de bureau existent pour augmenter un peu plus votre confort au travail. Vous pouvez opter pour un tapis de souris ergonomique doté d’une partie remplie de gel afin de soutenir votre poignet et d’éviter sa torsion. Le même genre d’accessoire est disponible pour les claviers. Investir dans un repose-pieds est également une bonne solution dans le but d’adopter une posture convenable. Si vous travaillez sur ordinateur portable, je ne peux que vous recommander d’utiliser un support afin de le surélever à hauteur de vos yeux, mais aussi de vous procurer un clavier et une souris (ergonomique) externes pour faciliter la navigation et la saisie.

 

J’espère que ces quelques informations et conseils vous seront utiles et qu’ils vous aideront à adopter des accessoires et des habitudes de travail plus ergonomiques sur le long terme, votre corps vous en sera reconnaissant.

J’ai testé pour vous : le bénévolat en traduction

Par Alessandro Circo, étudiant M2 TSM

 

Le bénévolat en traduction a déjà été évoqué sur ce blog dans cet article, où il était présenté comme un moyen pour les étudiants d’acquérir de l’expérience. C’est donc sous un autre angle que je m’intéresserai ici à cette activité qui, je pense, présente de nombreux intérêts. Aujourd’hui, il est possible de traduire bénévolement pour différents organismes, aux objectifs variés. Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de vous en dresser une liste exhaustive, j’ai choisi de porter à votre attention deux d’entre eux : le projet Out of Eden Walk de National Geographic et Translators Without borders. Le premier, vous l’aurez peut-être deviné, relève du voyage et de l’aventure. Le second, vous en avez sûrement entendu parler, est une organisation à but non lucratif dont la mission est d’offrir des services de traduction aux organismes d’aide humanitaire et de développement. Malgré leurs différences, ces deux solutions ont selon moi une ambition commune : abolir la barrière de la langue. En ce sens, elles renouent toutes deux avec l’essence même de la traduction et permettent de diffuser du contenu par-delà les frontières.

Out of Eden Walk, le plaisir de traduire

Le projet Out of Eden Walk s’intéresse aux origines de l’humanité à travers un voyage qui retrace le parcours de nos ancêtres. Son point de départ ? Le berceau de l’humanité, l’Afrique. Son objectif ? Découvrir le monde.

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Un itinéraire long de plus de 30 000 kms

 

À l’heure où ce circuit aurait pu être parcouru à grands coups de billets d’avions et de locations de véhicules tous terrains, en bien moins de temps que Jules Verne ne l’aurait espéré, le journaliste Paul Salopek a souhaité prendre une toute autre direction et adopter un rythme de croisière plus agréable en voyageant à pied, tout simplement.

Mais alors, la traduction dans tout ça ? Patience, elle arrive. Étape après étape, le journaliste fait part depuis son atelier mobile de ses impressions, de ses rencontres. C’est à cet instant précis que la communauté de traducteurs lui emboîte le pas pour traduire ses billets, ses chapitres, dans 17 langues. Et c’est également à cette étape que vous pouvez rejoindre la caravane, confortablement installé derrière votre ordinateur, vagabondant par procuration sur la route de la soie ou au beau milieu des montagnes du Petit Caucase en Géorgie.

Pour cela, rien de plus simple, vous n’avez qu’à balader votre souris sur cette page. Vous pourrez alors vous éloigner un instant des traductions parfois trop terre à terre et vous délecter d’un peu de liberté. Attention, l’exercice n’est pas non plus de prendre la place du journaliste mais bien de relater ses propos, la traduction est abordée sérieusement avec le flux de travail habituel : traduction, révision et échange avec le réviseur, prise en compte des remarques et modification de la traduction, etc. La tâche est effectuée via un outil en ligne, dans lequel le texte est segmenté. L’échange avec le réviseur se fait également grâce à cet outil. Il existe par ailleurs un groupe dédié à la communauté sur Facebook dans lequel les traducteurs peuvent demander conseil.

Vous voilà maintenant informés et prêts à partir à l’aventure, je terminerai cette première partie par un détail qui revêt une importance toute particulière : les traductions sont signées, un fait assez rare de nos jours.

 

Translators Without Borders, la mission/traduction humanitaire

Dans un tout autre domaine, l’organisation à but non lucratif Translators without borders (TWB) propose de venir en aide aux agences d’aide humanitaire et de développement en mettant à (non-)profit ses talents de traducteur. Les textes à traduire orbitent autour de l’éducation, de la santé, du droit, l’objectif étant de permettre l’accès à ces connaissances par toutes les personnes concernées de près, comme de loin. Par ailleurs, TWB tente d’attirer l’attention sur les besoins en traduction et en interprétation des régions en situation de crise, car bien souvent la communication est très difficile entre les organisations humanitaires et les populations touchées.

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L’impact de Translators Without Borders dans le monde

 

L’organisme offre ses services pour 190 paires de langues et fait la part belle aux langues peu représentées. L’une de ses missions est d’ailleurs de dispenser des formations en traduction aux populations locales afin qu’elles puissent venir en aide aux missions humanitaires et développer une activité économique.

En ce qui concerne la traduction, elle s’effectue sur une plateforme nommée Kató. Une fois l’inscription effectuée via ce formulaire, le traducteur est informé des nouveaux projets dans sa paire de langue via e-mail ou en effectuant une recherche sur la plateforme. Là encore, le flux de travail comporte toutes les étapes habituelles, il ne s’agit évidemment pas de traduction amateure, les sujets abordés sont sérieux et une mauvaise transmission de l’information pourrait avoir des conséquences considérables. Le site s’adresse en priorité aux traducteurs professionnels qui souhaitent offrir un peu de leur temps libre, il n’exclut en aucun cas la participation des volontaires aux compétences linguistiques appropriées et les encourage à apporter leur pierre à l’édifice.

Voilà donc deux solutions qui sauront combler les heures creuses de votre emploi du temps et qui ne manqueront pas de vous apporter une satisfaction certaine tout en vous faisant oublier les aléas du métier de traducteur. Il existe bien d’autres organisations qui proposent ce type d’activité dans des domaines plus ou moins spécialisés et pour des causes très variées, par exemple Uridu dont les missions sont axées sur les femmes rurales. Il ne vous reste donc plus qu’à choisir votre domaine de prédilection pour faire rimer traduction avec « bonne action » !

 

Sources :

https://translatorswithoutborders.org/about-us/

https://www.nationalgeographic.org/projects/out-of-eden-walk/#section-0

 

Formation du traducteur créatif : la transfrustration

Par Morgane Tonarelli, étudiante M2 TSM

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 AVERTISSEMENT : ce billet est une réflexion personnelle sur la formation du traducteur créatif ; tous les points de vue abordés ici ne sont que les miens et n’engagent que moi.

 

Bien le bonjour cher lecteur de notre blog ! Oui, c’est bien moi, « la fille qui est en master traduction technique mais qui veut devenir traductrice créative » ; je suis de retour ! Si vous êtes un adepte de ce blog, alors vous vous souvenez surement du portrait de Sandrine Faure, transcréatrice EN>FR, que j’avais publié cet été. Un billet ma foi plutôt sympathique, *wink wink*, qui avait pour objectif de mettre en avant une discipline souvent passée sous silence dans le monde de la traduction. Avant d’introduire le thème de ce nouveau billet et pour vous aider à mieux l’appréhender, je tenais à partager ce billet de blog : une définition de la traduction créative très complète et accessible. Vous l’aurez donc compris, la transcréation c’est mon dada, ma cup of tea, mon truc à moi, alors c’est reparti pour un tour mais cette fois-ci je vais vous parler d’un sujet qui fâche, enfin, qui ME fâche : la formation ou plutôt le manque de formation en traduction créative.

L’idée de ce sujet m’est venue alors que j’effectuais une petite mise au point sur mon parcours universitaire. Je l’admets, il est un peu atypique : un Bac S en poche, deux PACES et deux échecs (l’atomistique très peu pour moi), une licence LEA et puis finalement… la révélation de ma vie : un stage en agence de transcréation à Londres. Ça a fait tilt, un vrai coup de foudre, l’amour au premier regard projet. C’était décidé ; j’en ferais mon métier. Mais (il y a toujours un mais dans les histoires), il faut le reconnaître, en France, une simple licence LEA ne vous permet pas vraiment d’accéder au poste de vos rêves et encore moins de sortir du lot dans un secteur très compétitif et en plein boom technologique comme celui de la traduction. Non, la clé, celle qui vous permettra d’atteindre vos objectifs professionnels, est bien connue de tous les étudiants français quelle que soit leur spécialité : le master. Mais (encore un mais), avant de pouvoir décrocher le Saint Graal, l’objet de toutes les convoitises, il est bien évidemment nécessaire de choisir celui qui correspondra au mieux à vos attentes et à votre projet ; une tâche loin d’être aisée.

Choisir un master c’est un peu comme se retrouver devant l’étalage d’une boulangerie : une vingtaine de viennoiseries toutes plus alléchantes les unes que les autres ; le choix ne manque pas. En revanche, moi, je me suis retrouvée face à ce qui ressemblait plutôt à une montagne de pains aux raisins (je préfère les croissants aux amandes). Loin de moi l’idée que ces masters n’étaient pas à la hauteur, mais, le problème, c’est qu’aucun ne me proposait réellement de traduction créative. J’ai donc décidé de jeter mon dévolu sur celui qui m’apparaissait comme le plus complet non pas pour la traduction créative, mais pour la gestion de projet. À défaut de pouvoir faire de la traduction créative, je pourrais au moins gérer des projets de transcréation.

Alors, vous vous dites surement « Mais, s’il n’existe pas de formation en transcréation c’est peut-être parce que c’est inutile ? ». Si tel est le cas, rassurez-vous, je ne vous en veux pas. Néanmoins, je reste convaincue qu’un futur traducteur créatif doit être formé à certains domaines comme :

  • le marketing: les futurs étudiants en master de traduction ne sont pas forcément tous titulaires d’une licence LEA, une filière qui vous forme aux bases du marketing. Or, ces bases sont nécessaires à tout traducteur créatif qui se respecte. Comment savoir ce qui convaincra votre cible d’acheter le produit en question si vous n’avez jamais entendu parler d’études de marché et si vous ne vous intéressez pas un minimum aux dernières tendances en matière de marketing ? Connaître votre cible et anticiper ses habitudes d’achats c’est la clé d’une transcréation réussie.
  • La conception-rédaction (ou copywriting) : vous n’êtes pas sans savoir que le choix des mots est primordial dans les domaines de la publicité et du marketing ; que chaque idée, chaque expression, est minutieusement choisie pour créer chez vous des émotions qui déclencheront un geste d’achat. Il en est de même pour l’aspect visuel des supports qui seront traduits et, même si le design n’est pas votre spécialité, vous devrez quand même prendre en compte cet aspect dans vos choix de traduction. Connaître ces techniques publicitaires vous permettra donc de faire mouche auprès de votre cible. N’oubliez pas qu’en tant que transcréateur, vous n’êtes pas seulement un expert linguistique ; vous êtes aussi un « expert culturel » qui sait ce qui fonctionne en matière de publicité chez le public cible.
  • L’écriture créative : les enseignements de creative writing sont encore assez rarement proposés dans les universités françaises. Or, je pense que de tels cours en master permettraient aux étudiants d’affiner leur plume et de développer leur touche personnelle. En traduction créative le texte source nécessite parfois une réécriture (toujours avec l’accord du client bien entendu) afin que la traduction ait plus d’impact sur le public cible et réponde au mieux à ses attentes. Par conséquent, il est indispensable pour le traducteur créatif de développer sa créativité à l’écrit et d’apprendre à se détacher du texte source sans pour autant en oublier le sens et l’objectif final.

 

Depuis que je me suis rendu compte de cette pénurie de formation créative j’ai développé un sentiment de frustration assez pesant qui m’a parfois poussée à remettre en question mon choix de projet professionnel. Heureusement, je ne suis pas quelqu’un qui baisse les bras facilement. J’ai donc trouvé des petites techniques pour me former moi-même à ce qui me passionne et voir les bons côtés de mon master TSM. Je sais que le Père Noël est déjà passé mais il n’est jamais trop tard pour un dernier petit cadeau. Voici donc, rien que pour vous, mes petits trucs et astuces pour développer votre transcreation game.

 

  1. Le stage

C’est bien connu, il n’y a rien de mieux que de se former sur le tas auprès d’experts. En France, les agences spécialisées en transcréation restent assez difficiles à trouver ; rares sont celles qui proposent uniquement ce service. En revanche, vous trouverez certainement votre bonheur de l’autre côté de la Manche ; ce n’est pas pour rien que Londres est connue sous le nom de Media City… La demande en traduction publicitaire et marketing depuis l’anglais vers le français ne faiblit pas et vous aurez probablement de grandes chances d’ajouter quelques contacts très intéressants à votre réseau. C’est lors de mon stage de fin de licence, puis de mon stage de Master 1 dans la même agence que j’ai appris ce qu’était un brief créatif, un tone of voice ou encore le copywriting ; des notions très rarement, voire jamais abordées au cours de mes études.

  1. La veille publicitaire

Se former soi-même requiert un minimum de curiosité. Renseignez-vous sur les dernières campagnes publicitaires, les dernières tendances en matière de marketing et de publicité ou encore sur la manière dont les baselines ou les supports marketing sont traduits et essayez de garder un regard critique : demandez-vous comment vous auriez traduit tel ou tel message si vous aviez été assigné à un projet de ce type. Rien que pour vous, voici quelques sites que je consulte régulièrement pour trouver mon inspiration :

 

N’oubliez pas non plus de consulter les blogs d’agences de transcréation ; ils sont mis à jour régulièrement et vous y trouverez tout le vocabulaire technique dont vous aurez besoin dans votre futur métier.

  1. L’auto-entreprenariat

 Ma dernière solution et non la moindre : créer son auto-entreprise. Bien évidemment, ce n’est pas une décision à prendre à la légère car, si vous êtes toujours en études comme moi, alors c’est un pas de plus vers la vie d’adulte et toutes les responsabilités qui l’accompagnent. Vous devrez alors jongler entre cours et projets et trouver le bon équilibre. Cependant, c’est une excellente manière d’affiner sa plume, de se former en gestion de projet et aussi de développer ses soft skills. Bien entendu, avant de se lancer dans une telle aventure, il est nécessaire de s’assurer que la demande est bien là et qu’une fois votre business créé vous aurez du travail. J’insiste une fois de plus sur l’importance d’effectuer un bon stage dans une agence spécialisée et de développer son réseau (le réseautage c’est essentiel). N’oubliez jamais que les professionnels que vous serez amené à rencontrer au cours de ces expériences seront des clients potentiels ou alors des contacts qui vous mettront en relation avec les bonnes personnes. Mettez donc votre timidité de côté, sortez de votre zone de confort et partagez votre passion pour la traduction créative !

J’ai ainsi pu mettre en pratique ce qui m’a été enseigné au cours de mes deux stages et de ma première année de master ; j’ai aussi appris à gérer mon temps, à faire face aux imprévus, à savoir dire non et à toujours essayer de rendre des projets aboutis et soignés. J’ai également eu la chance de recevoir des feedbacks constructifs de professionnels du secteur. Les retours de vos professeurs au cours de vos études sont bien évidemment constructifs, mais se font toujours dans un contexte universitaire où il n’existe pas d’enjeu financier pour votre entreprise ou celle de votre client. Par conséquent, les commentaires laissés par vos clients prennent une toute autre valeur puisqu’ils sont révélateurs de vos compétences dans des conditions professionnelles bien réelles.

Se lancer en tant qu’auto-entrepreneur est une tâche facile ; en quelques clics votre dossier est créé et vous recevez votre numéro de SIRET deux semaines plus tard. Alors, si une opportunité de travail s’offre à vous, saisissez là et lancez-vous ! Si, au contraire, l’idée de devoir faire de l’administratif vous donne la chair de poule ou que vous n’avez pas encore de client, rien ne presse ; vous pouvez toujours appliquer les deux astuces mentionnées précédemment.

 

Pour ne pas conclure ce billet sur une note négative, je tenais tout de même à insister sur un point. J’ai sous-entendu au début de ce billet que le choix de mon master s’était un peu fait par dépit puisqu’il n’existait aucune formation en totale adéquation avec mon projet professionnel. Certes, c’est une triste réalité et une source de grande frustration, mais je dois quand même reconnaître que cette formation plus technique est un plus sur mon CV. En effet, la traduction est un secteur en pleine évolution où la technologie prend de plus en plus de place. Il est donc indispensable pour n’importe quel traducteur, qu’il soit créatif ou technique, de se tenir au courant des dernières avancées en matière d’outils de TAO, de méthodes de gestion etc., ce que ce master TSM est à même de m’apporter. Par ailleurs, la transcréation est un secteur qui reste encore méconnu, même si de plus en plus d’agences tendent à proposer ce genre de service à leurs clients. Une formation plus technique me permet donc d’accepter des projets différents quand la demande en marketing ou en publicitaire est moindre. C’est une double casquette qui a ses avantages et qui parfois peut vraiment faire la différence lors d’un entretien. Alors, si comme moi la transcréation vous fait vibrer mais que le manque de formation vous frustre, dites vous que vous n’êtes pas seul, qu’il est toujours possible de se former soi-même et qu’après tout, toute expérience est bonne à prendre, vous en retirez toujours quelque chose de constructif. Sur ce je vous laisse ; je dois terminer une traduction sur la réglementation des échafaudages suspendus… keep calm and translate !

 

La mauvaise utilisation des anglicismes dans la langue française

Par Steffie Danquigny, étudiante M2 TSM

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Nous voilà en 2019, et cela fait bien longtemps que les anglicismes font partie intégrante de la langue française. À vrai dire, il arrive qu’on ne les remarque même plus et qu’ils aient complètement remplacé leurs équivalents français : les termes week-end, best-seller et vintage en sont le parfait exemple. Ces anglicismes viennent parfois combler un manque dans la langue de Molière, comme par exemple le verbe/nom spoiler : bah oui, « tu m’as spoilé ! », c’est quand même beaucoup plus court que « tu m’as raconté la fin du dernier épisode de Game of Thrones alors que je ne l’avais pas encore vu et ça m’a gâché la surprise ! ». Ils permettent parfois de raccourcir un terme qui existe déjà en français (le burn-out est ainsi préféré au « syndrome d’épuisement professionnel ») ; ou alors ils sont utilisés sans raison apparente, parce que c’est à la mode (pourquoi dire « en live », et pas « en direct » ?).

Ces anglicismes sont présents notamment dans le milieu professionnel (on parle de corporate, de deadline, de feedback, etc.) et se répandent de plus en plus vite grâce aux réseaux sociaux. L’Académie française et même les simples puristes de notre belle langue française se sont d’ailleurs lancés dans une guerre contre les anglicismes, et persistent à créer et utiliser des équivalents français que presque personne n’utilise, tels que « l’aguichage » pour remplacer le teasing et « l’insonorisation » pour désigner le play-back.

Cependant, j’ai décidé de me concentrer aujourd’hui sur les anglicismes qui sont utilisés à tort dans la langue française, sans que personne (ou presque) ne le remarque. Voici donc une liste non-exhaustive de faux anglicismes classés par thème.

Mode et apparence

La plupart des anglicismes mal utilisés qui me sont venus à l’esprit en écrivant cet article se réfèrent aux vêtements, aux chaussures et à tout ce qui se rapporte à l’apparence. En voici quelques exemples :

  • un relooking

Justement, quand on parle de l’apparence d’une personne en anglais, on peut utiliser le terme look. En français, on a emprunté ce mot pour désigner l’apparence au niveau vestimentaire. Jusqu’ici, tout va bien. Sauf que le « look » s’est ensuite transformé en « relooking », et prend même la forme d’un verbe (« relooker »). Bien que pour les Français, cette transformation paraisse justifiée (on ajoute « -ING » pour créer un nom, et le suffixe « -RE » pour le fait de recommencer une action), ce terme n’a absolument aucun sens en anglais ! On parle dans ce cas de makeover, bien loin du « relooking ».

  • un brushing

Voici autre mot anglais qui a été transformé en nom par l’ajout d’un « -ING », mais qui a perdu son sens original : le « brushing ». Utilisé dans le langage de tous les jours en France, il s’agit pourtant d’une grosse erreur de traduction, to brush signifiant « brosser », et serait également une véritable énigme pour un anglophone !

  • un pressing, un dressing

Encore des termes provenant de noms anglais auxquels on a décidé de rajouter la forme « -ING ». Cette fois, le processus est un peu plus logique que pour le brushing. Le dressing serait donc le lieu où l’on entrepose les robes (dresses), et plus généralement, tous les vêtements. Le pressing quant à lui désignait à la base l’action de repasser en pressant (« pressage » n’étant pas très utilisé), et par métonymie, il désigne aujourd’hui le lieu dans lequel cette action est exécutée. Une nouvelle fois, bien que les Français trouvent cette dérivation des mots logique, les Anglais ne parlant pas français ne comprendront pas ces termes tant ils sont éloignés de leurs équivalents anglais.

  • un smoking

En France, comme dans de nombreux pays européens, nous utilisons le terme « smoking » pour désigner le costume de cocktail. Il s’agit en fait du diminutif du terme britannique smoking jacket : l’ancêtre du smoking, qui était autrefois utilisé dans les fumoirs pour se protéger des odeurs de fumée et des brûlures de cendres. Cependant, il s’agit pour les Américains d’un tuxedo, le costume tel que nous le connaissons ayant été porté pour la première fois aux États-Unis au Tuxedo Park Country Club. Il s’agit donc cette fois d’un diminutif du terme d’origine, et non pas d’une invention française ; cependant il aurait été plus judicieux de garder « jacket » plutôt que   « smoking ». De plus, le terme smoking jacket n’est plus utilisé au Royaume-Uni, et a été remplacé par dinner jacket.

  • un sweat

Cette fois, pas de traduction sans queue ni tête. Juste un problème (si l’on met de côté la suppression du « shirt » en français), le sweat-shirt vient du verbe to sweat (oui, on parle bien d’un pull qui vous fait transpirer…) et il ne se prononce donc pas « swit » mais bien « swɛt ». Faites donc attention à votre prononciation si vous faites du shopping en Angleterre, vous risqueriez de vous retrouver avec beaucoup de sucreries, mais rien pour vous couvrir !

 

Le sport

Le sport est le deuxième domaine dans lequel j’ai retrouvé le plus d’anglicismes. Certains termes font d’ailleurs partie de ces deux premiers thèmes à la fois.

  • un jogging

Coincé entre la thématique de la mode et celle du sport, je vous présente le jogging. Ce terme vient du verbe to jog qui signifie « courir à petites foulées ». Or en France, on l’utilise parfois pour désigner une tenue de sport. De l’anglais jogging suit, les Français ont décidé de réutiliser ce terme et de le raccourcir. Comme avec le smoking, c’est « jogging » qui aurait dû être supprimé et non pas « suit ». De plus, le jogging français peut désigner plus ou moins n’importe quel type de survêtement, il n’est pas dédié uniquement à la course à pied.

  • des baskets

Probablement le faux anglicisme le plus connu, les baskets auraient également pu se trouver dans la catégorie précédente. Venant de l’anglais basket-ball shoes, le terme a été raccourci en « basket ». On se retrouve face au même problème que pour le smoking et le jogging : le français a décidé de raccourcir cette expression en gardant uniquement le premier terme, et en supprimant ainsi le terme le plus important. De plus, comme c’est le cas pour le faux anglicisme « jogging », les « baskets » désignent en français n’importe quel type de chaussures de sport, alors que dans les pays anglophones, les basket-ball shoes sont spécifiques au basket-ball. Le même raccourci existe pour les tennis, bien que ce terme soit beaucoup moins utilisé en français.

  • un footing

Il ne s’agit cette fois pas d’un raccourci, mais plutôt d’une drôle d’invention de la part des français ! De l’anglais foot (pied), on a ajouté le suffixe « -ING » pour signifier « course à pied ». Ce faux anglicisme a été très utilisé pendant plusieurs années, mais tombe désormais en désuétude, notamment au profit du running. Bien que certaines personnes fassent la distinction entre le footing (course à pied très lente et pratiquée occasionnellement), le jogging (course à pied pour les sportifs du dimanche) et le running (course à pied pour les grands sportifs), il ne faut pas oublier que le footing est un faux anglicisme, et qu’il se rapprocherait plutôt du jogging. Cependant, ces trois termes sont généralement utilisés à tort comme des synonymes, et sont plus ou moins utilisés en fonction du terme « à la mode » du moment.

  • un tennisman / une tenniswoman

Un des anglicismes les plus connus, et désormais de moins en moins utilisés par les professionnels du secteur, le terme tennisman ainsi que sa variante féminine restent malgré tout très utilisés par les journalistes et le reste de la population. Bien que cette expression ait un équivalent français logique,  il est vrai le faux anglicisme est plus court, et reste compréhensible pour les anglophones. Dans le même thème, on peut aussi penser à la fonction de pom-pom girl, qui vient de l’objet brandi par les cheerleaders et auquel on a ajouté « girl ». Cependant, ce terme élimine les hommes et les garçons de ce sport, alors qu’en réalité, il s’agit d’une activité sportive mixte, et n’est pas tout à fait compréhensible pour les anglophones.

  • un baby-foot

Le terme français baby-foot vient tout simplement du mot « football » auquel nous avons ajouté le préfixe « baby » car il s’agit d’un terrain de foot miniature. Le terme « baby » est d’ailleurs prononcé « à la française ». Cependant, il est vrai que ce choix n’est pas des plus logiques (puisqu’on parle de tennis de table, pourquoi ne pas parler de foot de table ?) et n’a aucun sens pour les anglophones (un pied de bébé ?!). Le terme britannique est d’ailleurs beaucoup plus logique : table football. En anglais américain, on parle cependant de foosball (dérivation de l’allemand pour « football »).

 

Les inclassables

Les termes ci-dessous ne font partie d’aucune des catégories précédentes. Cependant, ils font partie du langage quotidien et n’ont pas de réels équivalents français.

  • un play-back

Voici un des plus grands mystères des faux anglicismes : le play-back. Ce terme est utilisé en France et dans de nombreux pays européens pour désigner « la technique de synchronisation labiale qui consiste à faire semblant de chanter (ou de jouer d’un instrument) avec l’aide d’un enregistrement remplaçant le son qui devrait normalement être produit pour cette activité simulée » (Wiktionary). Cependant, le terme play-back est en fait un faux-ami qui, selon le MacMillan Dictionary, désigne en anglais le fait d’écouter ou regarder quelque chose qui a été préalablement enregistré. On parle en fait de lip-syncing en anglais pour signifier qu’un chanteur simule sa performance  en remuant les lèvres.

  • un talkie-walkie

Le dernier faux-anglicisme de ma liste n’est pas une invention française, mais plutôt une drôle de déformation. En effet, ce mot composé a été inversé, puisqu’il s’agit à la base d’un walkie-talkie ! Il est difficile de savoir exactement d’où vient cette déformation, mais il s’agit pour une fois d’un terme compréhensible pour les anglophones. Si vous demandez à votre collègue britannique de vous passer le « talkie-walkie », il sera d’abord surpris, mais trouvera ensuite cette particularité française soooo cute (et oui, je suis tombée dans le piège).

 

Des dizaines d’autres anglicismes auraient pu faire partie de cet article, comme le parking, le zapping, ou même le planning (qui est d’ailleurs un des rares anglicismes à être mal utilisés dans le monde professionnel). Pour finir, il convient de préciser que de nombreux faux « francismes » sont également répandus dans la langue anglaise. Si vous avez déjà un envoyé un curriculum vitae dans un pays anglophone, alors vous avez probablement remarqué que le terme « resume » (résumé) est un synonyme de CV. De même, si vous réservez une chambre d’hôtel en Angleterre, vous allez sûrement vous retrouver dans une chambre « en-suite » (avec salle-de-bain privative attenante). Si vous souhaitez en savoir davantage sur les mots français mal utilisés dans la langue anglaise, n’hésitez pas à lire la suite d’articles 15 Misused French Terms in the English Language.

 

Sources :

La méthode Pareto en agence de traduction

Par BrandonDauvé, étudiant en M2 TSM.

Qu’est-ce que le principe de Pareto ?

Le concept doit son nom au sociologue et économiste italien de la fin du XIXe/début du XXe siècle, Vilfredo Pareto qui a analysé les données fiscales de plusieurs pays européens (France, Angleterre,Prusse, Russie…) et, suite à cette analyse, il a remarqué un phénomène similaire : en général, 80 % des richesses étaient détenues par 20 %de la population.


Vilfredo Pareto

Au fil du temps, ce concept a été réutilisé dans plusieurs domaines, notamment dans le management, pour signifier que 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes.

Cette idée est devenue universelle car elle peut s’appliquer à n’importe quelle situation. Par exemple, 20 % des clients d’une entreprise représentent 80 % du chiffre d’affaires. Ou encore, 20 % des produits d’un supermarché vont représenter 80 % des ventes, etc.

Le principe de Pareto dans le monde professionnel

Outre la relation 20/80, il faut surtout retenir à travers ce principe, qu’une petite cause peut représenter la majorité des conséquences/effets.

En suivant ce concept, des entreprises peuvent axer leur réflexion sur leurs activités et sur leurs tâches afin de déceler celle qui est susceptible de provoquer le plus gros résultat ou atteindre au mieux l’objectif de l’entreprise ou d’un projet.

Afin d’y arriver, il faut faire un état des lieux de l’entreprise, prendre du recul en se posant ces questions :

Que faisons-nous, quelles sont nos activités ?
Quel est le produit que nous recevons avant la transformation et quelles sont les consignes ?
Quel est l’objectif de cette transformation ?
Quelles sont les tâches à effectuer afin de transformer le produit reçu en un produit fini qui va satisfaire au mieux notre client ?
Quelle tâche correspond le plus à l’objectif fixé par le client ?

Ces questions permettent de dresser un bilan de l’entreprise qui peut changer le fonctionnement en interne ou même déboucher sur une nouvelle stratégie adaptée pour un client/marché bien spécifique au même titre qu’une analyse SWOT par exemple (analyse des forces/faiblesses et des risques/opportunités avant d’envisager le lancement d’un projet).

En effet, on peut découvrir qu’une tâche qui était jusqu’alors peu prise au sérieux, peut avoir un rôle bien plus important dans le but de satisfaire l’objectif final.

Le principe de Pareto dans une agence de traduction

On peut appliquer ce principe à la gestion de projets dans une agence de traduction.

Le produit reçu correspond à une demande de traduction effectuée par un client.
Le produit reçu contient 1 ou plusieurs fichiers sources ainsi que des instructions.
Prenons un exemple : une traduction d’un document marketing d’un lieu touristique de l’anglais vers l’allemand, de 1 500 mots en 2 jours ouvrés, avec la consigne de ne pas traduire certains passages surlignés et de traduire des passages non-éditables sur des images sur un fichier Word à part.

Quel est l’objectif de ce projet ?
Il faut bien sûr satisfaire le client qui a fixé une deadline de 2 jours ouvrés (le délai), établi des consignes (faire le travail demandé) et qui attend un travail de qualité (choix du bon traducteur : généralement le traducteur a l’habitude de traduire pour ce client) en sachant que ce projet s’adressera à un public germanophone qui souhaite visiter une région bien précise (adopter le bon style avec les bonnes tournures). Ces 4 objectifs forment ce que l’on appelle la satisfaction client.

Les tâches à effectuer pour le PM sont les suivantes :

  • Ouvrir le fichier source et masquer les passages qu’il ne faut pas traduire
  • Recopier les phrases présentes sur les images non-éditables sur un autre fichier Word.
  • Créer le projet sur l’outil de TMS (Translation Management System)
  • Effectuer l’analyse
  • Confirmer la commande
  • Proposer le job à un traducteur(délai de 1 h avant la réponse) et créer les postes
  • Vérifier que le traducteur a livré en respectant la deadline imposée par le client
  • Relire le texte en gardant les consignes (marketing/tourisme/public germanophone) en tête
  • Démasquer les passages à ne pas traduire afin de rendre le fichier dans l’état escompté par le client
  • Procéder à la livraison des 2 documents cibles (le fichier source traduit ainsi que le fichier Word qui contient le texte des images non-éditables)
  • Être disponible pour tout retour positif ou négatif du client
  • Trouver des solutions en cas de mécontentement de la part du client (Identifier la source du problème et négocier avec le client)

Quelles tâches sont les plus susceptibles de satisfaire le client par rapport à ce projet ?

Pour ce projet, la satisfaction client c’est : le délai, le respect des consignes, la qualité et l’adaptation au public cible. Mais il faut trouver LA composante de la satisfaction client la plus importante.


– Le délai peut toujours être négociable avec ce client et ce n’est pas un projet urgent.
– Le respect des consignes est important, mais si les passages ont quand même été traduits, le client pourra toujours récupérer le passage source.
– La qualité est importante, mais si le texte n’est pas adapté au public cible,cela n’a pas de sens.
– Ici, l’objectif principal est le public cible.

Il faut donc trouver la tâche de gestion de projets qui permettra d’atteindre au mieux le public cible.

Parmi cet ensemble de tâche, il faut se concentrer sur une seule.
Pour ce projet, on peut estimer que la tâche primordiale afin d’atteindre le public cible est : l’attribution de la traduction au traducteur allemand adapté pour ce genre de demande (le choix du traducteur).

Avant de lancer ce projet, le PM doit donc cerner l’objectif principal de cette demande dans le but de satisfaire au mieux le client, et trouver la tâche qui sera primordiale afin d’atteindre l’objectif.

Pour reprendre la formule de Pareto, 20 % des tâches (l’assignation de la traduction au bon traducteur) va représenter 80 % de la satisfaction client (une traduction adaptée au public cible).

Pour citer un autre exemple : lorsque ce même client fait une demande urgente, le critère optimal de satisfaction sera le délai. La tâche principale sera la livraison rapide du projet,quitte à ce que la qualité soit un peu moins bonne que dans un projet non urgent.

Le principe de Pareto permet donc de prendre du recul sur un projet afin de bien définir l’objectif principal et,suite à cela, de trouver la tâche qui aura le plus de chance de satisfaire l’objectif principal, dans la théorie de la relation 20/80.

Comment améliorer son niveau en langue maternelle ?

Par Anaïs Bourbiaux, étudiante M2 TSM

Tous les étudiants en traduction ont déjà entendu au moins une fois au cours de leurs études la fameuse phrase « un bon traducteur se doit de maîtriser parfaitement ses langues de travail ». Bien sûr, comment traduire correctement un texte si on ne comprend pas la langue dans laquelle il a été rédigé ? Néanmoins, il arrive très souvent que l’on ne comprenne uniquement par « ses langues de travail » les langues étrangères à partir desquelles le traducteur traduit, excluant ainsi le travail à effectuer sur la langue maternelle.

J’ai pu remarquer au cours de mes études que, bien que la fluidité et la qualité de la langue cible (dans la plupart des cas, la langue maternelle du traducteur) soient très souvent les « fenêtres » à travers lesquelles le traducteur est jugé, nous avons tendance à nous focaliser davantage sur nos éventuelles failles en langue étrangère plutôt que sur nos lacunes en langue maternelle. J’ai donc répertorié ci-dessous quelques conseils qui m’ont été donnés tout au long de mes études, en espérant que ceux-ci puissent aider tout autant des traducteurs professionnels désireux d’améliorer leur expression, que des étudiants se destinant aux métiers du secteur de la traduction 😊

Se (re)plonger dans les classiques

Lorsque je préparais les tests d’admission en Master de traduction, l’une de mes enseignantes de licence m’a donné un conseil qui m’a paru surprenant, étant donné que je ne me destinais pas à des études de traduction littéraire, mais qui s’est avéré très utile : lire des classiques de la littérature française.

En effet, elle ne m’a pas donné ce conseil pour que je puisse me distraire avec les aventures de Candide de Voltaire, mais plutôt pour me sensibiliser aux différences de prose et de rythme, aux différentes possibilités de constructions syntaxiques qu’offre la langue française, dans le but de m’aider à enrichir mes compétences rédactionnelles. C’est ainsi que j’ai ressorti mes livres de mes années lycée et que je me suis replongée dans la littérature classique, en m’attardant sur les différentes tournures de phrase utilisées par Victor Hugo, Molière et Marivaux et sur l’enchaînement des mots.

Si j’étais quelque peu sceptique, j’ai rapidement pu constater des évolutions dans ma façon de rédiger. J’étais en effet plus audacieuse et créative dans mes choix linguistiques et je prenais réellement plaisir à écrire et à jouer avec les possibilités offertes par la langue française. Cet exercice m’a aidée à améliorer la qualité de mes productions, mes capacités de rédaction en langue française et à enrichir, de ce fait, mon expression écrite.

Lire, lire et lire

On nous le répète depuis l’école primaire : la lecture a d’énormes bénéfices sur le cerveau humain. Qu’il s’agisse d’accroître son vocabulaire, d’améliorer sa mémoire ou de se cultiver, nombreux sont les avantages qu’offre la lecture. Mais, outre ces bénéfices déjà très connus et ceux abordés dans le point précédent, quel peut être l’intérêt de la lecture pour le traducteur professionnel ? Selon moi, la réponse à cette question est très simple : une lecture régulière et variée améliore considérablement la créativité et la capacité d’adaptation du traducteur, qualités très importantes dans le secteur.

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Effectivement, la lecture régulière de différents types d’écrits ou de thèmes différents nous permet de nous familiariser avec de nouveaux concepts, de nouvelles expressions, de nouvelles idées qui apparaissent presque quotidiennement. Elle nous invite à découvrir des réalités que nous ne connaissons pas forcément et améliore ainsi notre niveau de compréhension, tout en nous permettant de nous familiariser avec de nouveaux termes ou domaines. Le traducteur peut ainsi développer ses connaissances, sa capacité d’adaptation et enrichir son vocabulaire et sa connaissance des nouveaux phénomènes linguistiques.

Écrire, écrire et écrire

Je ne vous apprends rien en vous disant qu’il est très rare qu’une personne s’exprime exactement de la même façon à l’oral et à l’écrit. En effet, la parole implique de la spontanéité et de la rapidité de la part du locuteur, qui peut recourir à des périphrases, des mimiques, des intonations différentes pour faire passer son message et contourner les difficultés d’ordre linguistique. L’écrit, toutefois, implique une réflexion plus approfondie sur l’organisation syntaxique, le vocabulaire, le registre, la logique… Par conséquent, il est parfaitement normal que l’écriture requière davantage d’efforts intellectuels. L’écriture nous permet donc de réfléchir aux diverses possibilités linguistiques qui s’offrent à nous et aux raisons qui nous incitent à choisir telle ou telle option.

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Pour vous aider à améliorer votre expression et votre capacité d’adaptation, je vous conseillerais donc de faire l’effort d’écrire régulièrement, en rédigeant des emails, des cours, des comptes-rendus… Le résumé d’articles de presse, par exemple, me semble être un exercice très efficace. Lorsque je préparais les épreuves d’entrée en Master de traduction, je me suis entraînée à rédiger des résumés d’articles de presse, en relevant dans un premier temps les informations les plus importantes du texte, en établissant une hiérarchie parmi ces informations puis en les reformulant plusieurs fois. Je jouais ainsi avec la syntaxe ou avec le vocabulaire en cherchant des synonymes des termes utilisés dans l’article, par exemple. Je faisais ensuite relire le résumé de l’article par des proches, des camarades ou des professeurs. Cet exercice m’a permis de tester plusieurs formulations possibles d’une même phrase de départ et de réfléchir à l’option qui convenait le mieux. J’ai pu, ainsi, développer mon expression et ma créativité rédactionnelle.

De même, relire les écrits de tierces personnes est un bon exercice. Dans le secteur de la traduction, la révision fait partie d’une des étapes clés d’un projet. Cette étape exige énormément de concentration de la part du réviseur, qui doit analyser des choix linguistiques qui ne sont pas les siens. Pour cette raison, je trouve qu’il s’agit d’un excellent exercice pour améliorer ses capacités d’expression : en effet, cela nous permet de nous interroger sur les différents procédés pouvant être employés et de remettre en question nos propres choix. Il m’est souvent arrivé, par exemple, de faire relire mes traductions par des collègues de Master, et le même scénario se répétait à chaque fois : nous faisons tous des choix différents, nous préférons une tournure à une autre, un terme à un autre etc. Je trouve que pouvoir discuter de nos choix de traduction avec des collègues est très enrichissant, puisque cela nous permet de porter un regard plus critique sur nos propres productions et d’améliorer ainsi nos compétences à l’écrit.

Lutter contre les interférences

Il n’est pas rare que, sans le vouloir, nous incluions parfois quelques barbarismes ou calques dus à des interférences avec la langue source dans nos traductions. Parfois, il peut même s’agir d’une technique volontaire de traduction ! Mais quand ce n’est pas le cas, le traducteur doit souvent fournir un effort plus ou moins important pour prendre de la distance par rapport à la langue source et produire ainsi un texte qui semblerait avoir été rédigé dans la langue cible.

Si vous avez déjà effectué des séjours longs à l’étranger et que vous n’avez pas eu souvent l’occasion de parler votre langue maternelle, vous avez peut-être constaté que vous commenciez à douter de telle ou telle construction syntaxique, de l’orthographe de tel ou tel mot qui auparavant ne vous posaient aucun problème, et la qualité de vos productions écrites en a peut-être fait les frais !

En effet, lorsque nous parlons ou entendons une langue étrangère tous les jours, nous nous concentrons sur notre compréhension ou sur notre expression dans ladite langue, afin de pouvoir communiquer avec les natifs. Néanmoins, ces efforts sont tels qu’il arrive parfois qu’en reparlant notre langue maternelle, que nous parlons de façon intuitive et spontanée, nous créions des mots « hybrides », sans en avoir toujours conscience, ou que nous produisions une phrase syntaxiquement incorrecte. Cela tient du fait que parler une langue étrangère nous demande davantage d’efforts et de concentration, et de ce fait, nous avons parfois tendance à « oublier » certains aspects linguistiques de notre langue maternelle, sur laquelle nous nous interrogeons et nous concentrons rarement avec une telle vigilance.

Comment faire, donc, pour contourner cette difficulté ? Selon moi, il est important de faire le même effort de vigilance lorsque nous parlons notre langue maternelle que lorsque nous parlons une langue étrangère, car le fait que parlions notre langue maternelle de façon spontanée et intuitive fait que nous ne nous attardons pas naturellement sur certains aspects linguistiques. La curiosité et la rigueur de l’expression sont donc des qualités qu’un traducteur doit avoir s’il veut maîtriser parfaitement sa langue maternelle. Il doit ainsi faire l’effort de dissocier ses langues de travail et de prendre suffisamment de recul par rapport au texte source lorsqu’il traduit pour éviter toute interférence entre les différentes langues.

Last but not least: attention à la grammaire et l’orthographe !

Chaque langue a ses propres règles grammaticales et orthographiques. Si votre langue maternelle est le français, vous savez que les règles de grammaire et d’orthographe sont loin d’être faciles à maîtriser parfaitement. Néanmoins, il est fondamental pour un traducteur d’en maîtriser le maximum possible, et d’avoir toujours à sa portée un moyen de vérifier les règles grammaticales et orthographiques.

Même si nous estimons intuitivement que nous maîtrisons notre langue maternelle, il est fort probable que certaines règles nous échappent encore et il est nécessaire d’avoir la curiosité et la rigueur de s’interroger dès le moindre doute. Il arrive par exemple que certaines tournures fréquemment utilisées dans la vie quotidienne soient grammaticalement incorrectes (« après que » + subjonctif par exemple), mais que nous n’en ayons pas toujours conscience.

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N’hésitez donc pas à vérifier une règle grammaticale dès le moindre doute, à consulter un dictionnaire, à tester votre niveau sur des sites tels que https://www.projet-voltaire.fr/ et à veiller à vérifier le moindre accord qui vous poserait problème ! Peu à peu, en faisant cet effort de vigilance, vous améliorerez votre niveau et vos productions écrites n’en seront que meilleures.

J’espère avoir pu aider de nombreux (futurs) étudiants ou professionnels de la traduction grâce à ces conseils ! 😊